‹ Œuvres complètes de Buffon avec les supplémensChapitre 156 sur 161 · L'OR · texte numérisé non relu

L'OR

Les terres de TAirique sont plus intactes et par conséquent plus riches en or que celles de l'Asie. Les Africains eu général, beaucoup moins civilisés que les Asiatiques , se sont rarement donné la peine de fouiller la terre à de grandes profondeurs ; et quelque abondantes que soient les mines d'or dans leurs montagnes, ils se sont contentés d'en recueillir les débris dans les vallées adjacentes, qui étoient et même sont encore trèsrichement pourvues de ce métal. Dès Tannée i44a, les Maures voisins du cap Baïador offrirent de la poudre d'or aux Portugais , et c'étoit la première fois que les Européens eussent vu de l'or en Afrique. La recherché de ce métal suivit de près ces offres ; car en 1461 on fit commerce de l'or t/e ht mina (or de la mine), au cinquième degré de latitude nord , sur cette même côte qu'on a depuis nommée la cote cTOr, Il y avoit néanmoins de l'or dans les pai-ties de l'Afrique anciennement connues , et dans celles qui avoient été découvertes long -temps avant le cap Baïador : mais il y a toute apparence que les mines n'en avoient pas été fouillées, ni même reconnues ; car le voyageur Koherts esl le premier qui ait indiqué des mines d'or dans les îles du 'cap Vert. La côte d'Or est encore aujourd'hui l'une des parties de l'Afrique qui produit la plus grande quantité de ce métal : la rivière d'Axim en charrie des paillettes et des grains qu'elle dépose dans le sable en assez grande quantité pour que les Nègres prennent la peine de plonger et de tirer ce sable du fond de l'eau. Ou recueille aussi beaucoup d'or par le lavage dans les terres du royaume de Kanon , à l'est et au nord-est de Galam, où il se trouve presque à la surface du teiTain. Il y en a aussi dans le royaume de Tombut , ainsi qu'à Gage et à Zanfara. Il y en a de même dans plusieurs endroits de la Guinée, et dans les terres voisines de la rivière de Gambra, ainsi qu'à la côte des Dents. 11 y a aussi un grand nombre de mines d'or dans le royaume de Bulna, qui s'étend depuis les montagnes de la Lune jusqu'à la rivière de Maguika, et un plus grand nombre encore dans le royaume de Bambouc.

Tavernier fait mention d'un morceau d'or naturel, ramifié en forme d'arbrisseau, qui seroit le plus beau morceau qu'on ait jamais vu dans ce genre , si son récit n'est pas exagéré. Pyrard dit aussi avoir vu une branche d'or massif et pur, longue d'une coudée , et branchue comme du corail, qui avoit été trouvée dans la rivière de Couesme ou Couama, autrement appelée rhière Noire ^

IflBf^AUl.

à Sofkla. Dans fAbysstme, la province de &ojarn est celle où se trouvent les plus ricbef mines d*or. On porte ce métal , tel qu'on le tire 4e la mine , a Gondar, capitale du royaume, et on l'y travaille pour le purifier et le fonore ep lingots. Il se trouve aussi en éthio-

{>!€, près d*Helem, de Tor disséminé dans es premières couches de la terre , et cet or est très-fin. lyiais la contrée de TAlriçiue la plus ricbe , ou du moins la plus anciennement célèbre par son or, est celle àe SoFala ^t di| Monomotapa. On croit , ^It Marmol , que le pa^s d*Opnir, d*où Salomon tiroit l'or pour orner son temple , est le pays même de ^ofala. Celte conjecturé seroit un peu mieux

