DU NITRE
L'acide nitreux est moins fixe que l'acide vitriolique, et moins volatil que l'acide marin ; tous tri)is sont toujours fluides ; et on ne les trouve nulle part dans un état concret, quoiqu'on puisse amener à cet état l'acide vitriolique en le concentrant par une chaleur violente : mais il se résout bientôt en liqueur dès qu'il est refroidi. Cet acide ne prend point de couleur au feu, et il y reste nlane ; l'acide marin y devient jaune, et l'acide nitreux paroit d'abord vert : mais sa vapeur, en se mêlant avec l'air, devient rouge, et il prend lui-même cette couleur rouge par une foMe concentration. Cette vapeur que l'alcali nitreux exhale a de l'odeur et colore la partie vide des vaisseaux
de verre dans lesquels on le lient renferme ; comme plus volatil , il est aussi moins pesant que l'acide vitriolique, qui pèse pins du double de l'eau , tandis que la pesanteur spécifique de l'acide nitreux n'est que de moitié plus grande que celle de l'eau pure.
Quoique plus foible à certains égards que l'acide vitriolique, l'acide nitreux ne laisse pas de le vaincre à la distillation en le séparant de l'alcali. Or l'acide vitriolique ayant plus d'affinité que l'acide nitreux avec l'alcali, comment se peut-il que cet alcali lui soit enlevé par ce second acide .'^ Cela ne prouve-t-il pas que l'acide aérien réside en grande quantité dans l'acide nitreux et qu'il est la cause médiate de cette décomposition
«ippoaée à la Wi eommune des .^nités?
On peut enlever à tous les sels Teau qui est entrée dans leur cristallisalioa, et sans laquelle leurs eristaux ne se seroient pas formés. Cette eau , ni la forme en cristaux, ne sont donc point essentielles aux sels, puisque, après en avoir, été dépouillés, ils ne sont point décomposés, et c|u*ils oonser^ vent toutes leurs propriétéi salines. Le niire seul se décompose loraqu*on le prive de cette eau de cristallisation ; et cela clémontre que l'eau , ainsi que l'acide aérien , entrent dans la composition de ce sel, non seulement comme parties intégrantes de sa masse, mais même comme parties constituantes de sa substance et comme élémens nécessaires à sa formation.
Le aitre est donc de tous les sels le moins simple ; et quoique les chimistes aient abrégé sa définition en disant que c^est un sel composé d'acide nitreux et d'alcali fixe végétal , il me paroit que c'est non seulement un composé, mais même un surcomposé de l'acide aérien par Teau, la terre, cl le feu fixe des substances animales et végétales exaltées par la fermentation putride : il réunit les propriétés des acides minéraux, végétaux, et animaux ; quoique moins fort que l'acide vitriolique par sa qualité dissolvante, il produit d'autaes plus grands effets; il semble même augmenter la force du plus puissant des élémens en donnant au feu plus de violence et plus d'activité.
L'acide nitreux attaque presque toutes les matières métalliques ; il aissout avec autant de promptitude que d'énergie toutes les substances calcaires et toutes les terres mMées des détriatens des végétaux et des anioaiux ; il forme avec presque toutes des sels déliquesœns; il agit aussi très-fortement sur.les huiles , et même il les enflamme lorsqu'il est bien concentré : mais en Taffoiblissanl avec de Teau, et Tunisiant à Thuile, il forme des sels savonneux; et en le mêlant, dans cet état aqueux, avec l'esprit-de-vin, il s'adoucit au point de perdre presque toute son acidité, et Von en peut faire une liqueur éthérée semblable à Tether qui se fait avec TespritHle^vin et l'acide vitriolique. Ce dernier acide peut prendre une forme concrète, à force de conceniration : l'aciile nitreux, plus volatil , reste toujours liquide et s'exhale continuellement en vapeurs; il attire l'humidité de Pair, mais moins fortement que l'acide vitriolique. U en est de même de l'effet que ces deux aciJes produisent en les mêlant avec l'eau : la chaleur est plus forte et le iwuilloaneraeat plus grand par le vitrioli-
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que que par le nitreux ; celui-ci est néanmoins tres-corrosif , et ce qu'on appelle eawforte n'est que ce même acide nitreuX afToibii par une certaine quantité d'eau.
