voyez les ^damons dt Buf^n,, page
i, toyes lés AMtiôm A Buffl^n , page 87.
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dessous de cette profondeur seroient glacées sans la chaleur intérieure de la terre, qui seule peut entretenir leur liquidité. Et de même il est encore prouvé, par Texpérience , que la chaleur des rayons solaires ne pénètre pas à quinze ou vingt pieds dans la terre ,
Suisque la glace se conserve à cette profon* eur pendant les étés les plus chauds. Donc il est démontré qu*il y a au dessous du bas* sin de la mer, comme dans les premières couches de la terre, une émanation conti* nuelle de chaleur qui entretient la liquidité des eaux, et produit la température de la terre ; donc il existe dans son intérieur une chaleur qui lui appartient en propre , et qui est tout-à'fait indépendante de celle que le soleil peut lui communiquer.
Nous pouvons encore conûrmer ce fait général par un grand nombre de faits particuliers. Tout le monde a remarqué , dans le temps des frimas, que la neige se fond dans tous les endroits ou les vapeurs de l*intérieur de la terre ont une libre issue, comme sur les puits, les aqueducs recouverts, les voûtes, les citernes, etc., tandis que sur tout le reste de Tespace où la terre resserrée par la gelée intercepte ces vapeurs, la neige subsiste et se gèle au lieu de fondre. Cda seul suffiroit pour démontrer que ces émanations de rintérieur de la terre ont un degré de chaleur très-réel et sensible. Mais il est inutile de vouloir accumuler ici de nouvelles preuves d'un fait constate par l'expérience et par les observations ; il nous suffit 3u'on ne puisse, désormais le révoquer en oute , et qu'on reconnoisse cette chaleur intérieure de la terre comme un fait réel et général , duquel , comme des antres faits généraux delà nature, on doit déduire les effets particuliers.
Il en est de même du quatrième fait : on ne peut pas douter, d'après les preuves démonstratives que nous en avons données dans plusieurs articles de notre Théorie de la terre, que les matières dont le globe est composé ne soient de la nature du verre > :
X. Cette rérité générale , que noas pouvons démontrer par l'expérience , a été soimçonnée par Leibnitz, philosophe dont le nom fera toujours grand honneur k l'Allemagne. « Sane plerisque « creditnm et à sacris etiam scriptoribus insinuatum « est conditos in abdito telluris ignis thesauros.... <f AdjuTant vultns , nam omnis ex fnsione scoaxjB «TXTax est axics.... Talem vero esse globi nostri « superficiem (neque , enim ultra penetrare nobis « datnm) reipsâ experimur ; omnes enim terra; et «lapides igae ritrum reddunt.... nobis satis est « admoto igné omnia terrestria in vitbo vivxki. » Ipsa magna telluris ossa undaeqne illac rupes atque « immortales silices eùm tota fere in ritrum abeant>
DE LA NATURE
le fond des minéraux, des végétaux, et des animaux, n'est qu'une matière vitrescible; car tous leurs résidus, tous leurs détrimens ultérieurs , peuvent se réduire en ve-rre. Les matières que les chimistes ont appelées refractaires, celles qu'ils regardent comme infusibles , parce qu'elles résistent au feu de leurs fourneaux sans se réduire en verre ,
5 cuvent néanmoins s'y réduire par l'action 'un feu plus violent Ainsi toutes les matières qui composent le globe de la terre , du moins toutes celles qui nous sont connues , ont le verre pour base de leur substance; et nous pouvons, en leur faisant subir la grande action du feu , les réduire toutes ultérieurement à leur premier état *.
La liquéfaction primitive de la masse entière de la terre par le feu est donc prouvée dans toute la rigueur qu'exige la plus stricte logique : d'abonl à priori , par le premier fait de son élévation sur l'équateur et de son abaissement sous les pèles ;>ao ai actu, par le second et le troisième &it de la chaleur intérieure de la terre encore subsistante ; 3** à posteriori , par le quatrième fait , qui nous démontre le produit de cette action du feu, c'est-à-dire le verre, dans toutes les ' substances terrestres.