Sondée en la faisant tomber sur )a province lu Monomoiapa qui porte encore actuellement le nom d*Opftnr ou O/ur. Quoi ouMI en soit, cette at)ondi|iice d'or à Sofaia et dans U {Miys d'Ofur au Monomoiapa i^e paroit pas encore avoir diminué , quoiqu'il y ait toute apparence que de temps immémorial k plus grande partie de Tor qui circuloit aans 1^ provinces orienlales de TAfrique , fit même en Arabie, venoit de ce pays de " f^la. Les principales mines sont situées dans i montagnes , à cinauant» lieues et plus de ista(ice de la ville qe Sofala : les eaux qui écoulent de ces montagnes entraînent une (nfinité de paillettes d'or et de grains assez gros. Ce métal est de même très-commun à Mosambique. Enfin Tile de Madagascar participe aussi aux richesses du continent voisin ; feulement il paroit aue Tor de cette Ile est d*assez bas aloi, et qu il est mêlé de quelques matières qui le rendent blanc et lui OQonent de la mollesse et plus de fusibilité. L'on doit voir assez évidemment, par cette ènumératioQ de toutç^ les terres qui ont pro- 4uit fX produisent eocore de l'or,' tant en Europe qu'en Asie et en Afrique, combien peu nous étoit nécessaire celui d^ N^ouveau- Jl^onde : il n*a servi qu'^ rendre presque nulle la valeur du nôtre; i\ n'a même aue- «leoié que pendant un temps assez court Ta richesse de ceux qui le faisoient extraire pomr nous l'apporter. Ces minçs ont englouti les nations américaines et Repeuplé l'Europe. QueUe dilféreuoç pour la nature e^ pour Fnuina,Qité, si lei| myriades, djç malheureux qui «ni péri di^ ces fouilles profondes des en- IjraUlet de (a terre e\v^nt employé leurs bras 4 la Clôture de ^sur^ce I ils auiroient changé l'aspeet br^( et sauyage de leurs terres infonties «9 guèrets réguliers , ^a ri/|nies campagnes, aussi fécondes qu'elles étoien^ stériles «t qy'eUf^ 1^ sont encore ; mais les conqvérans ont-ils jamais entendu la voix de la sa-

gesse, ni même le cri As la pitié t leurs stvles vues sont la déprédatkMi en la destnictioa ( ils se permettent tous les exeès du fort epotre le foilile ; la mesure de leur gloire est celle de leurs crimes , et leur triomphe l'opprobre de la vertu. En dépeuplant ce neu- ▼eau monde, ils lont défiguré et presque anéanti; les vicilmes sans iiembre quHIs ont immolées à leur cnpidlié'riiàlÉdiendlle aaront toujours des voix qui rédamepom à jamais contre leur cruauié ; tout l^or qu'on a tiré de l'Amérique pèse peut-être meîns que le sang humain uu'on y a répands.

Comme cette (erre éfoit de tentes la plus nouvelle, la plus intacte, et la plus récemment peuplée, elle' brilloit encore, il y a trots siècles, de tout Ver et l^gf^nt que la nature y avoit versés avec profusion : les naturels n'en avoient ramassé que ponr leur commodité , et non |)ar besoin ni par etipidUé; ils en avoient fait des instrttmens , des vases, des ornemens, el non pas des monneies eu des signes de ridiesse exclusifc ; ils en eslimoierït la valeur par F-usage , et aumienl

Î)référé notre fer , s'ils eussent eo l'art de 'employer. Quelle dut être knr surprise lorsqu'ils virent des hommes sacrifier la yie de tant d'autres hommes et quelquefois la leur propre, à la recherche de cet or que souvent ils dédaignoient de mettre en œuvre!

Les Péruviens rachetèrent leur roi , que ee« pendant on ne leur rendk pas, pour plusieurs milliers pesant d*Br ; les Mexicains en avaient fait à peu près autant, et furent trompés de même : et pour couvrir Fhorrsar de ces violations , ou plutôt pour étouffer les germes d*une vengance éternelle, on fint par exterminer presque en entier ces malneureuses nations ; car à peine resle-l-il la millième partie des ancîenâ peuples auxquels appartenoient ces terres, stnr lesqi^êHes leurs descendants, en tr^petit nombre» languissent dans resclavage, ou toèoenl une vie fugitive. Pourquoi donc n*M-an pas nréffiré de partager avec eux ces terres qin fàsolent lenr domaine? pourquoi ne leur en eéderoiton pas quelque portion aujourdliui, puisqu'elles sont si vastes et plus d^ux trois quarts incultes , d'autant qunn nVi plus rien à redouter de leur nombre? Vaines représentations, hélas 1 en lireur de l'humanité : le philosophe pourra les approuver; mais les nommes puissans dmgneroat-ib les entendre ?