Cet acide, ainsi que tous les autres, provient originairement de l'acide aérien, et il semble en être plus voisin que les deux autres acides minéraux; car il est évidemment uni à une grande quantité d'air et de fen; la preuve en est que l'acide nitreux ne se trouve que dans les matières imprégnées des déjections ou des débris putréfiés des végétaux et des animaux, qui contiennent certainement plus d'air et de feu qu'aucun des minéraux. Ce n'est qu'en unissant ces acides minéraux avec l'acide aérien , ou avec
les substances qui en contiennent, qu'on peut les amener à la forme d'acide nitreux; par exemple, on peut faire du nitre aviec de l'acide vitriolique et de l'uriae; et de même l'acide sulfureux volatil , qui n'est que l'acide vitriolique uni avec l'air et le feu, approche autant de la nature de l'acide nitreux qu'il s'éloigne de celle de l'acide vitriolique, duquel néanmoins il ne diffère que par ce mélange qui le rend volatil et lui donne l'odeur du soufre qui brûle. De plus , l'acide nitreux et l'acide sulfureux se ressemblent encore, et diffèrent de l'acide vitriolique en ce qu'ils altèrent beaucoup plus les couleurs des v^étaux que l'acide vitriolique, et que les cristallisations des sels qu'ils fbrmeut avec l'alcali se ressemblent entre elles autant qu'elles diffèrent de cette du tartre vitriolé.
Tout nous porte donc à croire que l'acide nitreux est moins simple et plus surrharf^»
d'air et de feu que tous les autres acides; que même, comme nous l'avons dit, ce sel est un surcomposé, de feu et d'air accumulés et concentrés avec une petite portion d'eaii et de terre par le travail profond et la chaleur intime de l'organisation animale et végétale; qu'enfin ces mêmes élémens y sont exaltés et développés par la fermentation putride.
De tous les sels, le nitre est celui qui se dissout, se détruit, et s'évanouit lé plut complètement et le plus rapidement, ei toujours avec une explosion qui démontre le combat intestin et la puissante expansion des fluides élémentaires, uni s'écartent et se fuient à l'instant que leurs liens sont rompus.
En présentant le phlogistique , c'est-àdire le feu animé par l'air , à l'acide vitriolique, le feu, comme nous l'avous dit, se fixe par oet acide, et il en lésulte une nou-
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itHfraAtnt.
felfè iobstatiee qui est le wntté, Bn préleniant de Uirme le plilogislif)UK à Tacidè du niire, il devroit, suiiiiut fingéhietisfe idée deStahl, se former im soufre iiitreiix; tuais tel est Texcès dii feu rcnlermé daus Cet «nde, que le souh'e s*y détruit à Tinsiàiit nièuie qu'il se forme, la moindre accÀ'S.'tion d'un nouveau ftni suffisant pour lé dégager dé Ses lieitt et le mettre en èkiSlosioii:
' (ietl^ détûfiation du nitrë est le phis tér- Hhlê plirnonréiie qnfc la tiature, Âollicilee hût notre art , ait jnsiqli'iH manifesté. Si fe ku dfe Prrimëtliûe fut dérobé aux cieui, ^hif'rï seniMe prii eu Tarfare, portant ^iirtoiit la ruine ei la mbr1 ; combiné par un Çf'iiië fntjeste, on f>lti)qi sniifllc par le déàntii de la gtit^ri-e, il ^>st devenu le gi'and iûfhtinii^fit d^ la destrtlHion des lioumieé et 'ie'la tfhasta<iôn àtf lîÉ terre.
