BORAX
Le 'borax fsèt ini sël qui nons Tient de TAsIé, et dont Vorighe et même la fabricatiOn ne bous sont pas bien conniies. Il parott néanmoins que ce sel est formé ou du itioini ébauché par là riaturé, et que les ancieu$ Arabes qui lui Ont donné son nom shvoient \e facturer et en fai.sôient lin grand usage : niais îli ne ndus ont rien transmis de ce qu'ils |)ouvQient savoir Sur sa formation dans le sein de la terre, et sur la manière de Fè^trairè éi de le préparer; les voyageurs
modernes nons apprennent aeiilMnétit ifnë ce sd se trouve datis quH«|«ies prfiviiMTS dé la Perse, de la Tartarie méridionale, et daiti que1(|U(*s contrées des liides m-ietitates. ÏÂ meilleure relation est celle qui a été ptililit*^ par l'un de nos plus laborieux et savans ili^l turalistes, M. Yalmnnt de fUimére, (uir la»
quelle il paroit que rif vel se trouve dans âti terres grases et dans des piel-res liitidres, ër* rosées ou peut-être formées du détiôt des eaift qui découlent des montagnes ft ttuiêi mètaili^
4oS
MBHltiUUX.
qiM»i xm qui semble indigner que ce tel est en dusjDlulion dan», ces eauK, et que la terre grasse ou la pierre tendre ont été pénétrées de cette eau saline et minérale. On appelle tmÂai ou horax Brut la matière qu'on extrait de CCS terres et pierres par la lessive et Téiraporation; et cVst sous celte forme et sous ce nom qu'on Tapporte en Europe , où Ton achève de le purifier.
Dans leur état de pureté, les cristaux du borax ressemblent à ceux de Talun; ils contiennent cependant moins d'eau, et en exigent une plus grande quantité pour se dissoudre, et même ils ne se dissolvent bien que dans Peau chaude. Au feu, ce sel se gonfle moins aue Talun; mais il 8*j liquéfie et s*y calcine de même : enfin il se convertit en une sorte de verre salin, qu*on préfère au borax même dans plusieurs usages, ^larce qu'étant dépouillé de toute humidité, il n'est point sujet à se boursoufler. Ce verre de borax n'est ni dur ni deuse, et il participe moins des qualités du verre que de celles du sel ; il se décompose à Pair , y devient Itrineux; il se dissout dans Teau, et donne, par révapordiion , des cristaux tout semblables à ceux du borax. Ainsi ce sel, en se ▼ilritiant, loin de se dénaturer, ne fait que s'épurer davantage et acquérir des propriétés plus actives : car ce verre de borax est le plus puissant de tous les fondans; et
comme sur les cboseï ineertaiiies il est permis de faire dés conjectures, et que j'ai cidevant réduit tous les sels simples à trois sortes , savoir, les acides , les alcalis et les arsenicaux, il me semble qnon peut soupçonner avec fondement que le sA sédatif a Tarsenic {tour principe salin.
B'abonl il paroit certain que ce sel existe tout formé dans le borax , et qu*i1 y est uni avec l'alcali , dont les acides ne font que le dégager, puîsqu'en le combinant de nouveau avec l'alcali, on en refait du borax, a** Le sel sédatif n'est point un acide , et cependant il semble suppléer l'acide dans le borax, puisqu'il y est uni avec l'alcali : or il n'y a dans la nature que l'arsenic qui puisse faire fonction d'acide avec les substances alcalines. 3" On obtient le sel sédatif du borax par sublimation; il s'élève et s'attache au haut des vaiseaux clos en filets déliés ou ea lames minces, légères et brillantes; et c'est sous cette forme qu*on conserve ce sel. On peut aussi le retirer du borax par la simple cristallisation ; il paroit être aussi pur que celui qu'on obtient par la sublimation : car il est également brillant et aussi beau; il est seu-* lement plus pe&ant, quoique toujours trèsléger ; et l'on ne peut s'empêcher d'admira:
la légèreté de ce sel obtenu par sublimation : un gros, dit M. Macquer, suffit pour emplir un assez grand bocal. 4** C'est tou»
lorsqu'on le mêle avec des terres, de quelque jours par le moyen des acides qu'on retire
qualité qu'elles» soient, il les convertit toutes , le sel sédatif du borax, soit par sublimation
en*verres solides et plus ou moins trauspa- •...•-• . «- ^ rens, suivant la nature de ces terres.
Tout ceci paroît déjà nous indiquer que le borax contient une grande quantité d'aleali; et cela se prouve encore par l'effet des acides sur ce sel : ils s'emparent de son alcali , et forment des sels tout semblables à ceux qu'ils produisent en se combinant avec l'alcali minerai ou marin; et non seulement on peut enlever au borax son alcali par les acides vitriotique, nitreux et marin, mais aussi par les acides végétaux. Ainsi la présence de l'alrali fixe dans le borax est parfaitement démontrée : mais ce n'est cependant pas cet aleali seul qui constitue son esseuce saline; car après eu avoir séparé par, les acides cet alcali , il reste un sel qui n'est lui-même ni acide ni alcali , et qu'on ne sait comment définir. M. Uombei^, de l'Académie des Sciences , est le premier qui en ait parlé; il Ta nommé sel sédatif , et ce nom n'a rapport qu'à quelques propriétés calmantes que cet habile chimiste a cru lui reoonnoitre : mais on ignore encore quel est le principe salin de ce sel singulier; et
ou par cristallisation ; et M. Baron , habile chimiste, de l'Académie des Sciences, a bien prouvé qu'il ne se forme pas, comme on pourroit l'imaginer , par la combinaison actuelle de l'alcali avec les acides dont on se sert pour le retirer du borax : ainsi ce sel n'est certainement point un acide connu.
50 I^ics chimistes ont regardé ce sel comme simple , parce qu'il ne leur a pas été possible de le décomposer; il a résisté à toutes les épreuves qu'ils ont pu (enter, et il a conservé son essence sans altération. 6° Ce sel est non seulement le plus puissant fondant des substances terrestres, mais il produit le même effet sur les matières métalliques.