Mais quoique les matières qui composent le globe de la terre aient été primitivement de la nature du verre , et qu'on puisse aussi les y réduire ultérieurement , on doit cependant les distinguer et les séparer relativement . aux différens états où elles se trouvent avant ce retour à leur première nature, c'est-àdire avant leur réduction en verre par le moyen du feu. Cette considération est d'au-
«quid nisi concreta sunt ex fnais olim corporibus « et prima illa magnaque vi quam in facilem adhnc «materiam exercuit ignis natnrœ.... cùm igitur «omnia quœ non ayolent in auras, tandem fuii. « dantnr, et , speculorum imprimis urentium ope , « TÎtri naturam sumant, bine facile intelliges vitrum «esse yelut tbr&jk basiit , et naturam ejus csctero» « mm plerumque corporum lanris latere. » (G. G. Ldbnitii Protogœui Goettingœ, X749> p*g^ 4 et 5.) \Adi.Buff.)
a. J'avoue qu'il y a quelques matières que le feu de nos fourneaux ne peut réduire eu verre; mais au moyen d'un bon miroir ardent ces mêmes matières s'y réduiront : ce n'est point ici le lieu de rapporter les expériences faites avec les miroirs de mon invention , dont la chaleur est assez grande pour volatiliser ou vitrifier toutes les matières exposées à leur foyer. Mais il est rrai que jusqu'à ce jour l'on n'a pas encore en des miroirs assez .puissans pour réduire en verre certaines matières du genre vitrescible, telles que le cristal de roche , le silex on la pierre à fusil ; ce n'est donc pas que ces matières ne -soient par leur nature réductibles en verre comme les antres , mais seulement qu'elles exigent un feu plus violent. {AdA» Buff.)
tant plus nécessaire ici, que seule elle peut nous indiquer en quoi diffère la formation de oes matières : on doit donc les diviser d*abord en matières vilrescibles et en matières calcinables ; les premières n'éprouvant aucune action de la part du feu , à moins qu'il ne soit porté à un degré de force ca« pable de le convertir en verre ; les autres , au contraire , éprouvant à un degré bien inférieur une action qui les réduit en chaux.
La quantité des substances calcaires , quoique fort considérable sur la terre , est néanmoins très-petite en comparaison de la quantité des matières vitrescibles. Le cinquième fait , que nous avons mis en avant , prouve que leur formation est aussi d*un autre temps et d'un autre élément ; et Ton voit évidemment que toutes les matières qui n'ont pas été produites immédiatement par l'action du feu primitif ont été formées par l'intermède de l'eau, parce que toutes sont composées de coquilles et d'autres débris des productions de la mer. Nous mettons dans la classe de\ matières vitrescibles le roc vif, les quartz, les sables, les grès et granités , les ardoises, les schistes , les argiles , les métaux et minéraux métalliques : ces matières , prises ensemble , forment le vrai fonds du globe , et en composent la principale et très-grande partie ; toutes ont origiuairement été produites par le feu primitif. Le sable n'est que du verre en poudre; les argiles , des sables pourris dans l'eau ; les ardoises et les schistes, des argiles desséchées et durcies; le roc vif, les grès , le granité , ne sont que des masses vitreuses ou des sables vitrescibles sous une forme concrète; les cailloux , les cristaux , lés métaux et la plupart des autres minéraux , ne sont que les stiUations , les exsudations , ou les sublimations de ces premières matières, qui toutes qpus décèlent leur origine primitive et leur nature commune par leur aptitude à se réduire immédiatement en verre.
