DES MATIÈRES VOLCANIQUES
«entrent quelquefois en petite (|uantité dans certaines laves; il y en a aussi qui renferment des pyriies, de la manganèse, de la blende, et de longues et brillantes aiguilles d'antimoine.
Les matières fondues par le feu des volcans ont donc enveloppé des substances solides et des minéraux de toutes sortes; les poudres calcinées qui s'élèvent de ces gouffres embrasés se durcissent avec le temps, et se convertissent en une espèce de tuffeau assez solide pour servir à bàiir. Près du Vésuve ces cendres terreuses rejetées se sont tellement unies et endurcies par le laps de temps, qu'elles forment aujourd'hui une pierre ferme et compacte dout ces collines volcaniques sont entièrement composées '.
On trouve aussi dans les laves différentes cristallisations qui peuvent provenir de leur propre substance, et s'être formées pendant fa condensation et le refroidissement qui a suivi la fusion des laves : alors , comme le pense M. Fei'ber, les iliolécules de matières homogènes se sont séparées du reste du mélange, et se sont réunies en petites masses, et quand il s'en est trouvé une plus grande quantité, il en a résulté des cristaux plus grands. Ce naturaliste dit avec raison qu'en général les minéraux sont disposés à adopter des figures détenninées dans la fluidité de fusion par le feu , comme dans la fluidité humide; et nous ne devons pas être étonnés qu'il se forme des cristaux dans les laves, tandis qu'il ne s'en voit aucun dans nos verres factices ; car la lave, coulant lentement, et formant de grandes masses trèsépaisses, coa<ierve à l'intérieur son état de fusion assez long-temps pour que la cristallisation s'opère. Il ne faut dans le verre,
I. M. le baron de Dietrich remarque avec raisoa que la vraie pouzzolane n'est pas précisément de la cendre endurcie et friable, comme le dit M. Ferber, mais plutôt de la pierre ponce réduite en trèspetit* fragmens ; et je puis observer qup la bonne pouzzolane, c'est-à-dire celle qui, mêlée avec la chaux , fait les mortiers les plus durables et les plus impénétrables à l'eau , n'est ni la cendre fine on grossière pure , ni les graviers de ponce blanche , et qu'il n'y a que la pouzzolane mélangée de beaucoup de parties ferrugineuses f{ui soit supérieure aux mortiers ordinaires i c'est, comme nous le dirons h l'article des cimeiu de la nature , le ciment ferrugineux qui donne la dureté à presque toutes les terres , et même à plusieurs pierres. An reste, la meilleure pouzzolane, qui vient des environs de Pouzzoles , est grise ; celle des provinces de l'État ecclésiastique est jaune , et il y en a de aoire sur le Vésuve. M. le baren de Dietrich ajoute que la meilleure pouzzolane des environs de Rome se tire d'une colline qui est à la droite de la fTa- ^ppia hors de la porte Saint-Sébastien , et que les grains de catte pommiane sost roa(:eAtres.
BUFFOH. n.
dans le fer, et dans toute autre mati^ fondue, que du repos et du temps pour qu'elle se cristallise; et je suis persuadé qu'en tenant lon^-temps en fonte celle de nos verres factices il pourroit s'y former des cristaux fort semblables à ceux qui peuvent se trouver dans les laves des volcans.
Les laves , comme les autres matières vitreuses ou calcaires, doivent avoir leurs stalactites propres et produites par l'inter^ mède de l'eau t mais il ne faut pas confondre ces stalactites avec les cristaux que le feu peut avoir formés ; il en est de même de 4a laue noire scoriforme qui se trouve dans la bouche du Vésuve en grappes branchues comme des coraux , et que M. Ferber dit être une stalactite de lave, puisqu'il convient lui-même «fueces prétendues stalactites sont des portions de la même matière qui ont souffert un feu plus violent ou plus long que le reste de la lave. Et quant aux véritables stalactites produites dans les laves
Ear l'infiltration de l'eau, le même IM. Ferer nous en fournit des exemples dans ces cristallisations en aiguilles qu'il a vut»s attachées à la surface intérieure des cavités de la lave , et qui s'y forment comme les cristaux de roche dans les cailloux creux. La grande dureté de ces cristallisations concourt encore à prouver qu'elles ont été produites par l'eau ; car les cristaux du genre vitreux . tels que le cristal de roche, qui sont formés par la voie des élémens humides, sont plus durs que ceux qui sont produits par le feu.