Ainsi, quoique le sel sédatif paroisse simple , et qu'il le soit en eflèt plus que le borax, il est néanmoins composé de quelques substances salines et métalliques si intimement unies, que notre art ne peut les séparer ; et je présume que ces substances peuvent être de l'arsenic et du cuivre, auquel on sait que l'arsenic adhère si fortement, qu'on a grande peine à l'en séparer.
Ceci n'est qu'une conjecture, ua soup^n;
BO&iX.
mais comme d'une part le borax ^e se trouve que dans des terres ou des eaux chargées de parties méialliques , et. particulièreiDent dans le voisinage des mines de cuivre en Perse, et que d'autre part le sel sédatif n'est ni acide ni alcali , et qu'il a plusieurs propriétés semblables à celles de Tarsenic , et qu*enfin il n'y a de seb simples dans la nature que ràcide, Talcali et Tarsenic, j*ai cru que ma conjecture étoit assez fondée pour la laisser paroître, en la soumettant néan« moins à toute critique, et particulièrement à l'arrêt irrévocable de Texpérience, qui la détruira ou la confirmera. Je puis, en attendant, citer un fait qui paroit bien constaté. M. Cadet, Fun de nos savaos chimistes, de TAcadémie des Sciences, a tiré du borax un culot de cuivre par des dissolutions et des filtratious réitérées; et ce seul fait suffit pour démonter que le cuivre att une des substances dont le borax est composé :
mais il sera peut-être plus difficile d'y teconnoître l'arsenic.
Le sel sédaiif est encore plus fusible, plus vitrifiable, et plus vitrifiant que le borax, et cependant il est privé de son alcali , qui , comme Ton sait, est le sel le plus fondant et le plus nécessaire à la vitrification; dès lors ce sel sédaiif contient donc une matière qui, sans être alcaline, a néanmoins la même propriété vitrifiante. Or je demande quelle peut être cette matière , si ce n'est de l'arsenic , qui seul a ces propriétés , et qui même peut fondre et vitrifier plusieurs substances que les alcalis ne peuvent vitrifier.
Ce sel se dissout dans l'esprit-de-vin : il donne à sa flamme une belle couleur verte ; ce qui semble prouver encore qu'il est inïprégné de quelques élémens métalliques , et particulièrement de ceux du cuivre. Il est vrai cpi'en supposant ce sel composé d*arsenic et de cuivre , il faut encore admettre dans sa composition une terre vitrescible capable de saturer l'arsenic et d'envelopper le cuivre; car ce sel sédatif à très -peu de saveur , et ses effets, au lieu d'être funestes comme ceux de l'arsenic et du cuivre, ne sont que doux et même salutaires. Mais ne trouve-t-on pas la même différence d'effets entre le subUmé corrosif et le mercure doux ? Un autre fait qui va encore à l'appui de ma conjecture, c'est que le borax fait pâlir la couleur de l'or ; et l'on sait que l'arsenic le pâlit ou blanchit de même : mais on ne sait pas , et il faudroit l'essayer , si en jetant à plusieurs reprises une grande quantité de borax sur l'or eu fusion , il ne le rendroit pas cassant comme fait l'arsenic. S'il pro-
duisoit. œt. effet, <m n^^pon^roit giière «jouter quel le borax et le sel sédatif ne continssent de l'arseoic. Au reste, il faudroit faire de préférence cet essai sur le sel sédatif qui est débarrassé d'alcali , et qui a, comme le borax, la propriété de blanchir Tor.. Enfin on peut comparer au borax le nitre fixé par l'arsenic, qui devient par ce mélange un très-puissant fondant, et qu'on peut employer , au lieu de borax , pour opérer la vitrification. Tous ces rapports me semblent indiquer que l'arsenic fait partie du borax , mais qu'il adhère si fortement à la base métallique de ce sel , qu'on ne peut l'en séparer.
Au reste , il n'est pas certain qu'on ne puisse tirer le sel sédatif que du sel borax ,
Euisque M. Hoèffer assure que les eaux du LC Cherclûago , dans le territoire de Sienne en Italie , en fournissent une quantité assez considérable; et cependant il ne dit pas que ces mêmes eaux fournissent du borax.
On apporte de Turquie, de Perse, du continent des Indes, et même de l'île de Ceylan , du tinkal ou borax brut de deux sortes : l'un est mou et rougeâtre , et l'autre est ferme et gris ou verdâtre; 00 leur enlève ces couleurs et l'onctuosité dont ils sont en* core imprégnés, en les purifiant. Autrefois les Vénitiens étoient et actuellement les Hollandois sont les seuls qui aient le secret de ce petit art , et les seuls aussi qui fassent le commerce de ce sel ; cependant on assure
3ue les Anglois en tirent de plusieurs enroits des Indes , et qu'ils en achètent des Holiandois à Ceylan.
Le borax bien purifié doit être fort bbnc et très - léger. On le falsifie souvent en le mêlant d'alun : il porte alors une saveur styptique sur la langue ; et , volume pour volume , il est bien moins léger que le borax pur, qui n'a d'ailleurs presque point de saveur, et dont les cristaux sont plus trans> rtrens qne ceux de l'alun. On distingue donc ces deux caractères sensibles le borax pur du borax mélangé.
La plus grande et la plus utile propriété du borax est de faciliter , plus qu'aucun autre sel, la fusion des métaux; il en rassemble aussi les parties métalliques, et les débarrasse des substances hétérogènes qui s'y trouvent mêlées , en les réduisant en scories qui na^ gent au dessus du métal fondu : il le défend aussi de l'action de l'air et du feu , parce qu'il forme lui-même un verre qui sert de bain au métal avec lequel il ne se coufond ni ne se mêle ; et comme il en accélère et facilite la fusionnai diipinue par, conséquent
iiè
liNrips picéÀJiAire à la fonte ; car il ii« faut
S^'nn feti modâré '\ionr (itt*H txerbe 9on at^ oii fondante. On sVn sert donc aréc iqut a.Vantî|;|! pour sonder les Inétati^ , dont on ' îul, par son moyen, réunir ll-s niècei leè ns délicates sans' les drfoi-mer; tl a émipinierit celte utile propriété de réiinîir èï i^iicftèr efiMcrobTe tous les métaux durs el dIfiîbîleS à fondra.