Mais les sables et graviers calcaires, les craies, la pierre de taille, le moellon, les marbres , les all)âtres , les spaths calcaires, opaques , et transparens , toutes les matières, en un mot, qui se conveitissent en chaux , ne présentent pas d'abord leur première nature : quoique originairement de verre comme toutes les autres, ces matières calcaires ont passé par des filières qui les ont dénaturées; elles ont été formées dans l'eau ; toutes sont entièrement composées de madrépores , de coquilles , et de détrimens des dépouilles de ces animaux vraiment, aquatiques, qui seuls savent convertir le liquide
mis ÉPOQUES DK LA NATUllÈ. ^^
en solide , et transformer l'eau de la mer en pierre *. Les marbres communs et les autres piorres calcaires sont composés de coquilles entières et de morceaux de coquilles, de madrépores, d'astroïtes, etc., dont toutes les parties sont encore évidentes ou très-reconnoissables : les graviers ne sont que les débris des marbres et des pierres calcaires que l'action de l'air et des gelées détache des rochers , et Ton peut faire de la chaux avec ces graviers , comme l'on en fait avec le marbre ou la pierre ; on peut en faire aussi avec les coquilles mêmes et avec la craie et les tufs, lesquels ne sont encore que des débris, ou plutôt des détrimens de ces mêmes matières. Les albâtres , et les marbres qu'on doit leur comparer lorsqu'ils contiennent de l'albâtre, peuvent être regardés comme de grandes stalactites qiii se forment aux dépens des autres marbres et des pierres communes : les spaths calcaires se forment de même par l'exsudation ou la stillation df.ns les matières calcaires , comme le cristal de roche se forme dans les matières vitrescibles. Tout cela peut se prouver par l'examen attentif des inonumens de la nature.
PREMIERS MONUMEirS.
On trouve à la surface et à l'intérieur de la terre des coquilles et autres productions de la mer ; et toutes les matières qu'on appelle calcaires sont composées dé leurs détrimens.
sxcoiins MOvuKRirs.
En examinant ces coquilles et autres productions maritimes que l'on tire de la terre en France, en Angleterre, eu Allemagne, et dans le reste de l'Europe, on recounoit qu'une grande partie des espèces d'animaux auxquels ces dépouilles ont appartenu ne se trouvent pas dans les mers adjacentes , et que ces espèces ou ne subsistent plus ou ne se trouveut que dans les mers méridionales :
de même on voit daus les ardoises et dans d'autres matières, à de grandes profondeurs, des impressions de poissons et de plantes dont aucune espèce n'appartient à notre climat , et lesquelles n'existent plus , ou ne
X. On peat se former nne idée nette de cette conTersion. L'eau de la mer tient en dissolution des particules de terre qui , combina avec la matière imimaie , ooncoarent h former les coquilles par le mécanisme de la digestion de ces animaux testacés ; comme la soie est le produit du parenchyme dn fenilles , combiné avec la matière animale du ver-
DES ÉPOQUES DE LÀ NATDHE
se trouvent subsistantes que dans les climats méridionaux.
TROZSIXMES MonuuEirs.
On trouve en Sihérie et dans les autres contrées septentrionales de TEurope et de TAsie des stiuelettes , des défenses , des os seinens d^élephaiit, d^hippopotame, et de rliiiiocéros , en assez grande quantité pour être assuré que les espèces de ces animaux,
3ui ne peuvent se propager aujourd'hui que &ni les terreâ du midi, existoient et se pro|)ageoient aillrefois dans les terres du nord ; et Ton a observé que ces dépouilles d*éléplianl et d'autres animaux teirestres se présentent à une assez petite profondeur, an lieu que les coquilles et les autres débris des productions de la mer se trouvent enfouis à de plus grandes profondeurs dans riuléi'ieur de la terre.
QCATaiiMxs MOirnuEVs.
On trouve des défenses et des ossemens cVèléphant, ainsi que des dents d*hippopolame, non seulement dans les terres du iiorà de noire continent, muis aussi dans celles du iioi*d de TAmérlque , quoique les espèces de réiépbant et de l'hippopolarae n'existent point dans ce cotitineut du Nouveau- Mondtâw
CINQUIEMES MOMUMEN^.
On trouve dans le milieu des continens, dans les lieux les plus éluigoéfl des mers , un noniUre infini de cotpiilles dont la plupait âppaHienneht ttuk animaux de ce genre actuellement existans dans les mers mérîdionales , et dont plusieurs autres u'ont aucun analogue vivant , en sorte que les espèces ta paroissent perdues et détrilites par des causes Jusqu à présent inconnues.
