‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de CuvierChapitre 9 sur 251 · Encyclop., art. Infini · texte numérisé non relu

Encyclop., art. Infini

NOTICE SUR B U F F O N

A la bonne heure : la vérité est pourtant que nous ne concevons jamais le fini sans le voir dans Y infini , que nous ne concevons jamais Y infini sans le voir composé du fini, que les deux idées sont connexes, que l’une implique l’autre, et que, comme le dit très-bien Leibnitz, « la « considération du fini et de l’infini a lieu partout. 1 »

A la traduction du Traité des fluxions succédèrent, d’abord, le mémoire sur les couleurs accidentelles 2, et celui sur le strabisme 3, publiés en 1745; puis les Réflexions sur la loi de l' attraction 4 , publiées en 1745, écrit profond, d’où naquit cette discussion savante avec Clairaut, à propos de laquelle Laplace a dit : « Le métaphysicien eut raison, cette fois, vis-à-vis du géomètre5; » et enfin les fameuses expériences sur les miroirs ardents 6 7, publiées de 1747 à 1748 : tentative empreinte d’audace, où Buffon atteint, un moment, jusqu’au génie de Y invention expérimentale , et, plus hardi que le hardi Descartes, qui niait la merveille d’Archimède, la reproduit et la réinvente1 ,

Des travaux aussi continus, et qui dévoilaient une supériorité d’esprit chaque jour croissante , avaient tout naturellement agrandi la carrière académique de Buffon. De simple adjoint dans la classe de mécanique où il avait été nommé en 1753, après avoir obtenu 8 de passer dans la classe de botanique, il avait été élevé, le 30 juin 1739, au rang d’associé ; enfin, le 21 janvier 1744, il était élu trésorier de la Compagnie.

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