?iuoique , à mdn atis, le borax conHemié arsenic , il est néanmoins autant ami des ifiétaiit ifueTarsentc se montre leur ennemi^ ie boréx les rend lians et fusibles, et ne leur conimiiuique aucune des ciualités de Tarseftic, qui , lorsqu'il est seitl et nii , 1<*s aigrit t\ les corrode : et d'ailleurs Taction du lio hix est $itf>ordonnée à Tart, an lieu que Phrsenic agit par sa propre activité, e,t se trouve r^pandn et reproduit par la naîtifè èhns presque tout lé règne minéral ; et , â cet égard , Tarsenic, comme sel, devrott ironver ici ik plai'e.
Nous avons dit qne des trois |;randes cdnifiiiiaisons saunes de Taride prinuiif ou aérien, h première s'est fnlw avec la terre vitreuse, êl nous est rerréséntée fuir Piéride vitrioli(|ne:
U àebondé s'est opérée avec la terre calcaire, et li i>roduft Tacide iharin ; et ta troisième, flyec là substance inétallique, i formé Tarse- &c. l*<^cès dfe causticité qui le rtiracicrisè| A S(â adirés prb{>riëtéi, sembleiit eti effet
MflfEnAVX*
ilftistiMèt el 16 tfàlf I ta lOm ^ I II lailité.êiB fâok
ùue noiijt lui iisl|ti61^ : Inâis ViiMîc eki ilh Praf^e , qtfi uoh seulement se ifiàntre Sons la forme de sel , majs se produit skvssl hbiis celle d'iln rfgidè mélafllque; èî c'esri (anse de cette uf-oJ)nétl qiron llii li doti)ié lé lîom et le hinj; de demi-hiètal. ^îhsi nuiis femetidns à etl traiter à (a suite iek demifeiéiaux , dont il pardlt être lé dernier, quoique , par dès traits presque aussi fortemeat marques, il Ainlssé et ji*asâirin*le ènix sets.
Nous teimiiierons donc ici celte bisloirè iiatnrelle des sé|s, peut-être dcjà Irop longue. Mais Tai dd nailef de toutes les n^atieres latines <jne pt-oduit là nature, et je u*ai pu le faire sans enir(T aaiis (jnelqùe discussion siir les primines câlins, el sans exposer a\ec tin peu dé détail les différens efteis des acides et des àlcillis amenés par notre art a leur pbis |rkfid degré d€j piji-eté. j'ai lârlié d'exposer leurs propriétés essentielles , et je croîs qU'on en aura des idées iiettés si l'on veut me lire .san^ Pr^J"gés. J'àùrois encore nlui excédé les f)orîi^s que u» me suis préscnfes. li je me fusse lîvi-é k comparer avec les sels produits par là nature tous ceux que ta c\u- Ihie a su foiinër ppr ses comtnnaisons : les &ets sont , après le feu , |e$ plus graiids instrumens dé ce bel art, qui comnièncé a dé- T^nii* uùe science par ^ Hiitdoa àvèi: k physique.
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Ptj FEtt.
Oir trente rarenieilt les iliétanx Sons leur fertnfe ttiétatliqiie dans le sein de la terre; ils y sont erdiiiairenieiit sous une forme ml* néralisée, e'es1-à-dii*e altérée par le mélanee intime de plusieurs matières étrahgères, ei ]ft quantité des métaux purs est tiès- petite en comparaison de celle desuiétatix mtnéràfeés ; car, à rex«*eplion de for, «jni se tronvç presque toujours dans Tétat de métal , tous les autres métaux se présentent le plus soutint dans rétat de minémlisatiou Le fet| primitif, en liquéfiant et vitrifiant toute la masse des iiiàtièi*ës terrestres du globe, a Sublimé en même tetnps les substanrl's hié* falliques, H leur a laissé d'abord leur formé {»ropre et parrirulière : quelques- nues de ces Siibsbnces métalliques ont conservé cette forme native; tuais la pltipait l'ont pcfdiië pur leur Unioa avec des matières étrangères
et par rtBctîoi) des £létnens lininidès. Nota terrons <]tie la prodiiction dés métaux pii^ et celle des tnftdu?i mélangés de matière \î. tl*en^e par If (i:ii primitif sont coHteiiipprai. neS; et <jn*âu contraire lés thétanx minéralisés jiar les ^cides et travaillés Jiàr Tëkii sont d'une formation poslérieiire.
Toiis les fiictaiix sont Susceptibles d'être stiblinics par l'acliôn du l^u; Tbi* , qui est le ' pli!S fixe de tousj né laissé pns de se siibll nier par Id cbaleitr , et il éîi est de même <£q totis les dtitres niétaiif et mincraiix métal- Klpies : ainsi, 1orsf|ue le feu primitif eut redit il en verre les matières fixes de la n)asse terrestre, les substances métalliques se siibiî' iiicrt^nl et furent par conséquent exclues de la vitrification générale ; \a violence du feu les tenoit élevées au dessus de la surface du globe ; elles ne tombèreut que quand cette
DU
cbitètN^ HtrAldlt ««««leii^fla^ à dimiinmr, léfar péntiit d« Kst«f dans «» ^tat de frisioo sàrts élM BUbilméM 4* i1(ih«mii. Les iné- UUi qitf , (^éoiine lé fer et k cuhvé, exigent lé |ili'i de fed polir se fondre dprent se ptir c^ kè (irehiieH iur la rorbe du glol» eac6re tbtft ardente. L^ar^qt et Tor , dont la fuâibtl né siinpoie qu*uii Dioiqdre degré de féo , s'établiUm ensuite et cdulèi^Dt deiis les ffcàles perpëndicttlatnil de eette rocbe déjà ronsoiidéet ils maplireiil Icîs iiij[en|ices qiie Ife auaHz déi:réf»té teuriilfruit datantes fuirci i H c^si- |Mr oeue nûson qu'on trt>iivë lllr et Targeitt Vierge en petits liieis dabi la tocbi- quarizelise; Le pipmb et Ter tâln , è«at|ueb il ne fiiui qil'nne Uion moân-f dré clialëifr pourseliiiuéfiêr; coulèrent loiigtéfiips à\vrèA ou se ebnvertirent en chaux * et se pi»eereiit de niéme daiw les fentes |ierpèttdkidtiires. Ei^o tous res inélaux ; sou* Tonl itfC*lés el réuni» ensrmble , y formèrent lea lilotii prlmiiifii des mints primordiales, qui toutes sont mélangées de plusieurs niàvélfém. métfl<IJ>|iies. Et le tuerrure, qu*ujle niédidrre^telèur vidutilile , ue put s'établir que peu de t(*m)»s «v;«nt U chiite dfS eaux et CHtl authw matières égahsment volatiles.