Laissons donc cette morale afl^^ettiilei, à laquelle je n'ai pu m'empècher de revenir à la vue du triste spectacle que nous présentent les travaux oes nûiies en Amérique : je

ht L'on.

nVn à6\s p&s mdins incRcftier ici tes li«iix «à elles se Irouteht, comme je l*ai fiiit jwar lêH autfes parties du monde; et, à eocmieiicér par rîle de Saint-Domingue , notis tronTerotis qu*il y a des' mines d'or dan» une méntagne pfèâ de te fille de San-lagoHl€hlo9- CahallertiS , et qne lès eanx «jui en deseeiH dent ehtraînem et déj)0Sent de gfos gfaJn« d'or ; qu1l y ctt fe de même dans THe de Guba et dans celle de ^amte^Marie , dont les mines ont été décdUTertes âti conmiencemefii du siècle dernier. Leà espagnol* wi! tfutreM»

eropîô^è un grand nombffe d*esclates du ira^ vail de ces mines : outre Vor que Ton liitrit du saLle , îl s'en irotttoit souvent d'ftsseK grd» morceaux cotfimre enchâssés natarellemeifl dans les rochers. Ll1e de Itf iVinitê fi àniftl des mineâ et des rivières qui fournissedt de l'or.

Dans le continent, à commem^ p»

I^sthme de Patnama , les hiines d'or âé trouvent en grand nombre; celles duDarien !k)ht }tà plus riches, et fournissent plus que eelles de veragua et de Panama, indépendamment âé produit des mines en montagnes , les rhrèM res de cet isthme donnent aussi beauc(yttp d^or en grains, en paillettes, et en poudre; ordinairement mêle d'an sable ferrugineut qu'on en sépare avec f'aimant. Mais c-est ati Mexique où Tor s'est trouvé répandu avee le plus de profusion. L'ttlie des mines les plus fameuses est ceTle de Mezqnttal, dont •nous avons déjà parlé. La pierre de cette mine , dit M. Bowles , est un quarts blanc mêlé en moindre quantité avec an quarti couleur de bois otf de corne, qui fart fett contre l'acier : on y voit quelques petites taches vertes, lesquelles ne sont qtre des cristaux qui res^mktent aux émeraudes en groupes, et dont l'intérieur contient de petits grains d'or. Presque tontes les autres provinces du Mexique ont missi des mines a'or, ou des mines d'argent plus ou nïotns mêlé d'or. Selon le même M. BowTes, celfe de Mezquital, quoique la meilleure, ne donne au quintal que trente onces d'argeift et vingt-deux grains d'or et demi. Mais if y a apparence qu'il a été mal informé sur la nature et le prdduit de dette mine ; car Si elTe ne tenoit en effet qne vingt-deux grains d'or et demi sur trente onces d'argent par quintal , ce qui ne feroit pas six grains a'ôr par mare d'argent, on n'en feroit pas le départ à la monnoie de Mexico, pinsqn^l ést réglé par les ordonnances qu'on ne séparera

3ue l'argent tenant par marc vingt-sept grdns 'or et an dessous, et qn'autrefois 21 falloit trente grâinS pour qu'on en fit îe départ ; oe

qui 6st, comme Toii voit, vAe très {MUite diiàntité d'or étt oomptràison de celle de rargent; et cet argent du Mexique < Kstani toujours mêlé d*un peu d'or, même àprèi les opérations du départ t est plut estimé que celui dd Péroa^ surtout phtt que oehii des mines de Sainie-Pécaqee « qbe l'on tniiisporle à Gompoftetle.