^ ée ■^klpuiaFile effVl do niire enflammé tst cauiiê |iar la jSropIfètè qnll Si de s'ailnhiet en un ihstànt dans tbiifes h^ parties de Sa Hinsse , dès ^«iVUt^ petivertt èlrè atteintes ]>ar ta flaniHte. La stirafiondanrê de sou fropîv féfi n'attend que le pliis léger cottia»*t dt» cet êlémeut noitr i'y n*i»nir en romiiant ses li<'ns a\f\; fané forre et titie tîolenrè à laquelle rien rttpeut i^éslster. L'inllhrtimatibn'de la prefmérè partit'ifle coHiiliuhiquilnt son feu' à (vlles qui l'avoisinént, et ainsi d^ |n'drlTe pn prorbe dans totité la ftiaste, ÀSw une inct>nrevah!e rapidité, et éM^k un insiaiil |M»nr ainsi dii^ ifidiviiiblé, la somme de (ouïes re.« expIdsibiiS simultàliées fnrmK^'lâ dérnnatit^i^ «utklè, d'au i ont ftiH n'çlautable qu'ettiî ¥àt |iliis renfermée èf que l«4 ré5ii(tan'ci*s qu'oti ttd oppOse sont fUtk grattik* ; tar cVst encore «iic «f« j»rb- )>riét/>s partieuliéres du hitf*, ^ «JjUîdéèiHe "de plus tn pftis M naturfe i^ftée<»t nérrwite, Ijntf de brAli'f rt dél'onCt èrt vais$catl.t eibs, ^ 'sain avoil" iJesoIri , cotilfmtï lôute aittVe fiiatrerè romfinstttifle; du intact et du res> «in d« f air libre.
La plus grande force de la poudre & ^anon tJetit'dlnrc è ce qfae fout son nitre s'en- ÀamniCi et sVnflanime à la foiï, ou'dati^le fkù^ |M>tit tenqis )iosÀiMe. ()r cet ef^l dé- |Kntd'd'alM>i^de la puti^ré du nitrè, et «n- Ktaile ée ta proportion. H de riiitimHé de son mélangt^ tliec N* soufre et le cKarbon il«sti?iéjt à jmrler Tinilamniation sur tontes les parties du nitrc. L expérience a fiftiteonlioitre que la nieitlcitre proportion de ce #télatigë ]>onr faire la po'iidre à caneti est de solxanftMfuitiKe parties de nitH* éiir ^(dttct pttr&ès m, id^âuié àè ^oikftt et «tuf
parties et débite d« ditrbon. lléânnioray k
diarboh et le soufrtï île coutriiiitent |mis par éux-méines à ^explosion dn nitre ; ils ne lerveïit, dans la composition delà poudre, qu*à porter et commtmiqaer sttbitbnieiit le ÂîU à toutes lei psirtieb de sa niasse; et même Ton jtourrdt dans le mélange supprimer le diârboii; et tti* se servir «|tie dusoowe pour pord»* ÏA flamme sur le nitrc; oar At. Baukné dit ai'oir feit de très^fjonite poorfi-e à canon pai* culte seule miltiotv da sonfi« et du hitre.
Comme c^ usage du nitre ou salpêtre n\«t mallieureusentent que trop universel, H que là nature si'mble s*èlre refusée à nous oiTrir ce sel en grande quantité . en a cherché des moyens de s en proritrer par Tart ; et ce n'est que de nos jount iqn on a lâché de perfiMilonnct la pnitif|tie d^ ces procédés : c'est roi)jë( du prix aniÂ>aoé pour Tannée prochaine < parfAcadétuiedcs S<iènres, sur les nitricresanificf elles. Ces redicn-ltes auront sans doute peur poiat de vue d exposer aru libre contaM de iair, sions le plus dé surface possible, el dans un degié dé tempéra turc et dlinmidilè cuii«^ fiables à la ferihéntation, nu taiébnge proportionné de matières végétales et animales en putrf''factioii. Les siil}stai|cf!>s animales produisent, à la vérité, du nitre en pias |;raiide abondance que les iltatieres «'égutales; mais ce nitre formé par la putréiiiction des animaux est è iiase tf;rtf*ijse tt sans atrali fixe , el les t-égétaiix jintrêfiés, fnt les résidus de leur i-imilmsHdn, peavenf Seuls fournir an nilh! eetDp bftse d'al- Cfitr fixe.