^idiHua ops dépôts des diffërens métaux sa ^em farnits iii|K'eisi\eBiefit «t à mesime ifVè la vitll(Uit>e do ft)!* dimimioit^ oonime ib le B(Mii foits diiia les mêmes Keux, et que leè febteii |)iirpetidirulaire« ool été le réceptacle commun de i«iiliis les mal ièi-es métalliques fondties «m Bultliàiéès par b ebaleiir ûatérieure du ghibe^ toutes les mines sont mêlées dêdiitérens «étaiu ibI raïuévaux métalt^ves. £» effet » i| f a pnaqtte toujours pliisivttrs Biélaia dans la même mine : on tf04iT# le fer a^ee le cuivre , le plooth avec l%irg(*iit t Tor avec le fer, et q«ielqnefois tous eiiiemlito; cnr il ne fiMrt pas croire , oommia Men des gens se le figurent , qu'une mine d*eir oé d'argent ne contienne que Tune ou l'autre de ces hiiitières : il suffit , pour qu'on hÀ donne cette dénomination, que la mina soit mêlée d'itne assea grande quantité de l'un on de Tautre de ces métaux , pour être ttovaillée avec profit; mais souvent et prcsq[«ie tmijours le métid préoieiix y est on indindre quaniité que les autres matières mlttérales ou métalliques.
Quoique les faits subsistans s^acrordent parfaitement avec les causes et les efTets que je si»pfMMe, on ne manquera pas de contester celte théorie de rétablissement -local des mines métitiriques : on dira qu*^on jpent se tromper en estimant par comparaison et jugeant par aiudugie les procédés de la nature;
<pe la ^ntriftsaHim d« UMmtf l» v^h^mr tion de» métaus par le feo pntnitif «'-élaitt pas des fait» dé«M>niféf , maif de Hm(^ , ogii^eciurea, les con6«tueiiee» que j*en \\f^ ne peiivent qu'èlre précaires et nur«in^n| bjrt)gtl^|{<|Mes : enfin ron reiiouveilera «ai# doute roljjertii^i triviale si sQilvent lépéjéf cmttre les |i)poihè$eSi fxk f'écri^ra ^m'i»
bpnue i)l)>|iqua il ne fa«t ni eompanuso^s • ni systéqtes« ....
Cependant il aft ai^a ^e aentjr m^^ «oui ne conuqiisfHis rifi) m^ |^ar comparaison»
et que ooufi n^ pouvnn^ jitger. d^6 choses H de teyirs rapports qu'après avoir fait mie ^r . dqonaiiqe de pes mêmes r!||>|}oiiSi c'^t-è-div9 un système. . Qr |e|| grjiùds procét|é^ (lé l(| ,
nature sont les m^me» eu but ; el- Ipr^u'il» . nous paroissent oiipobés) çQDtraireçs pu senlemcui difiereni , c*^i Taule d^ 1^ avoir saisis et vus assez généralement pQur lt> \mf^ comparer. La plupart de oeuj qui p))serv^^ les efl'ets de la oaluf*e.np s'yitachaut qu*à OMclques pqinis pai ticnliera , croient voii* des veriaiiotis et même des contrariétés danis ces oj)érajtiQus ; t3ndjs qi|e peiui qui l'epir br9^ |>ar de^ vues plus générales recounoit la simplicité de son |ilap, fX ne \m\\. qu'ai}n^irjsr l'oi-^r/ti constant et fixe de ses cooibinaisons , et l'uniformité de ses mo)ens d'exécution : grandes ppéi^tions , qui , toutes fandf'es sur des joism^ariables, ne peuvent vprier elles-piéoief ni se contrarier dans \«^ effets. Le but du phi losoplic naturaliste fioii donc être de a'éle^er a^z haut pour poi|Lvoir déduire d'un seul effet générai » prjs c^mme cause, lpi|s )^s effets particuliqis.
Mais i^ur voir la natur^ jk^i^s ce giraiji^ aspect il faut Pav^ ç^fiipinée, étudiée ^ comparée dans toutes les paitie» dç «on immense étendue, J^isiu i^ g^oie , ^aucoiqp d'étude, ou peu de liberté de penser, sQnt trois attributs sans lesqueU on ne pourra que défigurer la naMii^« V^ lieu .delà représenter : je Tai ;MuveiU senti en voula^ la peindre, e^ malheur k ceux qui ne s'en doutent pas! leurs travoux, loin d'avancer. ]^ science, m font qu'en retarder les jprogrès ; de peti^ faiXs, des objets pré:ientés parleur^ faces obliques ou vus sous un faux jour, des choses mail entendues , d|es méthodes scolastiques, de grands raisonnemens fondés sur une métaphysique puérile ou sur des pr^iu* gés , SAMit les matières sans substauce di^ ouvrages de récrivain sans génie ; ce sont autant de tasde décou4>res qu'il faut enlever avant de pouvoir conduire. Les sciences seruient donc plus avance ai moins de ceus avoient écrit; mais l'amour-^ro^re ne a op-
MINÉRAUX
posera -t- il pas tMijônrs à la bonne foi?