Les* relateors e'accordeal à dire que la Brovinoe de Garthagène fournisseit autrefois oeauooup d'or, et l'on y voit encore des fouilles et des travaux tvèsHkneieds; nais ilè sont actuellement abandonnés. C'est au Pé« ron que le travail de tes mines est at^ourd'hui en pleine exploitation. Fréiier remar* que seulement que les mines d'or sont astea rare» dani la . partie méridionale de ee royaume, mais que la province de Popajrab en est remplie , et que i'ardeur pour les exploiter semble être toujours k nièméi M. dinioa dit qne chaque jour on y découvfb de nôttvdleB mines qu'on s'empvesse de , mettre en valetfr , et nous ne pouvons mieat faire que de rapporter iei ee. que ce savant naturaliste péruvien a éerit sur les isines es son pays. « Les parddot on districts de ^k^ de BuffOf â^AlmttgUêr^ et de Êaritocgmt^ sont, dit-il, les plus dx>ndans en métal, avec l'avantage que l'or y est très pur^ et qn'on n'a pas besoin d'y employer 4e tnerw eure pour le séparer des parties étrangèresL Les mineurs appellent minas de Casa eelleft où le minéral est renfermé entre des pierres^ Celles de Popayan Ae sont pas dans cal ci»

dre; car Ter S^ trouve répandu dans ki terres et les saMes... Dam le bailliago de Chùûo, outre les mince qui se traitent au lavoir, il s'en trouve quelques unes en le minerai est enveloppé d'autres matière» métalliques et de sucs bitumie^nx dont onr nb peut le séparer qu'au moyen do mercure.

La platine est un autre obéiaele qui oblige

Quelquefois d'abandonner les mines s en onne ce nom à une pierre si dure^ qiid, fie pouvant la briser sur UFie enehime d'acier ni ra réduire par la calcination , on ne pebt tirer le minerai qu'elle renferme qu'avec un travail et des frais extraordinaires. Ent#e toutes ces mines , il y en a plusieurs oà l'or est mêlé d'un tomSao aussi fin que eedui de rOrient, avée la propriété singulière de ie jamais enjgendrer de vert-de-gris etéerésiiar àn^t acides.

9t Dans le bâiHisM de Zérumn mt FéroÉ, Ytft des mines est le si bit alei, qu'il n'est quelquefois qu*i' dix-huif et même èi seiie karats; mais eette mauvaise qualité esr réparée par Firibondanee...» hB goth^sTneanent

MINÉRAUX

de /«Ai de Bracémarù* â dei mmes de la même espèce , qui reodoient beaucoup il j a un tiède.... Autrefois il y airoit quantité de mines d*or ouvertes daus la province de Quito, et plus encore de mines d'argent...

On a recueilli des grains d'or dans les ruis- <«anx qni tirent leur source de la montagne de Pitchinclta; mais rien ne marque qa*on y ait ouvert des aunes.... Le pajFS de Pàttactanga , dans la joridiciion de Riobamba , est si rempli de mines, qu'en 1743 un habitant de cette ville avoil fait enregistrer pour son seul compte dix-huit veines d'or et d'argent toutes riches et de bon aloi. L'une de ces mines d'argent rendoit quatre-vingts marcs par cinquante quintaux de minerai , tandis qu'elles passent pour riches quand elles en donnent huit à dix marcs.... Il y a aussi des mines d'or et d'argent dans les montagnes de la juridiction de Cuenfa , mais qui rendent peu. Les gonvememens de Quixos et de Maeas sont riches en mines; ceux de Marinas et ^Atamès en ont aussi d'une grande valeur... Les terres arrosées par quelques rivières qni tombent dans le Maragnon, et par les rivières de San-loiço et de Mita^ sont remplies de veines d'or. *

Les anciens historiens du Nouveau-Monde, et entre antres le P. Acosia , nous ont laissé quelques renseignmneus sur la manière dont la nature a disposé l'or dans ces riches contrées; on le trouve sous trois formes différentes : l'^en grains ou pépites , qui sont des morceaux laassifis et sans mélange d'aiH tre métal ; a** en poudre; 3o dans des pierres. « J'ai vu, dit cet historien, quelques unes de ces pépites qui pesoieut plusieurs livres. L'or, dit-il, a par excellence sur la autres métaux de se trouver pur et sans mélange; cependant, ajouie-t-il, on trouve quelquefois des pépites d'argent tout-à-fait pures : mais I'cnt en pépites est rare en comparaison de celui qu'on trouve en poudre.