Ëtt comparant ces monumens avec les faits, on voit d'abord que le temps de h.
formation des matiè^es vitrescibles est bilan plus reruté que celui de la bomposition des sut>stânccs calcaines ; et il patoit qu*on péUtdéjà distinguer quatre et même ciflq époques dans la plus grande profondeur des temps ; la première , où la matière du globe étant eu fusioa par le feu, la terre a pris sa forme, ei s'est élevée sur Téquateur et abais:iée sous lés pôles par son mouvement de rotation; la seronde, où cette matière du globe s*ctanl consolidée a formé les gran^ des masses de matières vitxescibles; la troi-
sième , oiîi la mer, couvnmt la tejire actuellement habitée, à nourri lés ânioiatix à coquille dout les dépouilles ont formé les substances calcaires; et la quatrième, oîi s'est faite la retraite de ces mêmes mers qui cou- Vroienl nos continens. Une cinquième époque , tout aussi clairement indiquée que lei quatre premières , est celle du tem^is où les éléphans, les hippopotames, et les autres animaux du midi, ont habile les terres du nord ; celte époque est évidemment postérieure à la quatrième, puisque les dépouilles de ces animaux terrestres se trouvent prèsque k la surface de la terre, au lieu que celles des aniinaux marins sont, pour la plupart et dans les mêmes lieux, enfouies à de grandes profondeurs.
Quoi ] dira-t-on , les éléphans et les autres animaux du mîdi ont autrefois habité les terres du nord? Ce fait, quelque singulier, quelque extraordinaire qu'il puisse paroitre, n'en est pas moins, certain. On a trouvé et on trouve encore tous les joiu^s en Sibérie, en Russie, et dans les autres contré.es septentrionales de l'Europe et de l'A- j sie, de l'ivoire en giande quantité; ces dé- . feuses d'éléphant se tirent à quelques pieds sous terre , ou se découvrent par les eaux lorsqu'elles font tomber les terres du bord des fleuves : on trouve Ces ossemens et défenses d'éléphant en tant de lieux différeiis et en si gi'and nombre, qu'on ne ileut plus se borner à dire que ce sont les dépouilles de quelques éléphans amenés par les hommes dans ces climats froids; ou est maintenant forcé par les preuves réitérées de convenir que ces animaux étuient autrefois habit ans naturels de^ contrées du nord, comme ils le sont aujourd'hui dei contrées au midi ; et ce qui paioit encore rendre le fait plus merveilleux) c'est-à-dire plus ditûcilc à expliquer, c'est qu'on trouve ces dépouilles des animaux du midi de notre continent non seulement dans lés pi*ovinces de notre nord, mais aussi dans les terres du. Canada et des autres paities de l'Amérique septentrionale* Nous avons au Cabinet du Koi plu- ^ sieurs défenseft et un grand nombre d'o^semens d'éléphant trouvés en Sibérie ; nous a\ons d'iHiUes déienses et d'autres os d'élé-. ' pliant qui ont été trouvés en France , et enlin no|is avons des défenses d'éléphant et des dents d'iiippopotame trouvées en Amérique dans les terres voisines de la riviàre | d'Ôhio. il est dou« nécessaire que ces animaux , qui ne peuvent 8id>sister et ne sub- i siatent en effet aujourd'hui que dan)* les pays chauds , aient autrefois exi&té dans iei
SES ÉPOQUES DE LA NATURE
diikiats du nord^ et c|tae par cenàéqueilt eette sone froide lût alors aussi chaude qtla Test aujourd'hui n.otr« xolie lorride ; car il n*cat pas ponible que la forme codstitutÎTè, ou, 81 Ton Téut, l'habitude réelle du cOrfM des anÎBAauK , ^lii est eè qu'il ^ a de plus fixe dans la naiure» ait pu âiangei-au point de dotmer le tétàpérameat du reone a Téléphant , ni de supposer que jamais ces animaux du midi, oui ont besoin d'une ^ande cfaaJeur pour sunsister, eussent pu Tiyre et se multiplier dans les terres du nord ^ si la température du climat eût été aussi froide qu'elle Test aujourd'hui. M. Omelin^ qui A parcouru la Sibérie , et qui a ramassé lui*méme plusieurs oasemens d'éléphant