Dans rénumération détaillée et tiès-nom breuse que cet habile minéralogiste fait de toutes les laves du Vésuve, il observe que les micas qui se trouvent dans quelques laves pourroient bien n'êire que les exfuliations des sdiorls contenus dans ces laves. Cette idée semble être d'autant plus juste que c'est de cette manière et par exfoliaiion que se forment tous les micas des ven'es artificiels et naturels , et les premiei's micas ne sont , comme nous Tavons dit , que les exfoliations en lames minces qui se sont séparées de la surface des verres primitifs. Il peut donc exister des micas volcaniques comme des micas de nature, parce qu'en effet le feu des volcans a fait des verres comme le feu primitif. Dès lors on doit trouver parmi les laves des masses mêlées de mica : aussi M. Ferber fait mention d'une lave grise compacte avec quantité de lames de mica et de schori en petits points dispersés, qui ressemble si fort à quelques espèces de granités gris à petits grains, qu'à la vue il serait très-facile ae les confondre.
354 MINÉRAUie.
fjt toafre te sublioie ea flocons, et s'attArhe en grande quantité aux cavités et aux biles de là bouche des volcans. La plus fraude |>artie du soufre du Vésuve est eo ronne.irrêgulii'reet en petits grains. On voit aussi de l'arsenic méié de soufre dans les ouvertures intérieures de ce volcan; mais l'ar- •ènic se dis|ierse irrrgulièi'emeut sur la lave en |K*litè quant ité. Il y a de nièiiie dans les vexasses et ravit(«s de certaines la^es une plus ou moins grande quantité de sel aninioniac blanc : r«* sel se sulillmt* quelque teui|l8 aprës réronlrment de la lave, et Ton en Toil ÎM*auroii|> dans le craleit* de la |)lu|>art des vnl«*;ins. Dans quelques hiorrenux de lave de l'Htiui il se Irou^'e qudulité de miiti(Te charbonneuse végilale mêlée d'ufie substance ^line; ce qui prouve que c'est un vérilalile uatron^ une espive de soude foriiiét» |iar les l'eux volcaniques, et (pie c'est i lii condiustion des vé^étiuix que ccltk Sidislance saline est due; et à rn;ard du vi- CHol. de Talu'i, et des auti*es sels quoti rencontre au%si dans les matières volrani(|ues, nous m; les ret^arderons pas coiume des produits imuK'diats du feu , paître que leur production varie suivant les circonstances, et que leur formation dépend plus de Icau que du feu.
Mali, ava'tU de terminer cette énumératloh des matières produites par le feii des tolcans, il faut rapporter, comme nous Tavons promis, les ubservaiions qui prouvent qn'îl se forme |iar les feux volcaniques des l^uhstanres assez seuildahles au grauile et au porphyre, don résulte une nouvelle preuve de la rorniiitiou des grauite.s et |)orphyres de n:ilui*e par le feu ))rimitif : il faut seuleuiiMi^ nbus défier des noms, ((ui font ici, coiume partoi'it ailleurs , plus d endtatras ^ue les choses. M. Ferl>e^ a raison de d.re « qu'en |^éiiét'a1 il y a thés-peu de différence essentielle entre le schori, le spath dur (feld-spalh), le fjuartt, et les grenats des lavei. » Cela est vrai pour le schori ei le feid- :^pàth ; bt je suis comme lui persuadé (|u'o-
hginâîk'éhieht ces deiiX matières n'en font f^ù'une, à lâ()i^eile On ponrroit encore réaîàn\ Aaiks se hiépreudrà, les cristaux yolcaiillques en forme de grenats : mais le quartz dinere de toui trois par son îufusîbilité et |>ar ses autres cpiûlités pHmordiales, tandis
3ue le feld-spalh, le sbhori, soit eh grains u en ^rcna^s, sont des v'erHes églrleiuent fusibles , ë1 '(\\\\ pëuVeikt aussi avoir été produits également ;>ar te feu primitif et par celui des volcans. lies exemjUes stuVaiiS coufirnieront cette idée, que jet±ôià bièll fbiidée.