L'or en pierre est une veine d'or infiltrée dans la pierre, comme je l'ai vu à Caruma^ dans le gouvernement des salines.... Les anciens ont célébré les fleuves qui rouloient de l'or; savoir, le Tage en Espagne, le Pactole en Asie, et le Gange aux Indes orientales.

Il y a de même dans les rivières des lies de •Barlovento, de Cuba, Porto-Rico, et Saint- Domingue, de l'or mêlé dans leurs sables....

Il s'en trouve aussi dans les torrens au Chi- . lî , à Quito , et au nouveau royaume de : Grenade. L'or qui a le plus de réputation est celui de Caranàva au Pérou, et celui de • ValHi^fia au Chili, parce qu'il est très-pur •et de vingt-trois karals et demi. L*on fait

aossi état de l'or de Veragua^ qui est -trèsfin : celui de la Chine et des Philippines, qu'on apporte en Amérique, n'est pas, à beaucoup près, aussi pur. » .

Le voyageur Wafer raconte qu'on trouve de m^ne une grande quantité d*CH* dans les sables de la rivière de Coqidmbo au Pérou , et que le t^rain voisin de la baie où se décharge celte rivière dans la mer est comme poudré de poussière d'or, au point, dit-il, que quand nota y marc/ùoas, nos hahits en étaient couverts; mais cette poudre était si menue, que c'eût été un ouvrage infirù de vouloir ta ramasser, « La même chose nous arriva, continue-t-il, dans quelques autres lieux de celte même côte, où les rivières amènent de cette poudre avec le sable ; mais l'or se trouve en paillettes et en g^ins plus gros à mesure que Ton remonte ces rivières aurifères vers leurs sources. »

Au reste, il iMiroii que les grains d'or que l'on trouve dans les rivières ou dans les teires adjacentes n'ont pas toujours leur brUlaint jaune et métallique; ils sont souvent teiats d'autres couleurs, brunes, grises, etc. : par exemple, on tire des ruisseaux du pa^s d'^recaja de l'or en forme de dragées de plomb , et qui ressemblent à ce métal par leur couleur grise; on trouve aussi de cet or gris dans les ton*ens de Coroyeo : celui que les eaux roulent dans le pays d'Arecaja vient probablement des mines de la province de Carabaja, qui en est voisine; et c'est l'une des contrées du Pérou qui est la plus abondante en or fin , qu'Alphonse Barba dit être de vingt-trois karats trois grains , ce qui seroit à très- peu près aussi pur que uotre or le mieux raffiné.

Les terres du Chil^sont presque aussi riches en or que celles du Mexique et du Pérou. On a trouvé à douze lieues vers l'est de la ville de la Conception des pépites d'or, dont quelques unes étoient du poids de huit ou dix marcs , et de très-haut aloi. On tiroit autrefois beaucoup d'or vei's Angol , à dix ou douze lieues plus loin, et l'on pourroit en recueillir en mille autres endroits; car tout cet or est dans une terre qu'il suffit de laver. Frézier, dont nous tirons cette indication, en a donné plusieurs autres, avec un égal discernement, sur les mines des diverses provinces du Chili. On trouve encore de For dans les terres qu'arrosent le Maragnon, l'Orénoque, etc.; il y en a aussi dans quelques endroits de la Guiane. Enfin les Portugais ont découvert et fait travailler depuis près d'un siècle les mines du Brésil et du Paraguay, qui se sont trouvées, dit-on, encore

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