Llgnorant se croit suffisamment instruit; celui qni ne Test qu*à demi se croit plus que savant; et tous s'imaginent avoir du génie, ou du moins assez d^esprit pour en critiquer les productions : On le voit par les ouvrages de ces écrivains qui n'ont d*autre mérite que de crier contre les systèmes « pnroe qu'ils sont non seulement incapables a*en faire , mais peut-être même d'entendre la vraie signiflcation de ce mot, qui les épouvante ou les humilie. Cependant tout système n'est qu'une combinaison raisonnéè, une ordonnance des choses ou des idées qui les représentent; et c'est le génie seul qui peut raire cette ordonnance , c'est-à-dire un système en tout genre , parce que c'est au génie seul qu'il appartient de généraliser les idées particulières , de réunir toutes les vues en un faisceau de lumière , de se faire de nouveaux aperçus, de sabir les rapports fugitifs, de rapprocher ceux qui sont éloignés , d'en former de nouvelles analogies , de s'élever enfin assez haut et de s'étendre assez loin pour embrasser à la fois tout l'espace qu'il a rempli de sa pensée : c'est ainsi que le génie seul peut former un ordre sy&tématique des ch ses et des faits, de leurs combinaisons respectives , de la dépendance des causes et des eflels, de sorte que le tout rassemblé, réuni, puisse présenter à l'esprit un grand tableau de spéculations suivies, ou du moins un vaste spectacle dont toutes les scènes se lient et se tiennent par des idées conséquentes et des faits assortis.
Je crois donc que mes explications sur l'action du feu primitif, sur la sublimation des métaux , sur la formation des matières vitreuses, argileuses, et calcaires, sont d'accord avec les procédés de la nature dans ses plus grandes opérations; et nous verrons que l'ensemble de ce système et ses autres rapports seront encore confirmés par tous les faits que nous rapporterorjs dans la suite , en traitant de chaque métal en particulier.
Biais, pour ne parler ici que du fer, on ne peut guère douter que ce métal n'ait commencé à s'établir le premier sur le globe, et peu de temps après la consolidation du quartz, puisqu'il a coloré les jaspes et les cristaux de feld-spath , au lieu que l'or , l'argent , ni les autres métaux , ne paroisseni pas être entrés comme le fer dans la substance des matières vitreuses produites par le feu primitif: et ce fait prouve que le fer, plus capable de résister a la violence du feu , s'est «n effet établi
le premier et des le tnnpi ^ la consolida'' tion des verreb de uatui»; car le fer pri~ mordial se trouve toujours intimement mêlé avec la matière vitreuse, et il a formé avec elle de très-grandes masses, et même des montagnes à la surface du globe, tandis que les au tues . métaux , dont l'établissement a été postérieur, n'ont occupé que les intertervalles des fentes perpendiculaires de la roche quartzeuse dans lesquelles ils se trouvent par filons et en petits amas *.
Aussi n'exiflte-l-ii nulle part de grandes masses de fer pur et pareil à notre fer forgé , ni même semblable à notre fonte de f er , et à peine peut - on citer quelques exemples de petits moroeaiu de fonte ou régule de fer trouvées dans le sein de la terre, et formés sans doute accidenieUement par le itu des volcans , comme l'on trouve aussi et plus fréquemment des morceaux d'or, d'argent, et de cuivre, qu'on reconnoit évidemment avoir été fondus par ces feux souterrains.
La substance du fer de nature n'a. donc jamais été pure, et, dès le temps de la consolidation du globe, ce métal s'est mêlé avec la matière vitreuse, et s'est établi . en grandes masses dans plusieurs endroits à la surface et jusqu'à une petite profondeur dans rinlérieur de la terre. Au reste, ces grandes masses ou roches ferrugineuses ne sont pas également riches en métal ; qud-
3oes unes donnent soixante-dix ou soixante ouze pour cent de fei* en fÎHite , tandis que d'autres n'en donnent pas quarante , et l'on sait que cette fonte de fier qui résulte de la fusion des mines n'est pas encore du métal, puisqu'avant de devenir fer elle perd au moins un quart de sa masse par le travail de raffinerie: on est dmic assuré que les mines de fer en roche les plus ridiea ne contiennent guère qu'une iiKjilié de fer, et qtie l'autre moitié de leur masse est de matière vitreuse ; on peut même le recoonoitre en soumettant ces mines à l'action des acides, qui en dissolvent le fer et laissent intacte la substance vitreuse.
D'ailleurs ces roches de fer , que l'on doit regarder comme les mines primordiales de ce métal dans^ftn état de nature, sont toutes attirables à l'aimant > ; preuve évidente
1. Pline dit avec raison que, de tontes les 8nb> stances métalliques , )e fer est ceini qni se trouve en plos grandes niasses , et qu'on a vu . des montagnes qui en étoieiil entièrement fortaées.
2. Comme tontes les miues de Snède sont trÀsattirables à raimant, on se sert de la boussole pour les trouver. Celte méthode est fort en usage , al elle «et assez sére , quoique les mines de fer
UÛ FER.
qu'elles ont été produites par Tactioii du feu , et qa*elles ne sont qn une espèce de fonte impure de fer, mélangée d^une plus ou moins grande quantité de matière vitreuse.
Nos mines de fer en grains, en ocre , ou en rouille, quoique proveuant originairement des détriments âk ces roches primitives, mais ayant été formées postérieurement par rintermède de Teau, ne sont point attirables à l'aimant, à moins qu*on ne leur fasse subir une furte impression du feu à l'air libre '. Ainsi la propriété d'être attirable à l'aimant appartenant uniquement aux mines de fer qui ont passé par le feu, on ne peut guère se refuser à croire que ces énormes rochers de fer atlirables à l'aimant n'aient en effet subi la violente action du feu dont ils portent encore l'empreinte , et qu'ib n'aient été produits dans les temps de la dernière incandescence et de la première condensation du globe.
Les masses de l'aimant ne paroissent différer des autres roches de fer qu'en ce Qu'elles ont été exposées aux impressions de 1 électricité de l'atmosphère , et qu'elles ont en même temps éprouvé une plus grande ou plus longue action du feu, qui les a rendues magnétiques par elles-mêmes et au plus haut degré; car on peut donner le magnétisme à tout fer ou toute matière ferrugineuse, non seulement en la tenant constamment dans la même situation, mais encore par le choc et par le frottement, c'est-à-dire par toute caus.î ou tout mou-
Koient souvent enfouies A ptnsJevs toise* de profondeor ; mais elle seroit inutile pour h recherche de la plupart de nos mines de fer en grains , dont la fonnauon est dne i l'action de l'eau , et qui ne sont point attirables i l'aimant arant d'avoir subi l'action do Teu.