Les schoris noia ea |içl;^ts rayons qiie Ton apeiçoii quelquefois dans le porphyre rougé, et presque toujours dans !& {xirphyres verts, ^out de la même nature que lé feld-spatb, k la couleur près. ^ ,
Une lave noire de la Toscane^ ilaii3 laquelle le schori est en grandes taclies blanches et |)arul(élipi|>ède5, a quelque ressemblance avec le porphyre ap|>ele serpentine nuire antiaue : le vei re (le. la lave jrenipla<À ici la matièra du jas|ie, et le schori celle du feld-spath.
La lave rquge des montagnas de Rergame, coutettaut de |)etit^ grenats blancs, ressemble au vrai porphyre rouge.
Les granités gris à |«etils grains, et qu'on appelle grauitelli, cmitieunent moins de fel>Kspat$ que les granités ruiiges; et ce felii-s|)aih, au lieu d*v être en gros cristaux rhomboidaux. n*v {taroit ordinairv^^iieul qu'en petites molécules Siuis forme déterumiie.
Néannioius on counoit iine,es|)èce de grani.'e gris à grapdes tailies blanches paràllé' lipipedes; et la yualière de ces taches, dit M. Terlier, tient le milieu entre le st*lu)rV, et le spath dur ( feld-sjtath ). Il y a aussi dès granités gris qui renfernit^nt , au lieu de mica ordinaire, du micadeschoH.
Nous devons observer ici que le granité noir et blanc qui n'a «pie peu qu point de parlicuU^ de feld-spath , mais de grandes taches noires oblongues de la nature du srliorl, ne seroit pas un véritable gi-anitè, si le feid-spatii y manqua, et. si, c^mime le croit M. Ferber, ces .taches de schori noir remplacent le mica; d'autant que l(*s rayons de schori noir « y soiU, dit-il, «n telle abondance, si grands, si serirs qu'îl.< |>4rois-
sent faii-H le fond de la pieri-e. » Kl à r.<Ward du granité vert de M. Ferber, dont le fond est bl.iu'c verdÀI're avec de ^andw taches noires oblongueS, et qu^il djit èlre de ta même nature du schoçt , et des prétendus porpli>res â fotid veH de la nature du traftp, dont lioùs âvoVis parlé d\^p'r«^ \ii\ , nous présumons quoh doit plulôf les règaraer conmie des productions volcaiiiipies que côihiiiè de vrais gt*aïiilëi ou de vrais ptR-ph)res ^de nature.
Les basaltes qu'on appelle aotîquts^ et les l)asalt(s moderne^, ont également été brôd^iits Ijâl* Te feti 'd)îs volcjins , ptiisqn'On trouve dans tes basalte^ c%vptreïis le) méni'es cristaux de scIumI en grenats blancs et de schoH Hoir en r»ybtîs H feuillets que dans Ibs làvo.^ Oti basait*^ Ifh))dt4*ni[« et recette; que, de plus, le basalte liolr, ijii'bn nomme mal à propos hasaue criekuU, «st iii^ de
DES MATIËILÊS
m\\A mm hmm^ èh iil nature du
«ibllorl; i\ m iâ rr^ëttirë est absbltiniëHt ^ârfeillë à celle de !à lave dil MoMè'jHhnnài
3ï\\iÛ Stttt-e Um\t libir âtitU|né, dbnl on à es ^klueâ; èit réhi^ti de (îëtjtà crUtaUi thi Ibnilë de greikals; bi (trésëilî^ quel^iieâ féiilllëi t)rlllhiites dd âMibrI ridi^; ciiiniii mxVè ttS^attë lioîf âHlI^iie %>ki niél& dé |>tk tUëJ |)àHtb de cj(i^H2; dé re1d-â))ath, et de tnibà ; et iërdlt fiar rbr\.sé()OHri^ dh vrëf gràliHë il H^ ifbft sltbstniîbek \ ckdièid réiliiiëk, bbitiMié d&îU le çl^iiitë de iihltit<«, et riôii j)Âs iilfchëek sèpâi^theHt comme elles le âbilt dàiis ce b^Sàltëi nilVitlid oit trouvé d<iHè bn àtttrë thisallë âHHqirë, Bniil oli nôhàii^,