Oh obtiendra ctoac du Ijoo niirtt tontes 1^ (biâ- qu'on exiMiSiera au rontart ist à riiAfÂAHssiôn de l>*afr tin matière^ 'végétales ^t {ttilmulés en puttt&fectlon ^ soit eii ks tîiètaiit bv^c àm |i'r<<rWft «t Atvwii ^rteusés, suivant le f^nsvée qae nous indique la us.
Hire en notis taffnuit i« «itré pmUnit dans IM plàtra^ei lesitnies : to^ en projetant ces matrètts sur dMs fogois on fascines, ainsi que le jihf^Oêe Kf. Marifiier; supposé néanmoins (pte ce mélange soii entrHenn dans le dt*^ré'de lemfW-mtiire ât* d-'huaiidttf né- «ftBJMkifcs pour tanteniv -la ferniemalion putride; car cette dHrnffère «irronitafnre nest pas nitnns f«)sHitiel|e que le Cdmwi» de |\air poitl^la prodn^ion du nitH*, méniede ceim^qiii se forme natureUemenl.
la naime n*a poiiri lirodiiit de nitre en Asase : il aeniiltt qq'elle ait, vodins nous,
r. Ceét k Hé «vHdÉii^ l'iatiië» sfii.
4t t«i|t p9i» «rt iKHur ^>nner ce «^^
c'^'t fm l<l y«gf faMo" ^u\\\^ i.e U*avaiUe et le développe dans quelques plante», leUpi «pi9 1<)I t^ragi^é^p Xf^it^ils^ f,U, : et U ^^ à pp^mnr qfie ces plautfss» flans \»^ 9^^^ ^ B»^ mk\ tQui formé, le M^^ï^t df la l^rnu fl ile l'aif ^irec |a ^se; car |>C4d# QÀri«D^ ir^UJe d^n« r^Mf<(»«j»)i^re f»t ^s'^lfji^d è I9 swc&fW de 1^ tfirrp; f| d^i^lH prkle ni»
txeux ^n #!uois4ani jiu^ él^ieiis 4€ïs p^tièn^
im t» di«fo)v9i<^iK l^as à me^uve qu'il s^ fH^Eh 4«i>t i «u&si VeiH ue trouve du oiUip #n qjkr tune ^ ep quan^'^é seiisil^fï qfi^ d«ii$ qi|el- «}«ei ^adroils des «liiu^fs «ec^ fH f^iau4f»
«o«un^ 0I| ^a(;ne e( eQ Oricfi^, et 4^1 is )^ niMiv^ll co'itiiifiiftk au Pérou, pur des tes?! r^iiis 4^ io4Ct t^mps incultes, i^m If^ P^iri» fac'tion.Ji*^ cor|is oi^anisé» ^*eM »pérôe «^iM inyublei «1 « M aidé0 d« la cli«U!i|r et maiiHfnii». piir la Aéclnrcp^- €es teir!# 409I qifeli(|i|^f<^s' fionMerl)^ d unf) cpiirliiî (die m)v p^re dç d^Xifiu «tins Ij^tifs d'ièpais^efir* -y eiC ^eiml^bl)» à cekti q«ie f4)i| r^u^eilk 9<4r le» fArqis d<is vieun murs , ^n les )Mda>yiÂt légmwnit fivec ur boiis$^, d'où Uh vi^
k- fMHn 4l^ 9afp0Ur ék ^onssagè, GW pw «
