QUATRIÈME EXEMPLE
DU PRODUIT d'uiT CHIBN ST d'uNE LOUVE.
« Il a été attaqué, le xx août X784, dans « les bois de Sillegny, à trois lieues de « Metz , un jeune loup mâle qui a été pris '< en plaine , après une heure de chasse, par « réffuipage de la lonveterie. Le pelage de « ce loup n'es! pas semblable à celui des » loups ordinaires ; il est plus rouge , et « approche de celui du chien. Sa queue est <' conforme à celle du loup ; ses oreilles, au « lien d'éfre droites , sont tombantes depuis « le milieu de l'oreille jusqu'aux extrémités; • ses yeux sont plus grands que ceux des « loups ordinaires , dont il parait différcTv « aussi par le regard ; l'extrémité de ses « pieds de derrière près des ongles est blan- « che ; et , en tout , cet animal paroit tenir «• autant du chien que du loup ; ce qui fe- « roit présnmer qu'il a été engendré par une « louve couverte par un chien.
« On a empêché les chiens de l'étran- « gler , et M. le comte d'Haussonville , « grand-louvetier de France, le fait élever « pour l'envoyer à la ménagerie. On a déjà «< observé qu'il lape de la même manière « que les chiens. »