‹ Œuvres complètes de Buffon avec les supplémensChapitre 103 sur 161 · DU CHARBON DE TERRE · texte numérisé non relu

DU CHARBON DE TERRE

Nous îivons vu , dans l'ordre successif des grands travaux de la nature, que les roches vitreuses ont éic les premières produites par le ftni primilil'; qu'ensuite les grès, les argiirs, el It'S scliisles, se sont formés des débris et de la détérioration de ces mêmes roches vilreuse», par l'action des éléuiens humides, dès les premiers temps après la chute des eaux et leur établissement sur le globe ; qii'alors les coquillages marins ont

Elis naissance et se sont nuiitipliés en innomrable quantité . avant et durant la retraite de ces mêmes eaux ; que cet abaissement des meis s est fait sucressivemenl par Taftaissement des cavernes el grandes boursouflures de la terre <|ui s étoient formres au moment de sa consolidation |>ar le premier reroUissemeni ; qu'ensuite, à mesure que les eaux lais>oieMl «n s'abaissani les parties hautes du globe à dccoiivfri , ees t^^rrains élevés se couvroit m d ari>rcs et daulrcs végétaux, les-

quels, abandonnés à la seule nafure, ne croissoient et ne se mulliplioient que pour périr de vétusté et pourrir sur la terre , ou pour être entraînés , par les eaux courantes, au fond des mers ; qu'enlin ces mêmes végétaux , ainsi que leurs détrimens en terreau et en limon , ont formé les dépôts en amas €rti en veines que nous retrouvons aujourd'hui dans le sein de la terre sous la forme de charbon ; nom assez impropre, parce qu'il pfiroit supposer que cette matière végétale a été attaquée et cuite par le feu, tandis qu'elle n'a subi qu'un plus ou moins grand degré de déconi|K)silion par l'huniidilé, el qu'elle s'e-it conservée au moyen de son huile convertie par les acides en bitume.

Les débris et résidus de ces immenses forêts et de ce nombre infini de végétaux nés de plusieurs Ci'ninines de siècles avant Ihonime, et chaque jour augmentes, umlt'piics

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