à petits grains. Ainsi le vrél balàllë âtUiqné n'est libiîit due tiiëitr bàîticulièl-e, ni dif. fêtt^Htt; à^ mM hëiàllek, et Idus biit ëli prodidls; rôui^è M Ma^, par le feU d^ tblrâil^ El à V^t6 des hatidëS èk {;raHilë biisërvéëâ dâr» le dëhd(4 basjtltë, cbitmiè eilëit |)nHil^ëiU étf-ëde irai tiHnitt^; oit M\ pi-éSIirtiel- t|irfelleJ dtit t\C» eiUelbjijiéë.^ fiaim latë ëh fiUldii i d tircrdstéëS dftii§i iidti lèfiSi^sëttk
Piilsiftië le (ëd iiHHiilir ft rdrtné uHë èî
frande quantité de granités, on ne dillt ^as Ihe ètonilë que të Feti dë^ vblcâh^ j^l-oduise l)netr)uérdis dë$ nlâttérëà dtii leur k-ëàsi-iH- Ulëdt î mhis bodlibë Stl bohtràin^ il Itife t>^ fttil betrdln (juë fe'eît pal- hi vbîe bthiddè dtîe tes cHstâiii 'de i*oèhe et loiUes lès piè»N ifes |ii-ctlëusê* ôill été fbriiiéé^, je jlente dli'dh dbit tarder fcdtriiilfe des cbrpà rtràilgebl toUt^ le!i ëlir^sblilhes, HykclHlIieSî tôp.4iël; diH#ddîitfe*, bpalei; ëlt.,i|dUfe ti'^ilvèilt dans lël dinîh*eiltes hiâtièrës foiiditei t^àf të (éll deè votcans. et ()iik tbutëft ce^ piei*rei ou cristaux jOuI élé^ saisis ou enveloppés par les laves et basaltes lorsqu'ils cbiddmut eK fuk on sur Ht surface des robhërS vilH^ui , .dbtit ces cristUui ne sodl que cLes .stalactites qiië Tardeur du Teii n*à pas dénaturées. El quant aux autres cristaltisatldits qui s« trouvent formées ddns ié»
fcâvilés di's WVeS. ellçs ôHt été produiies pah hnliltraiîbn de l'eaii , àpi*ès le refroidissement de ces mêmes laves.
Ai« dbsebtattonà de M. Ferber et de M, îë bâi-bii de Diêtftfch, àur les hiâlièi^ yôicani^iues ci vplraniséés, nous ajouterons celles de MM. Desmarest, Faujas de Saint- Fond^ et de Gensanhe, qui ont examiné les ^âcâris ëtéhits d'è t'AuVë^glte, du y«ây, dtt "tiyarpls çt du Laiiguedoï;; et qiioîqiiè j'aie déjà Ciit meulton de la plu|«arl de ces v4tfUtii St«Mll; tl m. iSbii «to reeueiUir «1 de
tHtCANIQUEâ. lil
prëséntëi- )bl tei dlftefëdt^s sbbstances î|ue ces observatetirs oiii iecdiihdei aux énvirods de ces mêmes volcans, et rjhlls oiit jii^ avoll- été {>rdduitëà par ledl^ hikëiëiiti^ êrtiptibrts: ,
M. de OeriÀariTlë )iâHe d'bH volcaiî dotit la bouche Se trbtlve au âbhiHiet de là mdHtagde (iiil ësi ëntbê LùH»s et Lddèië, ël ^il| â dâ éh-ë cbUitldêi-^blë , I ëii juj^^el- pHi- 1& quantité des lav&s (|u*on peut observer daiiî inid Ië teî*rairi ritroHioisid. tl a l't'bnUuu trbis totrati^ dans Ië vbisliiiij^ë du fôH Ëlëlëou, sui- l'un desquels ^. Tëvê^llë d'A{»dé (^âii1l-5llht(»h-.SdiidiieouH) à fait, ëtl |ilélal cilByeii, des défricliemehà et de eHinde^ bnllui-ts en vtgiie^ qui prb(ltii.4HU de |)bhâ vinii. Ce ttHii volcan , stérile jits(ji)*9lol*à, est coiiveH A'y\\\e si ^Hdde cpai.4<tëili de lïl- Ve's, que lé fond db ptiilS l|"e M. révét|iië d Â|;dé a fait faire dâiU -âa Vigrib est li cetll
auaire pifds de profondeur, et entièri*biehi lillé déHs rë Ittinc dt* ldi>8^ .^dil^ fjtrmi ftll iiu en trouver la dernière couche , (|udi(^Q| Je fond dn puits soit à trois pieds au di*j>soii< du niveau de la mer. M. de Geiitonne ajôuie ttu'il a îrortipté dânS 1^ seul bns Larigtièdoé dix vbicans éteints, doiil les bodbheâ sotil encore très-visibles. .
