‹ Œuvres complètes de Buffon avec les supplémensChapitre 130 sur 161 · ACIDE VITRIOLIQUE ET VITRIOLS · texte numérisé non relu

ACIDE VITRIOLIQUE ET VITRIOLS

Itt graiide eMenr, et peut prendre une forme Toit dans le sein de la terre^

eoncrète > par la longue application d'un fea tiolënt : nais , dès qu'il est concentré , il ttttlre puissamment Thumidité de l'air, et pAr l'addition de cette eau il acquiert plus de volume; il perd en même temps quelque chose de son activité saline : ainsi Teau ne réside dans cet acide épuré qu'en très-petite quantité, et il n'y a de terre qu'autant qu'il en faut pour servir de base à l'air et an feu qui sont fortement et intimement unis à cette matière vitrifiable*

Au reste i cet acide et 1e$ autres acides minéraujc ne se trouvent pas dans la natnre seuls et dégagés , et on ne pent les obtenir qu'en les tirant des substances avec lesquelles ils se sont combinés , et des corps qui les contiennent. C'est en décomposant les pyrites, les vitriols, le soufre, Talun, et les bitumes, qu'on obtient l'acide vitriotique > : toutes ces matières en sont plus ou moins imprégnées ; toutes peuvent aussi lui servir de base ; et il forme avec elles autant de dîfférens sels, desquels on le retire toujours souA la même forme et sans altération.

Oh à donné le nom de vitriol à trois sels métalliques formés par l'union de l'acide vttriolique avec le («', le cuivre, et le zinc; mais on pourroit , sans abuser du nom , rétendre à toutes les substances dans lesquelles la présence de l'acide vitriotique se manifeste d'une manière sensible. Le vitriol du fer est vert, celui du cuivre est bleu , et celui du zinc est blanc : tous trois se trou«

I. QaelqiiM diiuustes ont donné le nom à'huile de vitriol glAiale à cet acide concentré au point d'être sons forme concrète. A mesure qu'on le concentre, il perd de ia fluidité, îl file et' paroit ^âs aa tondier comme l^knile t on Ta , par cette raitoui tourné htile de vitriol, mais très-improprement ; car il n'a aucun caractère spécifique des huiles , ni Hnflamraabilité. Le toucher gras de ce liquide sem< ble provenir, comme celni du mercure, da grand rapprochement de ses parties ; et c'est en effet , après le mercure, le liquide le plus dense qui nous soit connu : aussi , lorsqu'il est soumis à ia violente action du fea , il prend une chaleur beaucoup plus grande que l'eau et qne'tont antre liquide; et comme il est peu rolatil et point inflammable , il a l'apparence d'un corps solide pénétré de feu et presque en incandescence.

a. Ce n'est pas que la nature ne puisse faire dans ses laboratoires tout ce qui s'opère dans lea ndtres ; si la vapeur du soufre en combustion se trouve renfermée sous des voûtes de carernes , l'acide sulfureux s' j condensera en acide vitriolique. M. Joseph Baldassari nous offre même à ce sujet vaa très-belle observation. Ce savant a trouvé dans nne grotte du territoire de Sienne , au milieu d'une masse d'incrustation déposée par les eaux thermaies des bains de Saint-Philippe, «an véritable acide vitriolique pur, naturellement concret, et saoa aamin méUaf e de substances étrangère»..». »

en petite quantité, et il paroit que oe sobt les aèuiw matières métalliques que la nature ait eom* binées avec cet acide ; et qiiand même oik seroit parvenu par notre art à faire d'aulret vitriols métalliques, nous ne devons pas le»