t. Les mines de fer en grains ne sont en général point attirables i l'aimant ; il faut , pour qu'elles le deviennent , les faire griller à un feu a5sez vif et à l'air libre. J'en ai fait l'expérience snr la mine de Vi liera , pri^s de Montbard , qui se trouve en sacs entre des rockers cakairrs, et qui est eu grains assez gros : ayant fait griller une once de cette mine à feu ouvert, et l'ayant fait broyer et réduire en poudre , l'aimant en a tiré six gros et demi ; mais ayant fait mettre une pareille quantité de cette mine dans un creuset couvert et bien bouché* qn'on a fait rougir « blanc, et ayant ensuite écrasé cette mine ainsi grillée , au moyen d'un marteau , l'aimant n'en a tiré aucune partie de fer, tandis qne dans un autre creuset mis au fen en même ' temps, et qui n'étoii pas bouché, cette même mine réduite ensuite en poudre , par le marteau , s'est trouvée aussi attirable par l'aimant que la première. Cette expérience m'a démontré que le fea seul , on le fen fixe , ne suffit pas pour nendre la ' mine de fer attirable i l'aimant, et qu'il est né- , oessaire que le fen soit libre et animé par l'air pour prodoire cet effeL
Tefoeiit ifui produit de b èhalew er du feu. On uoit donc penser que les pierres d'aimant étant' de la même nature que les autres roches ferruginenses , leur grande puissance magnétique vient de ce qu'elles ont été exposées à l'air, et travaillées plus violemment ou plus long -temps par la flamme du feu primitif. La substance de l'aimant paroit même indiquer que le fer qu'elle contient a été altéré par le feu , et réduit en état de régule très-difQcile à fondre, puisqu'on ne peut traiter les pierres d'aimant k nos fourneaux ni les fondre avantageusement pour en tirer du fer, comme l'on en tire de toutes les autres pierres ferrugÎBeuses ou mines de fer en roche en les faisant auparavant griller et concasser *.
Toutes les mines de fer en roche doivent donc être regardées comme des espèces de fontes de fer, produites par le feu primitif; mais on ne doit pas compter au nombre de ces roches prifflordiales de fer celles qui sont mêlées cJe matière calcaire: ce sont des mines secondaires, des concrétious spathïques , en masses nltis ou moins distinctes ou confuses, et qui n'ont été formées que postérieurement par l'intermède de l'eau.
Aussi ne sont-elles point attirables à l'aimant ; elles doivent être placées an nombre des mines de seconde , et peut-être de troisième formation. De même il ne faut pas confondre avec les mines primitives, vitreuses et atlirables à l'aimant , celles qui , ayant éprouvé l'impression du feu dans les volcans, ont acquis celte propriété qu'elles n'avoient pas atiparavant. Enfin il iaut excepter encore les sables ferrugineux et magnétiques, tels que celui qui est mêlé dans le platine, et tous ceux qui se trouvent mélangés dans le sein de la terre, soit avec - les mines de fer en grains, soit avec d'autres • matières ; car ces sablons ferrugineux , attirables à l'aimant , ne proviennent que de la décomposition du mâchefer ou résidu ferrugineux des végétaux brûlés par le feu des volcans ou par d'autres incendies.
On doit donc réduire le vrai fer de nature , le fer primordial , aux grandes masses des roches ferrugineuses attirables à i'aimant, et qui ne sont mélangées que de
a. On trouve quelquefois de l'aimant blanc qui ne paroîi pas avoir passé par le feu, parce qne toutes les matières ferrugineuses se colorent au feu en rouge brun ou en noir i mais cet aimant blanc n'est peut-être que le produit de la décomposition d'un aimant primitif, réformé par l'intermède de l'eau. Yoyes ci • après l'article d« l'jéimtmt»
iti
MINti&AITX.
Ailtfèni «iueiHes. Coi twlies m tr^iyent «H plut grande ^uantiié daos w$ régions ^u IVord que dam lel outrei partie du globev On sait qu'en Suède, en âtisMe* en Siltérie, ces mines mf^gnétiques sont trèpebnimqnes, et qu^on les chenb^ à la bouf- ^ole. On prétend aussi quVn Lapquili la plus ^nde partie du tecrain n'esi com- ]fosée me de ifes masses fieiTii|iwii9f«. $i te <d(Tnier (ftir est aussi vrai que k» prffHien, il auçneiiteroit la probalwlité, déjà IKiittl4e,àiie1tt ««Halipn de Haiçit^ie aimaftlltt provient de la diflérénte distaurs 0t de kl^ siVRathMi où fon se trouve rttlalivrnteBt Ml gisement de ces grandes inassfcîs BMf nétiqi^. Je dis la vanatton de Taigmlle aimaiit^^, CM* je ne ^r^enàs |)as que sa direction vers les pôles doive être unique- «Dem'attrilHice à tfetle taèmm cause: je^uis toenumdé oiîe cette dtredion de Taimant m un des^elTt^ fie Téii^tricité dti |^«e, k/t qm le froid ^s régions polain» influe «lus qa'auoiiiie ant^e banae sur Ja dinecUon de l'aknant '.
Quoi qn*fl en soit, il me parok eert^ifi qnn'l^s grandes mafèes des miup^ 4e 1er ^1 mdm «lit été ppodujtes par i« ^ primitif-, comme les ant»ps gratHkss moi^ dés toaHèrei vtti^uses. Oh deman4er4 peuiêti« fkonrtpioi ep premier fer de natuse
rbdttit par ie féu ne ae présente pas so)is itniie ée Ibétai ç poHr(|iioi i'on île trouve dans ees minjes aucune ma<cse de f$îr pur et Mreil è celui fnè nons {Al>nquon8 à pos feux. J'ai pi^eani tstUft question ^n prouwatit que le fer ne prenfi de la ductililé 4p]è parce qu*il « été roDif>rimé par le marteau : «*^ autant la inain de J'hoaune qwe le feli qui donne ait fer la forme de mêla) i ef qui change en fer ^uctiie la fonte ttigil», en i^uratit' celte COntei c^ en rap- «nielûist de plus pr^ les parties niclal- Kqiies mrcHe contient. Cette fotite de fer, au sprtir du fourneaa, r<^e, comme nous l'avons ^it, eneare mélangée de plus d*iin qusH de matières étrangères : elle nest donc, tout au phis, qiie d'un quart plus fnmi que les mines en rodie les plus ri- «faes , «ni par consfifuent ont éie mêlées -piir moitié de matières vitreuses dans la tusiasi oprrée par le feu prunitif*
Ou {ipurra insister en retournant Tobjec- X}Q^ contre naa réponse , ei disant qu'on trouve quelquefois de petits morceaux de t^ pOf* ou natif dans eertains endroits, à '^ ^grsLtïâ^ profondeurs, sous des ro-
t. Yoj9M d-aprâs l'artrd* de VjéimumU
chers on dq| coo(j^ 4* te^e ^i np pa, |Y>issent pas avoir ete remuée^ par Iç mani des hommes , et que cçs pch^f^tiJIqqii Jji travail de la nature, quoique rar^s , sussent pour prouver que noirç pft é^ le i^çour$ du niarteau n^ ^|it pas de^ ipo^eos ppiques ni d^ iostrumen^ absQ)i|n|ent peces^aires , ni fwir conséquent les seules causes de la ductilité et fîp ifi uureie ie ^ métal, puisque la nature, denucfï dé ces admii^icules de notre art, ne laisfp ps|s ie prodiurf; du fer j^sez semblable 4 cpsiuf de nos jfoj'ges.