M. f)esmarest prétend distinguer deii& t6T\^ de basaltes : Il dil avoir cbhqwil^ lé bàiialie noir dont oii volt plusieiirs mbniU meiis antiques à Rome avec ce qu'il appejte h hûsaifr noir tles environs de TuUe en £iy^oiîn:\\ assure avoir iu AWiik cette pieht« dès enviroi)s de Tuile le£ inénies Irfilne^, lei bicmes taclies ei Ixandes de jquartz .ou di^ feld-spatb et de léolillie que dans le basallb ftoir ëtillqiVe : n'^anitiOini ce prétendu basalte dé tulle n*èn est point un ; b>iit^ uiVé pieiTe argileuse, mêlée de mica lioîr ei ( seliori, qui n'a pas, à l>eaucoup près, ditH'lé dfe là lavië ^biti pacte ou du bnsfilte, et c|ui Ife poHè d*aille<iN auctin cdr4rtèl^ ni auctui indice d'un produit de volcan; àîî cdnlrtoire, les basaltes gris, noirs, et \erd&tres des anciens , sont , de l'avèu mên^e de Cet acadérhicieii, conipbsé^ de petits grhilil assez semblables à ceux d\iMe lave compacté et d'uti tissu serré , et d^s basaltes l'esseni" blfertt entièrement au I»ttsali6 d'AntriHti eâ Irladdé ëi à celui d'Au^èhgne •.
I. «• On diitingne troik tobiitaiice* ifoi soiii téÊf fttniiéeft daia les laves : le» pnints ifuarlsru tM néitie te* granités eiiHen ; le schorl ou guhkf t \m ftiatièrfl» calcâim , ceilei qui smit de la imIuk de la z<>olitUe^ ou de la base de l'alun : ces di^x dernières «abstaiices préseiiletil dans Ifs lèves toulQS Us iiwttèfcB dn gavait de Tmiu , d«|ittî» la staliciitt simple jtt«iu'à l'if «té et la éaloédoiii*. ~
MINÉRAUX
M. Faujas de S«int*Foml a très-bien observé toutes lei matières produites par les volcans; ses rerherches assidues et suivies pendant plusieurs années, et pour lesquelles il n'a épargné ni soins ni dépenses, Tont mis en état de publier un grand et l>el ouvrage sur les volcans éteints, dans lequel nous puiserons le reste des faits que nous avons a rapporter, en les comparant avec les prêcédeus.
Il a découvert dans les volcans éteints du Tivarais les mêmes pouzzolanes grises, jaunes, brunes, et roiissâtrcs , qui se trouvent au Vésuve et dans les autres terrains volcanisés de rilatie : les expériences faites dans les bassins du jardin des Tuileries , et vérifiées publiquement, ont confirmé Tideatité de nature de ces pouzzolanes de France et d'Italie, et on peut présumer qu'il en est de même des pouzzolanes de tous les autres volcans.