mettre au nomtnre des substances naturelles » puisqu'on n'a jamais trouvé de vitriol d'dr, d'argent, de plomb, d'étain, ni d'antimoine « debismuthf de cobalt, etc., dans aucun lieu, soit à la suriface» soit à l'intérieur de la terre» Le vitriol vert ou le vitriol fefrufineux, appelé vulgairement ooff/MroM, se présente daol toutes les mines de fer où l'eau chargée d'acide vitriolique a pu pénétrer. C'eit sous les glttitei ou les plâtres que gisent ordinairemelit eetf mines de vitriol, paroe que lès terres argi* leuses et plâtreuses sont imprégnées de cet acide, qui, se mêlant avec l'eau des sources souterraines ou inême avec l'eau des pluies^ descend par stiUation sur la matière ferru« gineuse ^ et, se colnbinant avec elle, forme oe vitriol vert qui se trouve tantdt eti massesaiseï informes , auxquelles on donne le nom de piems atramenutires 3^ et tantôt en stalactites plus ou moins opaques ^ et quelquefoii cristallisées. La forme de ces criàtaua vitriolfr* ques est rhomboïdalet «t assez semblable à celle des erislauJt du spath ealcaire^ C'est donc dans les mines de fer de seconde et do troisième formation, abreuvées parles eaux qui découlent des matières argileuses et plâ» treuses , qu'on rencontre ce vitriol natif dont la formation suppose non seulement la décomposition de la matière ferrugineuse^ mais encore le mélangé de l'acide en asaet pande quantité. Toute matière ferrugineuse imprégnée de œi acide donnera du ritriol :

aussi le tire-t-on des pyrites martiales en tes décomposant par la calcÎBation ou par l'humidite.

Cette pyrite, qui n'a aucune saveur dans son état naturel, se décompoie, lorsqu'elle est exposée long-temps à l'humidité de l'air, en une poudre saline, acerbe, et styptique; en lessivant cette poudre pyriteuse, on en retire du vitriol par l'évaporation et le r6* Iroidissement. Lorsqu'on veut en obtenir nue grande quantité, on entasse ees pyrites les unes sur les autres à deux ou trois pieds d'épaisseur ; on les laisse exposées aux impressionà dg l'air pendant trois ou quatre

3. Puce qu'elle* servent, ooitime le vitriol leiméme , à composer les diverses sortes de teintures noires. oa d'eacre»,a//«iiuirfiMi. C'est l'étymologie que Pline nous en donne lui-même. Jiilueado , dit-il en parlant du vitriol ,// mtramentum twgendi* eoriis, wufe atramenti sutorii nomta.

ans, et juMfi^i oe qu'elles soient rédnites en pondre ; on les remue deux fois pu* an pour tOGétérer cette décomposition ; on recueille l'eau de la pluie qui les lessive pendant ce temps, el on la conduit dans des chaudières on Ton place des ferrailles qui s*y dissolvent en partie par l'excès de Tacide ; ensuite on fait évaporer cette eau, et le vitriol se présente en cristaux '. '

On peut aussi tirer le vitriol des pyrites par le moyen du feu , qui dégage , sous la forme de soufre, une partie de l'acide et du feu fixe qu'elles contiennent ; on lessive ensuite la matière qui reste après cette extraction du soufre'; et pour charger d'acide Feau de ce résidu , on la fait passer successivement sur d'autres résidus également </<rjjou/rôr/ après quoi on l'évaporé dans des chaudières de plomb. La matière pyriteuse n'est pas épuisée de vitriol par cette première opération ; on la reprend pour l'étendre à l'air , et au bout de dix-huit mois ou deux ans elle fournit, par une sonblable lessive , de nouveau vitriol.

Il y a , dans quelques endroits, des terres qui sont assez mêlées de pyrites décomposées pour donner du vitriol par une seule lessive. Au reste, on ne se sert que de chaudières de plomb pour la fabrication du vitriol , parce qne l'acide rongeroit lé fer et le cuivre. Pwït nMX)nnÔlt.re si la lessive vitriolique est assez chargée, il fant se servir d'un pèselîquetir; des que cet instrument indiquera que la lessire contient vingt-huit onces de vitriol, on pourra la faire évaporer pour obtenir ce sel en cristaux. Il faut environ quinze jours pour opérer cette cristallisation, et Ion a observé qu'elle réussit beaucoup mieux pendant l'hiver qn'en été.

Nous avons en France quelques mines de vitriol naturel. « On en exploite , dit M.