iQ^iii« raieo* ^%m t'oii iroiive diî# coifoiiM d« aêlpàH-e naturel sur la eriûe M #Mr le 4ut csilc^iii» , idévs Ifs ciMlrotti eavernew» od q^ t«iT^s sQlit « l'»bri des finies « et j^sm "m wu9ihm!i9^ recMétUi «nis de» «miifs i»t d«M 4m «ftviiés d<; cafrières de pirirv CJilo^tr^ oè IrOiu ftwatl pénétré et imltaîpé ee sfl, qui •létott Ibrnîé à la surface ilit lit«mifi< Miwl iri^R iwfnHn» •inkiiS'14 itéfvssilé <dtt oon«> ctoufls |Ib iWié» ftéièsn « fiOiir la forltoilMiti 4a «ilsè, ^ne les •iMenrati^i^s de Jl. le duc de la RdcliicffiuMukl^ l'un de tes plus il^ lustres et plu» savaifs •radémiritvns. 14 los -m faite» <fiir «le 4erraiii de |a moDlaçM dt la dtffake^Ouyotts ^tifée«nlre Biaiitbf et Voh nèn-: cette moutagne a'm 4^t une wasae de «raie dans feqtiéUe>i»n a prBliqvé t|ueli|ttes fiaiiilâtfDBS % KM 41en« reriieiHi et ttfoinedu ttitae Bfi éfflurescenck «t quel(|uefpis crislié- 'lisc. €ela «fa rîm fl^esiraordi noire ; |itit»- -qtre âesvlii(tiic f Niient >MMlés par les boA»- ■ifB iBt èes àminaux : ttosm M, k» duc de La tkqchriamntM '»*est'H 'altacbé é i^on- -BOÎtM'si Ip «niie ée l^niériKiir fèe 4a imoata|fnèoi»ti*tlint'dii«Blln! ctnnne itn «Naioaveat %es «tevitcB «1 sa «hrface; et il «W
de Pair; ft j) ffmsf*^ fW ^wtft^ ^xnériepcts que ce||e s^ulfî impres&Son d^ )W sullit pour produira Tacide qitr^u\ (|f<^ ^i cr^ie. Fqilà fiqoc cvj(|^iuept raqdf» iÛp treux ramené 9 Taride av'rien; cjàr («|lc^ végQiaj , qjii »«rt 4e l>a^ aq wlvp^ ^ IomÎ a«i^ évidemni^it prqdfjit par la <>ccqj)»{|t^ siiipp piéride dfs végptaM»» ft «e^tp»
ot}t4e faijipq q^r^Hi troufl? dn ni|i'f} tout £or|^ dan» la jteirre végéialfi et sur I4 snr(§c)^ ^Pf^ gifiusr ()e la craj^ , 4^ iuf« , e| df^â auiiifi sid>!»tanG^ calcjifrr» «. |dais pi} opérai )§ saJi^^éUa naturel p'^ ui4Je j^4 asst*^ ^^o)i- 4a|jt pQia* quV>|i j^mi^ efi raon^sser u^
gr^n4f: nuaufilé; ^. 4>pqr y 8«q»p[éiir» fHI est obligé d'avoir recours à Tari. |.Iqi; sj^ f\vt lr»si^-f suffit ppfjr le fi^ri-r de rep tejrre» au il s^ CpriiJp ualHf^lieiu^n^. tas fppjièrti qui en «.^nlinntiant le plus ^ii| kis lerrfv qwlaorf^, «H »(H'toUf H 4f;|)ris des fiKU'|itfj;| et d()» iilâlres qui pu| çAf 1^q)|>lqvés d^iif ia| bàtituen^^ et r<fpi*Hdaui oi| p*ii| ei|n^ gifère qnUiti^ I i^re par qui|}tal ; f t (N^mf il s'oa (ail fine prodif^iense ronMo^matioiiy qp a rl)erclié# fouilqjier les aiattéi^f^ et Im cinQQUStaitces pér«S6;)ir«i9 ppiH* aiigmealar # aa^térpr U ferqialjmt «If! fe si4.