Pour satisfaire ^ petle inslapcç il suffira d'expo^r tpie par certain? prorédîps pou^ pouyoïi^ objenir du rcgulp de Epj- saiw instnimeus ni marteaux , ^ paf le geuf eïfêî d'un fvu jjien adaiinistré et ^oiite'qu longtemps au degré nécessaire pour èmirer la fonte saps là brûler , fu lai^s^ju ainsi remuer par le ftru , sucre^ivifmt^iit pt thlitéwent, tes fpoléruJes méfalliques, qui se reunisspnt albr^ par uiie cspéc^ dé dppait ou sé^îaratiou des matières bé|prqgèn« dout e|les eloient mêla logées. Ainsi la pâture a'u^ pu, daps çerlajfies circofiNla»ices, produjre le mèmp elTei ; mais ci^ cirpouslances ^ peuvent qu'ctre extrèniement rares, pu(s({Uf par nos j>ropres procédés , dirigés à ee but, op ne réussit qu'à force fje précautions.
Ce point, également iqléivssaut pour rhistoire de la nature et pour celle de Parf, exige aue|ques disciissipus de détaH, dans lesquelles nous entrerons volontiers par (a raison de leur utilité. La mine de Ter jetée dans nos fourneaux élevés dé vii^t à vingtcinq pieds, et remplis de cfiariions ariNina, ne se liquéfie que quand elfe est descendue .à plus des trois quarts de cetie hauteur; elle tombe alors sous le vent des souffleis et ac|iève de se fendre ati -deMius du creuset qui là reçoit, èi danis leçjuel on la tient pendant quelques l^eurÀ, tant pour en accumuler la quantité que |HNir la laisser ae {)urger des matières hétérogènes qui s'éconenl en forme de verre impur nu'on ap]>elle laitier. Celte matière, plus légère que ^ fonte de îer en siu*mottt« le liain dans |e creuset ; plus on tient la fonte dans cet état en continuant le Teii, plus elte se dépouHte de ses impun-tés : mais comme l'on ne peut la brasser autant qu'il le faudroit , ni uu:me la remuer ais<*n^eNt dans ce creuset , cHe reste nécessai remuent envioré mêlée d*nile grande quantité de ces matières héiérog^n^ en sorte que les meilleures /onles de fer en contiennent plus d^un qttart , et les fentes communes près d*un tiers, dont ft faut tes
purger pdur les eenctartir en fer i. Ocdinatrement on fait , au bout de doine heure», oiiverture ati treiiict; la fonte oMile cofUrae ôft rtiiÏMhtt de fett , dantf itii long eC lar||B sillon, oè i^ikt se consolide en eil lin^t ou guritse de t|iiinKe <«nlt à deux mille livres de poids : »n Uisse ce lingot se reA«idlr au moule, et on l'en tire pour le conduit sur des ronleciiik', et le 6iire eiiHer ;- par f une lie ses èxirémiDés, dans te ftiRfi^r de FaiGnërie, oà rette etiri^iité , «irauifiee {lar «n nôuveM ieVi; Ht twmoMft et se sépahi du reste du tiiigot: l-ouvrWr perce H pétrit avec des Hngarâs » celle ionpe à denhi liquéfiée, ipii, par cètM|Vkil, s^épiine et laisse Cfniler, par le fond du foyei* , ude partie de la içaiiere liètt^rb^ène que le feu d^ f)urneau de fnsiun ii-a%^t pn sé)>arer} ensuite Ton porte cette loupe ardente sous te Kiartf au , oà là foire dé la )l<A-cusssioii fait Sortir de sa masse encbre nf oUe le reste des fubsiauces impures (pielle conteiioit; et ces méfies coups redotddiés du iharteiiu rsfprochcni et réunissent en «ne masse solide et plus aliungée lès |>arties de ce fer iftie Ton Tient d*épurtT, et (|ui ne pi-ewient Qu'alors la forme et la ductilité du Kiétal.
Çjà sont là les iirocédés ordinaire! à9in& le tra^-ail de ne$ forges; et qnoicin'ils paipoissent assez sinDples^ Ils demandent de l*i)i- •eiligence, et su^tpbsetit de Itiabitiule et même des atientKMs sttii^s. L^n Ue doit pa.« trader autrement Ws mthes pauvres qui ne donnent que tredie t»u méhiè quarAnte litres de Ibuie it(n* i|niiMiil : plirts tivee des ninek riches en'ikiétal , tiV4l4r-dîfe 'ftinpc celles qai donnent Mîltàiite^x, sdiatite, ou même einqu|in«e-i4>fM| ft«K)r 'cem , m peut obleittr du A*r, et Miéme 6» Taeier, sans feîre passer €4*s mines par T^t d'une ftmte liquide et kaiis les t^otdûr ett lin^S ; au lieu des hauts fourneaux- laitréteuiM en îéxx sans Intermplion pendant piusteurk mois, il ne jfant pour ces mines riefies que de petits fonnituirfx , qu*oU Hiarge et vide {)his d'une lois par jour. On leur i doiuté le nom de -fyhrtDettux à ta-eb\NriaHe : ils ti'ont que trois IHi quatre pieds de hatttmr; ceux de S\yt\e eu Ont dix on douve ; ^ quoK|ue ta construction de ces fonrneaux â la catalane et àé cetn de St^rie sôit dlfiërebte, leur effet
X. Dans cet épurrinrul 4e la (ontp , pour la c«|iisertir eu Fer par le' travail de l'afliHerie et par la percussion tui tnanean , il ite (irnl queffineA |Mirtiotii dv ft;r que ttf» «uatiÂres %éf»rogèttefe «niruiniint Avec «llfif « ri on ea jr0lr«uirfl nue partie dans tes scories de l'afliiief i«.