Gensanne , une au lieu de La Ponds près Saint-Julien de Valgogne; le travail y est conduit avec la plus grande intelligence:

le minéral y est riche et en grande abon-' dance , et le vitriol qu'on y fabrique est certainement de la première qualité. » Il doit se trouver de semblables mines dans tous les endroits où la terre limoneuse et ferrugineuse se trouve mêlée d'une grande quantité de pyrites décomposées. *

Il se produit aussi du vitriol n^ les eaux, sulfureuses qui découlent des volcans ou des solfatares. « La formation de ce vitriol , dit

X. Dans le grand nombre de fabriques de vitriol de fer, celle de Newcastle en Angleterre est remarquable par la grande prêté du vitriol qui s'y

MINÉRAUX

M. l'abbé Mazéas, s'opère de trois façons.

La première , par les vapeurs qui s'élèvent des solfatares et des ruisseaux, sulfureux :

ces vapeurs, en retombant sur les terres ferrugineuses, les recouvrent peu à peu d'une efflorescence de vitriol... La seconde se fait par la ûltration des vapeurs à travers les terres : ces sortes de mines fournissent beaucoup plus de vitriol que les premières ; elles se trouvent communénient sur le penchant des montagnes qui contiennent des mines de fer j et qui ont des sources d'eau sulfureuses. La troisième mauière est lorsque la terre ferrugineuse contient beaucoup de soufre : on s'aperçoit ,• dès qu'il a plu , d'une chaleur sur la surface de la terre , causée

par une fermentation intestine Il se

forme du vitriol en plus ou moins grande quantité dans ces terres.' » >

Le vitriol bleu, dont la base est le cuivre, se forme comme le vitriol de fer ; on ne le trouve que dans les mines secondaires où le cuivre est déjà décomposé , et dqnt les terres sont abreuvées d'une eau chargée d'acide vitriolique. Ce vitriol cuivreux se présente aussi en masses ou en stalactites, mais rarement cristallisées , et les cristaux sont plus souvent dodécaèdres qu'hexaèdres ou rhomboïdaux. On peut tirer ce vitriol des pyrites cuivreuses et des autres minerais de ce métal , qui sont presque tous dans l'état pyTiteux.

On peut aussi employer des débris ou rognures de cuivre avec l'alun pour faire ce vitriol. On commence par jeter sur ces morceaux de cuivre du soufre pulvépsé ; on les met ensemble dans un four, et on les plonge ensuite dans une eau où l'on a fait dissoudre de l'alun : l'acide de l'alun ronge et détruit les morceaux de cuivre; on transvase cette eau dans des baq'uets de plomb lorsqu'elle est sufîQsamment chargée, et en la faisant évaporer on obtient le vitriol qui se forme en beaux cristaux bleus >. C'est de cette apparence cristalline ou vitreuse que le nom même de vitriol est dérivé 3.

2. Pline a parfaitement coaiiu> cette formation des cristaux du vitriol , et mélii<» il en décrit le procédé mécanique avec autant d'élégance que de clarté, er Fît in Hispaniae pnteis , dit-il » id' genus tt aqus habentibus.... Decoquitur.... et in piscinas ce ligneas funditar. Immobilibus super bas transtris €< dépendent restes ; quibus adbvrescens limus , ccvitreis acinis imnginem quamdam nvae reddit. « Color est cœruleus perquam spectabili ' nitore , « vitrumque esse creditur. »

3. Les Grecs , qui apparemment connoissoient mieux le vitriol de cuivre que oelui de fer» avoient donné à ce sel un nom qui dësignoit son affinité avec ce premier métal ; c'est la remarque d« Pline:

AaDE VrrRIOUQUE ET VITRIOLS.

Le TÎtriol de zinc est blanc , et se trouve aussi en masses et en stalactites dans les minières de pierre calaminaire ou dans les blendes; il ne se présente que très-rarement en cristaux à facettes : sa cristallisation la plus ordinaire dans le sein de la terre est en fiieis soyeux et blancs.

On peut ajouter à ces trois vitriols métalliques, qui tous trois se trouvent dans Tin-, térieur ae la terre, une substance grasse à laquelle on a donné le nom de. beurre fos»

sile , et qui suinte des schistes alumineux : c'est une vraie stalactite .vitriolique ferrugineuse, qui contient plus d*acide qu'aucun des autres viti'iols métalliques ; et , par cette raison , M. le baron de Dietrich a cru pouvoir avancer que ce beurre fossile n'est que de l'acide vitriolique concret. Mais si l'on fait attention que cet acide ne prend une forme concrète qu'après une très-forte concentration et par la continuité d'un feu violent, et qu'au contraire ce beurre vitriolique se forme , comme les autres stalactites, par l'intermède de l'eau , il me semble qu'on ne doit pas hésiter à le rapporter aux vitriols que la nature produit par la voie humide.