^4^ i^ruase^ei en ^uédn on fait dp sa1pét|9 en aaionc^latit , (Mir roucliesaMfîruifiive», du g^aa, de» cendre», de la cliaux et du chaume .; a») délaia Cf» trois pi«<nicr^ walièrfli iv^ de l-wiiie et de requ-nière 4e 6al|iêir^ an aTOie à« ie^tf» eu temps d'qrfna léf catidie» qui ft^i^ieut ^ u>on(vau , qu'où ét%l)lii saut nu liawgar, à l'aliri 4e (a pluiç^ le Miféire se foritie ^ s^ crjiilallise à la s|{plara dn la» eu maius 4'ua a|i« at oa assq^ qu'il aV* fiwliHl ordinainiment i)e»)daql dix ans.^Nous avons sui\i rei|tt nt|<|uod«> ppt ïcaiwe, el op pniim penl>^ra }a perfecâiouner f : ipais jusqu'à ra J9f>r pu f chafalié W aalpèire daus toutes •le^ lialiitatiusa d^ lioaiate» et des anioi^uK , dau* les cav^ le» éntrias^ le» éiahl.e», et dans le» «plrg» Jtfiiif kunikle» al oMiyatl» • c'est nnegraB# 4ilc«)ianio4iié f^pur le» l|al>«tans dp la eain- .fiagne, et «nièaia pour <>e|ix 4** viilfs; et jl e^'lant à désirer (|4ie les nifriéna» frtifiriçl* 4e8 inlissenl sumiléer à caU^ racUarRb?* 4>|î|s ^t»aloine qu-«Hi ioipôL
I. Eii NorinamTie, du c^l^ d'^rmix , pr^ ^n château tlt* m. tr duc cl'e Roiiillrfh', Il j l^iiptaliqfe.
i&ictuM» dr Ja «m» de* .hnfcr|«« «qw l'«P .fiUtge
aàlnè», 'par de»> oineniaiion» aaactes et aa* w^ ^ -tiitii r^is |i»r f f». puyées d'expériei.ws décisives, -mtt ai lie i?' V, -^ ^. TiÏÏ'i'" "" 'ïl''!!îk"' rlîî^/'iS^^
nitre ml acide mtreux n existent dan» la ^ Bourgogn», et qiielqa«.iiiMS dans d'à
craie qui n*a pas été expo»ce aux impresaions proTUMes.
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MfNÉRAUÎ.
Après aToirreeneini les débris et les terres où ie salpêtre se manifeste, on mêle ces matières avec des cf'ndres, et on lessive ce mélange par une grande quantité d'eau ; on fait passer cette eau, déjà chargée de sel, sor ae nouvelles terres toujours mêlées de cendres, jusqu'à ce qu'elle contienne douze livres de matière saline sur cent livres d*eau; ensuite ou fait bouillir ces eaux pour les réduire |>ar ré^'aporation, et on obtient le nitre, qui se cristallise par le refroidissement. Au lieu de cendres on pourroit mêler de la potasse avec les terres uitreuses : car la cendre des végétaux n'agit ici que par son sel , et la potasse n'est que le sel de cette cendre.