«tanças étrangères existoient aupararant dans le terrain où la lave a coulé, elles les a entraînées et enTeloppées ; car j'ai observé que dans certains canton» couverts de laves compactes , ou d'autres productions du feu, on n'y trouve pas un seul vestige de ces cristaux de gàbbro , si les substances qui composent l'ancien sol n'en contiennent point elles-mêmes. »
Mais nous devons observer qu'indépendamment de ces matières vitreuses ou calcaires saisies dans leur état de nature, et qui sont plus ou moins al« térécs par le feu, on trouve aussi dans les laves des matières qui , comme nous l'avons dit , s'y sont introduites depuis par le travail successif des eaux. «Elles sont, comme le dit M. Desmarest, le résultat de l'infiltration lente d'un fluide chargé de ces matières épurées, et qui a même souvent pénétré des masses d'un tissu assez serré ; elles ne s'y trouvent alors que dans un état cristallin et spatfaique.... Eltes ont pris la forme de stalactites en gouttes rondes on allongées , en filets déliés , en tuyaux creux ; et toutes ces formes se re|^uvent au milieu des laves compactes comme dans les vides des terres cuites. »
A ce fait , qui ne m'a iamais para douteux , M. Desmaiest en ajoute d'autres qui mériteroient une plus Qmple explication. « Les matériaux , dit-il, que le feu a fondus pour produire le basalte, sont les grsiii^es. » Les granités ne sont pas les seuls inatériju* qui entrent dans la composition des ba« saltes , puisqu'ils contiennent peut>ètre plus de fer, on d'autres substances, que de matières graniteuses. « Les granités , continne cet académicien , ont éprouvé par le fen dilTérens degrés d'altération
Îiui se terminent au basalte ; on y voit le spath usible (feId'Spath),,qui dans quelques-uns est grisâtre, et qui dans d'autres forme un fond noir d'un grain serré ; et, au milieu de ces échantillons , on démêle aisément le quarts, qui reste en cristaux ou intacts , ou éclatés par lames, ou réduits à une couleur d'un blanc terne , comme le quartz blanc rougi au feu et refroidi subitement. » 1^ quartx 'V^*^ point en cristaux dans les granités de nature, c'«t le feld-ypath qui seul y est en cristaux rhombeidaox : ainsi le qnarU ne peut pas rester m ctmtmm intacu, etc. . dana tas basaltes.
Cet habile naturaliste a remarqué dans
une lave grise, pesante, et très -dure, des cristaux assez gros, mais confus, lesquels, réduits en poudre , ne faisoient aucune effervescence avec Tacide nitreux, mais se couvertiiisoient , au bout de quelques heures, en une gelée épai.sse; ce qui annonce, dit - il , que cette matière est une espèce de zéoiithe : mais je dois observer que ce car racière par lequel on a voulu désigner la zéoiithe est équivoque; car toute autre matière mélangée de vitreux et de calcaire se réduira de même en gelée : et d'ailleurs cette réductfpn en gelée n'est pas un indice certain , puisqu'en augmentant la qtuuitité de Facide on |)arvient aisément à dissoudre la matière en entier.
Le même M. de Saint-Fond a observé que le fer est très-abondant dans toutes les laves, et que souvent il s'y présente dans l'état de roui lie, vd'ocre, ou de chaux. On voit en effet des laves dont les surfaces sont revêtues d'tme couche ocreuse produite par la décomposition du fer qu'elles contenoient , et où d'autres couches ocreuses. encore plus décomposées, se convertissent ultérieurement en une terre argileuse qui happe à la langue <.
Ce même natimtliste rapporte, d'après M. Pazumot , qu'on a d'abord trouvé des zéoUthes dans les laves d'Islande; qu'ensuite on en a reconnu dans dilTérens basaltes en Auvergne, dans ceux du Vieux-Brisach en Alsace , dans les laves envo)ées des lies de France et de Bourbon, et dans celles de l'Ile de Féroé. M. Pazumot est en effet le premier qui ait écrit sur la zéoiithe trouvée dans les laves, et son opinion est que cette substance n'est pas im produit immédiat
t. Il m'a remis, pour le Cabinet du Roi , une très- belle collection en ce genre, dans laquelle on pent voir tou5 les passages du basalte noir le plus dur à l'état argileux. Les dilTérens morceaux de cette collection présentent toutes les nuances de la décomposition : l'on y reconnoît, de la manière la plus évidente, non seulement tontes les uu>difications du fer, qui en se décomposant a produit les teintes les plus variées ; mais l'on y voit jusqu'à des prismes oien conformés , entièrement convertis en substance argileuse, de manière à pouvoir être coupés avec un couteau anssi facilement que la terre à foulon, taudis que le scfaorl noir, renfermé dans les prismes, n'a éprouvé aucune altération.
Un fait digne de la plus grande attention , c'est que, dans certaines circonstances, les eaux «'infiltrant à travers ces laves à demi décomposées ont entraîné leurs molécules ferrugineuses , et les ont déposées et réunies sous la forme d'hématites dana les cavités adjacentes { alors les laves terreuses , dépouillées de leur fer, ont perdu leur couleur, et ne se présentent plus que comma nna tarre argilenae et blanche, sur laqucll* Taimant n'a plaa d'acdoi).