Après ces vitriols à base métallique, on doit placer les vitriols à base terreuse, qui , j)ris généralement, peuvent se réduire à deux : le premier est l'alun , dont la terre est argileuse ou vitreuse; et le second est le gypse, que les chimistes ont appelé sélé' nîte, et dont la base est une terre calcaire. Toutes les argiles sont imprégnées d'acide vitriolique , et les teri'es qu'on appelle aUimineuses ne diffèrent des argiles communes qu'en ce qu'elles contiennent une plus grande quantité de cet acide : l'alun y est toujours en particules éparses , et c'est très-rarement qu'il se présente en filets cristallisés ; on le , retire aisément de toutes les terres et pierres argileuses en les faisant calciner et ensuite lessiver à l'eau. .

Le gypse , qu'on peut regarder comme un vitriol calcaire , se présente en stalactites et en grands morceaux cristallisés dans toutes les carrières de plâtre.

Mais lorsque la quantité de terre contenue dans l'argile et dans le plâtre est trèsgrande en comparaison de celle de l'acide , il Serd en quelque sorte sa propriété la plus istinctive; il n'est plus corrosif, il n'est pas même sapide : car l'argile et le plâtre n'affectent pas plus nos organes que toute autre matière ; et , sous ce point de vue ,

Grœei eogttationem ans nomiat fecerunt.,,, Appellant ênim ehfiiaouum»

on doit rejeter du nombre des substances salines ces deux matières, quoiqu'elles contiennent de l'acide.

Nous devons, par la même raison, ne pas compter au nombre des vitriols ou substances vraiment salines toutes les matières où l'acide en petite quantité se trouve non seulement mêlé avec l'une ou l'autre terre argileuse ou calcaire , mais avec toutes deux, comme dans les marnes et dans quelques autres terres et pierres mélangées de parties yitreuses, calcaires, limoneuses,' et métalliques : ces sels à double base forment un second ordre de matières salines auxquelles on peut donner le nom d^liépar. Mais toute matière simple , mixte , ou composée de plusieurs substances différentes, dans laquelle l'acide est engagé ' ou saturé de manière à n'être pas senti ni reconnu par la saveur , ne doit ni ne peut être comptée parmi les sels sans abuser du nom ; car alors presque toutes les matières du globe seroient des sels, puisque presque toutes contiennent une certaine quantité d'acide aérien. Nous devons ici fixer nos idées par notre sensation : toutes les matières insipides ne sont pas des sels; toutes celles, au contraire, dont la saveur offense , irrite , ou flatte le sens du goût , seront des sels , de quelque nature que soit leur base , et en ' quelque nombre ou quantité qu'elles puissent être mélangées. Cette propriété est générale , essentielle , et même la seule qui puisse caractériser les substances salines , et les séparer de toutes les autres matières. Je dis le seul caractère distinctif des sels ; car l'autre propriété par laquelle on a voulu les distinguer, c'est-à-dire la solubilité dans l'eau, ne leur appartient pas exclusivement ni généralement , puisque les gommes et même les terres se dissolvent également dans toutes liqueurs aqueuses, et que d'ailleurs on connoit des sels que l'eau ne dissout point, tels que le soufre, qui est vraiment salin, puisqu'il contient Tacide vitriolique en grande quantité.

Suivons donc Tordre des matières dans lesquelles la saveur saline est sensible ; et, ne considérant. d'abord que les composés de l'acide vitriolique , nous aurons , dans les minéraux, les vitriols de fer, de cuivre, et de zinc, auxquels on doit ajouter l'alun, parce que tous sont non seulement sapidn, mais même corrosifs.