Au reste, la matière saline dont les eaux' sont chargées jusqu'à douze pour cent est an mélange de plusieurs sels, et particulièrement de sel marin combiné avec différentes bases : mais comme ce sel se précipite et se cristallise le premier, on l'enlève aisément ; et on laivse le nitre , qui est encore en dissolution, se cristalliser lentement; il prend alors une forme concrète, et on le sépare du reste de la liqueur : mais comme, après cette première cristallisation, elle contient encore du nitre , on la fait évaporer et refroidir une seconde fois pour obtenir le surplus de ce sel, qui se manifeste de même en cristaux ; après quoi il ne reste que X eau-mère f dont les sels ne peuvent plus se cristalliser. Mais ce nitre n*est pas encore assez pur |>our en faire de la poudre à canon; il faut le dissoudre et le faire cristalliser une seconde et même une troisième fois , pour lui donner toute la pureté et la blancheur qu'il doit avoir avant d'être employé à cet usage.
Le nitre s'enflamme sur les charbons apdens avec un bruit de sifDemenI ; et lorscju'on le fait fondre dans un creuset , il fait explosion et détone dès qu'on lui offre quelque matière inflammable, et particulièrement du charbon réduit en poudre. Ce sel purifié est transparent; il n'attire que foiblement rhuuiidité de l'air; il n'a que peu ou point d'odeur : sa saveur est désagréable ; 'néanmoins on l'emploie dans les salaisons pour donner aux viandes une couleur rouge.
La forme de ses cristaux varie beaucoup ; ils se présentent tantôt en prismes rayés ' dans leur longueur, tantôt en rhombes, tan- ' tôt en parellélipipèdes rectangles ou obliques. M. le docteur Desmeste a scninuleusement examiné toutes ces v^iétés de ugure.
et il pense qu'on |iODiToît tes réduire au pa* rallélipipède, qui est, dit-il, la forme primitive de ce sel.
La plupart des sels peuvent perdre leur forme cristallisée , et être privés de leur eau de crisrallisation, sans être décomposés et sans que leur essence saline en soit altérée. Le nitre seul se décompose par le c»Dcours de l'air , lorsqu'il est en fusion ; son eau de cristallisation se réduit en vapeurs et enlève avec elle l'acide, en sorte qu'il ne reste au fond du creuset que de l'alcali fixe ; preuve évidente que l'acide du nitre est le même que l'acide aérien. Au reste comme lé nitre se dissout bien plus parfaitement et en bien plus erande quantité dans l'eau bouillante que dans l'eau froide, il se cristallise plus parle refroidissement que par l'évaporation, et les cristaux seront d autant plus gros que le refroidissement aura été plus lent.
La saveur du nitre n'est pas agréable comme celle du sel marin ; elle est cependant plus fraîche, mais die laisse ensuite une impression répugnante au godr. Ce sel se v»onsene à l'air ; comme il est chargé d'acide aérien , il n'attiie pas eelui de Vatmos- 5 hère ; il ne perd pas même sa transparence ans un air sec, et ne devient déliquescent que par une surcharge d'humidité. Il se liquélie très-aisément au feu, et à un degré de chaleur bien inférieur à celui qui est nécessaire pour le faire rougir; il se fond sans un grand mouvement intérieur et sans boursouflement à l'extérieur, lors même qu'on pousse la fonte jusqu'au rouge. En laissant refroidir ce niire fondu, il forme une masse solide, et demi-transparente, à laquelle on a donné le nom impropre de cristal minéral; car ce n'est que du nitre qui n'est plus cristallisé , et qui du reste a conservé toutes ses propriétés.
L'acide vitriolii]ue et l'arsenic, qui ont encore plus d'affinité que l'acide nitreux avec l'alcali, décomposent le nifre en lui enlevant l'alcali , sans toucher à son acide ; ce qui fournit ie moyen de retirer cet acide du nitre par la distillation. L'alrali qui reste retient une certaine quantité d'arseuic, et c'est ce qu'on ap|)elle nitre fixé par Varse^ nie. C'est un tres-bon fondant , et duquel on peut se ser\'ir avantageusement pour la ritrificaiion. Nous ne parlerons pas des autres combinaisons de l'acide nitreux, et nous nous réser\'ons de les indiquer dans les articles où nous traiterons de la disaokition desmétaux.
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