dans ces terres septentrionales , cherche à ren* àte raison du fait en supposant que de gran* des inondations survenues dans les terréi méridionales Ont chassé les âéphans Yen les Contrées du bord ^ où ils auront tous péri à la fois par la rigueur du climat. Mais celte eause supj^osée n'est pas proportionnelle à l'bfTet : ou a peut-être déjà tiré du nord plus d'ÎToire que tous les éléphans des Ih« des actuellement vivans o*en pourroient fournir; on en tirera bien davantage avec le temps , lorsque ces vastes déserts du nord« qui sont à peine reconntts , seront peuplés , etque les terres en seront remuées et fouilléèi par les mains de l'homme. D'ailleurs , il se* roit bien étran^ que ces animaux eussent pris la route qui cOnvenoit le lùoiùs à leur natare « puisque , en les supposant poussée par des itioildatlons du micii , il leur restoU deux fitltes Naturelles vers l'orieht et vers Fodcident. Et pourquoi fuir jusqu'au soixan-* tième degré du nord, lorsqu'ils pouToient s'arrêter en chemin , ou s'écarter à côté dans des terres plus heureuses ? Et comment coo* oevoir que , par une inoudation des meus méridionales , ils aient été chassés à mille lieues dans notre Continent et k plus dfe ïtoîa mille lieues dans l'autre? Il et impossible qu'un débordonent de la mer des grandes Indes ait envoyé des éléphans en Canada ai mÀine en Sibérie, et il est également tmposf sibie qu'ils y soient arrivés en nombre aussi grand que l'indiquent lieurs dépouilles.
étant peti satisfait de cette eiEpUcation^ j'ai fénaé qu'on pouvoit en donner une autre plus plattsible et qui s'accorde parfaitement avec ma théorie de là terre. Mais, aVant dd la présenter, j'observerai, pour prévenir tontes difficultés, i** que l'ivoire qu'on trouve en Sibérie et en Canada est certainement de rivoâhe d^étépiiaiit, et noh pas de l'ivoire de morse ou vache marine, comme quelques
voyageurs l'ont prétendu t oa trouve ailssi daAs leë terres septentHonales de l'ivoire fossile de morse ; mais il eit différent dé celui de l'éléphant, et il est fiicile de les distinguer par là comparaison de leilr tex-^ tare intérietire. Les défenses » les dents ma*chelières, les omoplates, les fémurs « et les autres ossemens trouvés dans les tei*res dli Bord, sont certainement des os d'éléphbntl nous les avons comparés aux différentes par> ties respectives du squelette entier de l'ékâ^ fihant , et l'on ne peut douter de leiir idiintité d'espèce» Les grosses deuts câlréH truu^ vées dans ces mêmes terres du nord , dont là face qui broie est en forme de trèfle , ont tous \eà caractères des dents molaires de l'hippopotame ; et ces autres énormes dents dont la face qui broie est composée de grosses pointes mousses » ont appartenu à une espèce détruite aujourd'hui sur la terre, comme les grandes volutes appelées cornei d'j^mmon soût actuellement détruites dans la mer.
ao Les os et les défenses de ces anciens éléphans sont au moins aussi grands et ausbi gros que ceux des éléphans actuels * , aux-»
quels nous les avons comparés ; ce qui prouvé que ces animaux n'habitoient pas les terres du nord par force, mais qu'ils y existoient dans leur état dé nature et de pleine liberté, puisqu'ils y avoient acquis leurs plus hau»
tes dimensions et pris leur entier accroisse* ment. Aiiili l'on ne peut pas supposer qu'ih y aient été transportés par les hommes ; le seul état de captivité, ludépendamment de la rigueur du climat , les auroit réduits au quart ou au tiers de la grandeur que nous montrent leurs dépouilles >.
5* La grande quantité que Ton en a déjà trouvée par hasard dans ces terres presque désertes où personne ne cherche sunit pour démontrer que ce n'est ni par un seul ou pllisieûrs accidéns ni dans un seul et même temps que quelques individus de cette espèce se sont trouvés dans ces contrées du nord, mais qu'il est de nécessité absolue