L'acide vitriolique , qui par lui-même est fixe, devient volatil en s'unissant à la matière du feu libre, sur laquelle il a une action très-marquée , puisqu'il la saisit pour

former le sbufre, et qu'il devient iroldtii avec lui dans sa combustion. Cet acide sulfureux volatil ne diffère de l'acide vilriolique que par son union avec la vapeur sulfureuse dont il répand Todeur ; et le mélangfe de cette vapeur à l'acide vitriolique , au Heu d'augmenter sa force , la diminue beaucoup :

car cet acide , devenu volatil et sulfureux , a beaucoup moins de puissance pour di^ soudre; son affinité avec les autres substances est plus foible ; tous les ailtres acides ne peuvent le décomposer , et de lui-même il se décompose par la seule évaporation. La fixité n'est Jonc point une qualité essentielle à l'acide vitrioliqiie ; il peut se convertir tti acide aérien , puisqu'il devierit volatil et st laisse emporter en vapeurs sulfureuses.

L'acide sulfureux fait seulement plus d'effet que l'acide vitriolique sur les couleurs tirées des végétaux et des animaux; il Ici altère et même les fait disparoitre avec lé temps, au lieu que l'acide vitriolique fait reparoîlre quelques-unes de ces mêmes coiileurs et en particulier celle des roses. L'acide sulfureux les détruit toutes; et c'est d'après cet effet qu'on l'emploie pour doriher aux étofîes la plus grande blancheur et ie plus beau lustre.

L'acide Kulfareux me paroit Àtr« Tune des nuances que la natqre a m'iacs entre l'acide vitriolique et l'acide nitreax; car toutes les propriétés de eet acide sulfureux le rapprochent évidemment de l'acide aitreux, et tous deux ne «ont au fond que le même acide aérien, quif ayant passé par l'état d'acide vitHoIiqlië , est deventi volatil dans Ta- *cide sulfureux , et a subi encore pins d'altération avant d'être devenu aeide nitreux par la putréfaction des corps organises. Ce qui fait la principale différence de l'acide sulfureux et de l'aeide nilrëul , c'est que le preliiier est beaucoup ^lus eluirgé d'eau que le ftecdnd , et que pAi* conséquent il n'est pas aussi fbrtèiflent uni aveo la matière du feu.

Après les vitriols métalliques , nous detohs considéi*er les sels que l'acide vitriolique a forttiés avec les matières terreuses , et particulièrement Avecia terre argileuse qui sert de base à l'alun ; nous verrons que cette terfë est la même que celle du quartz , et nous erl tirerons une nouvelle démonstration de la conversion réëUë du v«rre primitif en argile.

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LÎQUËUR DES CAILLOUX.

Tkt dit et répété pUis d'une fols dafu le cbtirs de mes ouvrages que l'argile tiroit son origine de la dccômpositioti des grès et d<s ilutres débris du quartz réduits en poudre , et atténués par l'action des acides et l'impression de Veau ; je l'ai même démontré Jjar des expériences faciles à répéter , et par esquelles on peut converlif en assez peu de temps la poudre de grès en argile par la àlfiiple action de l'acide aérien et de l'eau : ]*ai rapporté de semblables épreuves sur le verre pulvérisé; j'ai cité les observations réitérées et constantes qui nous ont égaleffaent fifouvé que les laves les plus solides des volcans se convertissent en terre argileuse , en sorte qu'indépendamment des recherches chimiques et dès preuves qu'elles jjeuvent fournir, la conversion des sables vitreux en argile m'étoit bien démontrée.

Mais uiîe vérité tirée des analogies générales fait peu d'effet sur les esprits accoutumés

à ne juger que par les résultats de leur méthode particulière : aussi la plupart des chimistes doutent encore de cette conversion ; et néanmoins les résultats bien entendus de leur propre toéthode me semblent oonûr flier cette même vérité aussi pleinement qu'ils peuvent le désirer; car, après avoir séparé dans l'argile l'acide de sa base terreuse , ils ont reconnu que cette base étoit une terre ritrifiable; ils ont ensuite combiné par le moyen du feu, le quarts pulvérisé avec l'alcali dissous dans Feau , et ils ont vu que cette matière précipitée devient soluble comme la terre de l'alun par l'acide vitriolique; enfin ils en ont fomye un composé fluide qu'ils ont tfommé liqueur des cailloux. « Une demi-partie d'alcali et une partie de quartz pulvérisé , fondues ensemble, dit M. de Morveau, forbient an beau verre transparent, qui conserve sa solidité; si on change les proportions, et que l'on

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