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DES MATllMKfi
vrfàç% si^flmwfif c|« nature, 9^1 nfaQffîpiqa été plus ou moin» altérées, défurgiées, pi| fQnuu^ par Tactioa du feu , sans pppendj^nt être entièrement trapsfQrrpées en verre qu en matières i^ouvelles. Cependant, au moyen d*uae iqsppction atlepiive, d'une comp^rtlison e^aiEiQ , et de quelques expériences facile^ sur 1^ nature de chaoane de ces ipatitres, 01) petit espérer de le^ reconnpitre assef pour les ep séparer .et les joindre auf çompps^lions artificielles prodMÏies p^r b fen 4e nos foiirneaui.
Quelques observateurs, émerveillés det prodigieux effets produits par ces feu« souterrain», ayant spqs leurs yeux les gouffres et le9 montagnes formés par leurs éruptions, tpouvant dans les matières projetées des substances de toute espèce, ont trop accordé de puissance et d'effet aux volcans : ne voyant dans les terrains volcanisés que confusion et bouleversement, ils ont transporté cette idée sur le globe entier , et ont imaginé que toutes les montagnes s'étoient élevées par la violente action et la force de ces feux iutérieura dont ils ont voulu remplir la terre jusqu'au centre. Ou a même attribué à un feu central réellement existant la température ou chaleur actuelle de l'intérieur du globe. Je crois avoir suffisamment démontré la fausseté de ees idées. Quels seroient les alimens d'une telle masse de feu ? pourroit>il subsister , exister sans air ? et sa l'orce expansive n'auroit-elle pas fait éclater le globe en mille pièces f et ee feu une fois échappé eprès cette explosion pourroit-il redescendre et tp trouver encore au centre de la terrel Son existence n*est donc qu^uqe supposition qui ne porte que sur des impossibilités, et dont, en l'admettant , il ne résulteroit que des effets contraires aux phénomènes connus et constatés. Les volcans ont^ à la vérité, rompu , bouleversé les premières couches de la terre en plusieurs endroits; ils en ont couvert et brûlé la sur face'par leurs éjections enflammées : mais ces terrains volcanisés , tant anciens que nouveaux , ne sont pour ainsi dire que des points sur la surface du globe; et en comptant avec moi dan» le pa^sé cent fois plus de volcans qu'il n*y en a d'ae^ tuellement agissans, ce n'est encore rioi en comparaison de retendue de la terre solide et des mers. Tâchons donc de n'attribuer à ces feux souterrains que ce oui leur appartient; ne regardons les volcans quecomote des instrumens, ou, si l'on veut, comme des causes secondaires, et conservons au feu primitif et à Peau , comme causes premières/ le grand établissement et la db-
fOLCANIQUES. %ft
{lositioa prin^on)if4^ àp ^ vmê^ ^èr^ de a terre.
Pour achever de se ^re d^s idé«f fa^»
et nettes si|r ces grands objets, il f^ui se rappeler pe qoe nous aypi^s djt ^ii si^et 4^f raoniagne* primitives, ^i les di§(jf)g)fer <m plusieqrs ordres : les pl|is (mpî^pi^es , dont les noyaux et les sompietf ^Q^i (le qM#Flf e| de ja»pe, ainsi que ceile^ des gr#qit^ pi p^Cr phyres , qui spnt presqqp conieinppfsaii^ei i ont toutes été formées pjir \p^ bQi»r#o)i9|irt» du globe dans le temps de s|i GpQS4))Jdliti|}n {
les secondes dami Tordue 4^ formatipi» ppnt les mpntagne$ de schi-^te ou d'urgile qui eiivelpppent souvent les opyau^ des fPPAlugRfti de quart; ou de granités, et qui p'put Mi formées que par les premiers dépptg ûmf%m après la conversion des «ables vitreux #ff argile; les troisièmes sont lei mpatagnes calcaires, qui généralement surinpQtent les schistes ou les argiles, et quelquefois les quartz et les granités, et dont rétabliasemenl est , comme l'on voit , epcore postérieur 4 celui des montagnes argileuses. Ainsi les per tites ou grandes éminences fermées p«r le soulèvement ou l'effort des feux soulerraiui, et les collines produites par les éjections des volcans, ne doivent être considérées que comme des tas de décombres provenent de ces matières premières projetées et accumulées confusément.
On se tromperoil doue beeueaup si l'oa vouloit attribuer aux volcans les plus grands bopleversemens qui sont arrivés sur le globe : Teau a plus influé que le feu sur les diaqgemeus qu'il a subis' depuis l'étalflissement des montagnes primitives ; c'est l'eau qui a rabaissé, diminué ees premièree émipenees , ou qui les a enveloppées et couvertes de nouvelles matières; c'est l'eau qui a miné, percé les voûtes des cavités «outefraiaes qu'elle a lait écrouler , et ce n*mX qu'à l^affeissement de ces cavernes qu'on doit attribuer l'abaissement des mers et l'inclinaison des couches de |a terra , telle qu'en la voit dans plusieurs montagnes, qui, sans avoir éprouvé lès violentes secousses du fea , sa|is s'être entr'ouvertes pour lui livrer passade , se sont néanmoins aflaissées, rompues, et ont penché, en tout ou en partie, par une cause plus simple et bien générale, c^est< é-dire par l'affaissement des cavernes doHt les voûtes leur servoient de base ; car lorsque ces voûtes se sont enfoncées , les terres supérieures ont été forcées de s'aifaisser , pt c'est alors que leur continuité a'cst rompue , que leurs couches horizontales se sont In clinées, etc. C'est donc i la rupture et à 11
MlNÉkAlSS.
chute des cavernes ou boursouflures du globe qu'il faut rapporter tous les grands chansemens qui se sont faits dans la succession des temps. Les volcans n^ont produit qu'en périt quelques eflets semblables, et seulement dans les portions de terre où se sont trouvées ramassées les pyrites et autres matières inflam» mables et combustibles qui peuvent servir d'aliment à leur feu ; matières qui n'ont été produites que long - temps après les premières, puisque toutes proviennent des substances organisées.