a. On ap|M*ile nuçanls des barreaux de fer poin-
is far l'ûM d* Iturs cktréitirMt.
est k peu prk le même; au lieu de ineuséb ou liiigois d'une foute eoidée, on obtient dans ces petits fourneaux des massêtt eu loupes formées par ct)agttbtioil , et qui sont assez épurées pour qu'on puisse les pprtar sous le marteau an sortir de ces ftiuriieadic ■de tiquât ion ; ainsi la* matière de ces massets est bien plus pure qne ceHe deè gueuses qu'il faut tiniiiiller et purifier ah Ceu de l^affinerie avant de les mettre sur i'endunM.
.Cet massets contiennent sbuveat fie t'aleier, •î|n*on a soin d*en séparer, et le reste est éa. bon fer ou du fer mêlé d'acier. Voilà donc de I*acier et du fer , tous deux prodttits par le seul régime du feu , et sans que l'ouvrier €11 ait péiri la matière pour |a d(>purer ; et qe »éme, brsque dans les liants fourneaux <hi laisse quelques parties de fonte se recuire au feu peiulant plusienrs semaines, cette lente d'abord mèlee d'tm tiers ou d'im quart de std)stances étrangères , s'épure au potut de dei'enir un vrai régule de 1er qui coiumence à prendre de la ductilité. Ainsi la nature a pu et peut encore, par le leii des tulcaus, produire des foutes et dds régules de fer s«*niblables à eein que noal obtemtts dsfis ces fourneaux de iiquation sans le sueours du marteau; et c'est è cette cause qu'on doit rapporter la forniBtimt éit ses moreeatjx dé fer ou d'twter ^irou e regtn*dés comme natifs, et qui ^ quoique bès-MÎnnBi, onjt suffi pour faire croire que c'éioit 4à ie vrai fer <^e ta nalui^, taudis que 4iiaf 4a réalité elle n'a formé, nar son tnswà ppiini|if , que des rockes Ibcnifineuies^ tuules plus HiqMires que les foules de notni «ri. .
Nous donnerons dans la sWite les prôèédés par lesquels on peut obtenir dbs loiUès, des aciers, et des fers die toutes Qualités ; l'on terra poiirqu(»i les mines «le fiT riciies peuvati être traitées ditleremmenidesaitaes pauvres; pourquoi la méthode cj^tabne, cille de Styrie, et d'futres ne fUinveut être awto< tagetisemeni employé» ù la fiisiou de «Ds mines en grains; pourquoi, dans tous les cas, nous nous servons dn iuartrau "pour aclie%-er de consolider le fer, etb« Jl iiAus aufifit ici d'avoir déinoUiré par les feiis ^e le â'u nrimitif n'a point produit de fer pur temidable i notre fer fecgé , uiaif que la qirantité tout entilnre de la matière de fer s'esi piélée , daus le temps de la kimaolidation du globe, avec les substances Aritruitaes, et que c'est de ce niélaqge que sdtit pmk^ sées fes roHies primordiales de fer et d'aimant; qu -enfin si l'on tir» qheèqèeléli du
sein de la terre des intH^neaM^ d,*: ^1^* '^^ formation, bien postérieure » a'estdiie ^'à
4^6 fiSINERAUX.
la main de Phomme , ou à la rencontre fortuite d'une mine de fer dans le gouffre d*un volcan.
Reprenant donc Tordre des preoDiers lemps , nous jugerons aisément ooeles roches ferrugineuses se sont oonsoliaées presque en mène temps que les rochers graniteux se sont formés , c*est*à*<lire après la consolidation et la réduction en dénris du quarts et des autres premiers verres. Ces rodies sont composée» de molécules ferrugineuses, intimement unies avec la matière vitreuse; elles ont 'd'abord été fondues ensemble; elles se sont ensuite consolidées par le refroidissement, sous la forme d'une pierre dure et .pesante ; elles ont conservé cette forme primitive dans tous les lieux où elles n*ont pas été exposées à Faction des élémens humides; mais les parties extérieures de ces rodbes ferrugineuses s'étant trouvées, dès le temps de la première -chute des eaux, exposées aux impressi<«s des élémens humides, elles se sont converties ea rouille et en ocre ; cette rouille , détachée de leurs masses, aura bientôt été transportée, comme les sables vitreux, parle - mouvement des eaux , et déposée sur le fond de cette première mer , lequel , dans la suite, est devenu la surface de tous nos continens.
Par celte décomposition des premières roches ferrugineuses, la matière du fer s'est trouvée répandue sur toutes les parties de la surface du globe , et par conséquent cette matière est entrée, avec les autres élémens de la terre , dans la composition des végétaux et des animaux^ dont les détrimens s'étant ensuite accumulés ont formé la terre végétale, dans laquelle la mine de fer en grains s'est produite par la réunion de ces mêmes particules ferrugineuses disséminées et contenues dans cette terre, qui, comme nous l'avons dit', est la vraie matrice de la plupart des minéraux figurés, et en particulier des mines de fer en grains.
La grande quantité de rouille détachée de la surfoce des roches primitives de fer, et transportée par les eaux, aura dû former aussi des dépôts particuliers en plusieurs endroits ; chacune de nos mines d'ocre est 11D de CCS anciens dépôts, car l'ocre ne diffère delà rouille de fer que par le phis ou moins de terre qui s'y trouve mêlée. Et lorsque la décomposition de ces roches primordiales s'est opérée plus lentement, et qu'au lieu de se convertir en rouille gros-