‹ Œuvres complètes de Buffon avec les supplémensChapitre 143 sur 161 · I. Cfl seroit entrer dans un trop graml détail · texte numérisé non relu

I. Cfl seroit entrer dans un trop graml détail

aue de donner ici les proportions et les fomiea da ifKr«>ns tavnir* qu'on a imaginés pour neWsjee les mines de fer en grains , et les purger des ma* tières étrangères qui quelquefois sont teltemeat nuies aux grains, qu'on a grande peine à les on détaclier. Le lavoir foncé de fer et pensé de petits trous, inventé par M. R«>bert, sera trés^uttlc pour le» mtnrs ainsi mêlées de terre grasse rt atuchante ; mais pour toutes les autres mine* qui ne sont Hiétaugée» que de sable calcaire on d« petiU cailloux vitreux, les lavoirs les |dus simples nfftwut , et néuM doivent être préféréf .

DU

fnto peur cette préparatioa de la mine par soQ firoduit au rourneau ■.

La mine épurée à ce point peat être confiée au fourneau avec certitude d'un bon produit en quantité et en qualité ; une livre et demie de charbon de bois suffira pour produire une livre de foute, tandis qull faut une livre trois quarts et queluuefois jusqu*à deux livres de cfaarlMn lorsque la mine est restée trop impure : si elle a est mêlée que de petits cailloux ou de sables vitreux, on fera bien d*y ajouter une certaine quantité de matière calcaire, comme d*un sixième on d'un hiiitièffle par chaque charge, pour en faciliter la fusion ; si au contraire elle est trop mêlée de matière calcaire, on ajoutera une petite quantité, comme d*nn quinzième ou d'un vingtième , de terre limoneuse , ce fui suffira pour en accélérer la fusion.

Il y a beaucoup de forges où Ton esi dans Fusa^ de mêler les mines de différentes qualités avant de les jeter au fourneau : cependant on doit observer que cette pratique ne peut être utile que dans des cas fiaitiruliers : il ne faut jamais mélanger une mine très-fusible avec une mine réfi-actaire, non plus qu'une mine en gros morceaux avec une mine en très-petits grains , pai'ce que Tune se fondant eu moins de temps que I autre , il arrive qu'au moment de la coulée la mine réfraclaire ou celle qui est en gros morceaux n'est qu'à demi tondue; ce c|ui donne une mauvaise fonte dont les parties sont mal liées; il vaut donc mieux fondre seules les miues, de quelque nature qu'elles soient , que de les mêler avec d'autres qui seroieni de qualités irès-difTérentes. Mais comme les mines en grains sont à peu près I delà même nature, la plus ou moins grande \ fusibilité de ces mines ne vient pas de la différente qualhé des grains, et ne provient I que de la nature des terres et des sables qui y sont mêlés. Si ce sable est calcaire, la fonte sera facile; s'il est vitreux ou argileux, elle sera plus difGcile : on doit corriger l'un par l'autre lorsque Tou veut mélanger ces mines au fourneau ; quelques essais

T. Les cnble* cylindriquM, longs de quatre à cinq pieds sar dix'huit ou TÎngl pouces de diamètre, moulés en fil de fer sur un axe i rayons , sont les plus exnéditifs et les meilleurs ; j'en ai fait oonstrnire plusieurs, et je m'en suu senri avec avantage : un enfant de dix ans suffit pour tourner ce crible, dans lequel le minerai coule par une trémie ; le sablon le plus fin tombe au dessons de la tête du crible,, les grains de mine tombent dans le milieu , et les plus gros sables et petits oaitloux vont au delà par l'effet de la force centrifuge : c'est de tous les moyens le plus tàt pour rendre U mine aussi nette qu'il est possible.

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