Nous avons déjà dit que les minéralogistes semblent avoir oublié, dans leur énumération . des matières minérales , tout ce qui a rapport à la terre végétale; ils ne font pas même mention de sa conversion en terre limoneuse, ni d'aucune de ses productions minérales :
cependant cette terre est à nos pieds, sous nos yeux; et ses anciennes couches sont enfouies dans le sein de la terre , à toutes les {irofondeurs où se trouvent aujourd'hui les byers des volcans, avec toutes les autres matières qui entretiennent leur feu , c'est-à-dire les amas de pyrites, les veines de charbon de terre, les dépôts de bitume et de toutes les substances combustibles. Quelques uns de ces observateurs ont bien remarqué que la plupart des volcans sembloient avoir leur foyer dans les schistes , et que leur feu s'étoit ouvert une issue non seulement dans les couches de ces schistes, mais encore dans les bancs et les rochers calcaires qui d'ordinaire les surmontent ; mais ils n'ont pas pensé que ces schistns et ces pierres calcaires avoieiit pour base commune des voûtes de cavernes dont la cavité étoit, en tout ou en partie , remplie de terre végétale , de pyrites, de bitume, de charbon, et de toutes les substances nécessaires i l'entretien du feu ; que par conséquent ces foyers de volcan ne peuvent pas être à de plus grandes profondeurs que celle où les eaux de la mer ont entraîné et déposé les matières végétales des premiers âges , et que par la même consé«|uence les schistes et les pierres calcaires qui surmontent le foyer du volcan n'ont d*autre rapport avec son feu que de lui servir de cheminée; que de même la plupart des substances, telles que 4es soufres, les bitumes , et nombre d'autres minéraux su* bliroés ou projetés par le feu du volcan , ne doivent leur origine qu'aux matières végé- > taies et aux pyrites qui lui servent d'aliment; qu'enfin la terre végétale étant la vraie ma- , trice de la plupart des minéraux figurés qui se trouvent à la sur&ce et dans les premières couches du globe, eHe est aussi la base de
presque tousses prodnits immédiats de ce feu des volcans.
• Suivons ces prodiHts en détail d'après le meilleur de nos observateurs , et donnons des exemples de leur mélange avec les matières anciennes. On voit au Monte-Ronca et en plusieurs autres endroits du Yicentin des couches entflres d'un mélange de laves et de marbre, ou de pierre calcaire, réunies en une sorte de brèche, à laquelle on peut donner le nom de brèche volcanique. On trouve un autre marbre-lave dans une grande fente perpendiculaire d'un rocher calcaire , laquelle descend jusqu'à VÀstico, torrent impétueux ; et ce marbre, qui ressemble à la brèche africaine , est composé de lave noire et de morceaux de marbre blanc dont le grain est très-fin , et qui prend parfaitement le poli. Cette lave en brocatelle ou en brèche n'est point rare : on en trouve de semblables dans la vallée à^Eriofredo, au dessus de Tonnesa, et dans nombre d'autres endroits des terrains volcanisés de cette contrée. Ces marbres-laves varient tant par les couleurs de la lave que par les matières calcaires qui sont entrées dans leur composition.
Les laves du pays de Tresto sont noires et remplies, comme presque toutes les laves, de cristallisations blauches à beaucoup de facettes , de la nature du schorl , auxquelles on pourroit donner le nom de grenats blancs : ces petits cristaux de grenats ou schorls blancs ne peuvent avoir été saisis que par la lave en fusion, et n'ont pas été produits dans cette lave même pa» cristallisation , comme semble l'insinuer M. Ferber en disant « qu'ils sont d'une nature et d'ime figure qui ne s'est vue jusqu'ici dans aucun terrain de notre globe, sinon dans la lave, et que leur nombre y est prodi^eux.
On trouve , ajoute-t-il , au milieu de la lave , différentes espèces de cailloux qui font feu avec l'acier, telles que des pierres à fusil, des jaspes, des agates rouges, noires, blanches, verdâtres, et de plusieurs autres couleurs; des hyacinthes, des chrysolithes , des cailloux de la nature des calcédoines , et des opales qui contiennent de l'eau. » Ces derniers faits confirment ce que nous venons de dire au sujet des cristaux de schorl qui, comme les pierres précédentes, ont été enveloppées dans la lave.
Toutes les laves sont plus ou moins mêlées de particules de fer; mais il est rare d'y voir d'autres métaux , et aucun métal ne s'y trouve en filons réguliers et qui aient de la suite : cependant le plomb et le mercure en cinabre , le cuivre , et même l'argent , se ren-