‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 2)Chapitre 104 sur 361 · LE GANG A · texte numérisé non relu

LE GANG A

fort peureux, et qui ne se croit en sûreté contre la serre de l'autour que lorsqu’il est dans les bois les plus épais; autre différence qui n’est peut-être qu’une suite de la première, et qui. jointe à plusieurs autres différences de détails faciles à saisir par la comparaison des figures et des descriptions, pourroit faire douter avec fondement si l’on a eu raison de rapporter à un même genre des natures aussi diverses. Le ganga, que les Catalans appellent aussi perdrix de Garrira , est à peu près de la grosseur d’une perdrix grise : elle a le tour des yeux noir, et point de flammes ou sourcils rouges au dessus des yeux ; le bec presque droit ; l’ouverture des narines à la base du bec supérieur et joignant les plumes du front ; le devant des pieds couvert de plumes jusqu’à l’origine des doigts; les ailes assez longues; la tige des grandes plumes des ailes noire; les deux .pennes du milieu de la queue une fois plus longues que les autres, et fort étroites dans la partie excédante : les pennes latérales vont toujours en s’accourcissant de paît et d’autre jusqu’à la dernière. Il est à remarquer que de tous ces traits qui caractérisent cette prétendue gélinotte des P) rénées, il n’y en a peut-être pas un seul qui convienne exactement à îa gelinotte proprement dite.

La femelle, n° roô, est de la même grosseur que le mâle, n° ro5: mais elle en diffère par son plumage, dont les couleurs sont moins belles, et par les filets de sa queue, qui sont moins longs. Il paroît que le mâle a une tache noire sous la gorge, et que la femelle, au lieu de cette tache , a trois bandes de la même couleur qui lui embrassent le cou en forme de collier.

Je n’entre pas dans le détail des couleurs du plumage , la figure enluminée les présente avec exactitude; elles se rapportent assez avec celles de l’oiseau connu à Montpellier sous le nom d 'angel , et dont Jean i Culmann avoit communiqué la description à Gesner : mais les deux longues plumes de la queue ne paraissent point dans cette description, non plus que dans la figure que Rondelet avoit envoyée à Gesner, de ce même angel de Montpellier, qu’il prenoit pour l 'ænas d’Aristote; en sorte qu’on est fondé à douter de l’identité de ces deux espèces ( l’angel et le ganga), malgré la convenance du lieu et celle du plumage, à moins qu’on ne suppose que les sujets décrits par Culmann et dessinés par Rondelet étoieut des femelles, qui ont les filets de la

queue beaucoup plus courts, et par conséquent moins remarquables.

Cette espèce se trouve dans la plupart des pays chauds de l’ancien continent , en Espagne , dans les parties méridionales de la France, en Italie, en Syrie, en Turquie et Arabie , en Barbarie , et même au Sénégal ; car l’oiseau représenté sous le nom de gelinotte de Sénégal, n° i3o, n’est qu’une variété du ganga ou gélinotte des Pyrénées; il est seulement un peu plus petit ; mais il a de même les deux longues plumes ou filets à la queue , les plumes latérales toujours plus courtes par degrés à mesure qu’elles s’éloignent de celles du milieu , les ailes fort longues , les pieds couverts par devant d’un duvet blanc , le doigt du milieu beaucoup plus long que les latéraux , et celui du derrière extrêmement court , enfin point de peau rouge au dessus des yeux ; et il ne diffère du ganga d’Europe que par un peu moins de grosseur et un peu plus de rougeâtre dans le plumage. Ce n’est donc qu’une variété dans la même espèce, produite par l’influence du climat ; et ce qui prouve que cet oiseau est très-différent de la gélinotte , et doit par conséquent porter un autre nom, c’est qu indépendamment des caractères distinctifs de sa figure, il habite partout les pays chauds, et ne se trouve ni dans les climats froids , ni même dans les tempérés; au lieu que la gélinotte ne se trouve en nombre que dans les climats froids.

C’est ici le lieu de rapporter ce que M. Shaw nous apprend du kittaviah , ou gelinotte de Barbarie, et qui est tout ce qu’on en sait , afin que le lecteur puisse comparer ses qualités avec celles du ganga ou gélinotte des Pyrénées, et juger si ce sont en effet deux individus de la même espèce.

« Le kittaviah, dit-il, est un oiseau granivore et qui vole par troupes : il a la forme et la taille d’un pigeon ordinaire, les pieds couverts de petites plumes, et point de doigt postérieur ; il se plaît dans les terrains incultes et stériles. La couleur de son corps est un brun bleuâtre, tacheté de noir; il a le ventre noirâtre et un croissant jaune sous la gorge; chaque plume de la queue a une tache blanche à son extrémité, et celles du «milieu sont longues et pointues comme dans le mérops ou guêpier. Du reste , sa chair est rouge sur la poitrine; ma-is celle des cuisses est blanche : elle est bonne à mander, et de facile digestion. »

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i; ATT AG AS.

Cet oiseau est le francolin de Belon , qu’il ne faut pas confondre, comme ont fait quelques ornithologistes, avec le francolin qu’a décrit Olina : ce sont deux oiseaux trèsdifférens , soit par la forme du corps, soit par les habitudes naturelles. Le dernier se tient dans les plaines et 1rs lieux bas; il n’a point ces beaux sourcils couleur de feu qui donnent à l’autre une physionomie si distinguée : il a le cou plus court , le corps plus ramassé, les pieds rougeâtres, garnis d éperons et sans plumes, comme les doigts sans dentelures; c’est-à-dire qu’il n’a presque rien de commun avec le francolin dont il s’agit ici, et auquel, pour prévenir toute équivoque , je conserverai le nom d 'uttagas, qui lui a été donné, dit-on, par onomatopée, et d’après son propre cri.

Les anciens ont beaucoup parlé de Yattagas ou atlagen (car ils emploient indifféremment ces deux noms). Alexandre Myndien nous apprend, dans Athénée, qu’il étoit un peu plus gros «pi une perdrix, et que son plumage, dont le fond tiroit au rougeâtre, étoit émaillé de plusieurs couleurs. Aristophane avoit dit à peu près la même chose; mais Aristote , selon son excellente coutume de faire conuoitre un objet ignoré par sa comparaison avec des objets communs, compare le plumage de lattagen avec celui de (a bécasse ( scolopax ). Alexandre Myndien ajoute qu’il a les ailes courtes et le vol pesant ; et Théophraste observe qu’il a la propriété qu’ont tous les oiseaux pesans, tels que la perdrix, le coq, le faisan, etc., de naître avec des plumes, et d'être en état de courir au moment qu’il vient d’éclore : de plus, en sa même qualité d’oiseau pesant, il. est encore pulvérateur et frugivore 1 , vivant de baies et de grains qu’il trouve, tantôt sur les plantes mêmes , tantôt en grattant la terre avec ses ongles; et comme h court plus vite qu’il ne vole, on s’est avisé de le chasser au chien courant, et on y a réussi 2.

1. Les anciens ont appelé pulveratrices les oiseaux qui ont l’instinct de gratter la terre, d’élever la poussière avec leurs ailes , et, en se poudrant, pour ainsi dire, avec cette poussière, de se délivrer de la piqûre ries insectes qui les tourmentent, de tneine que les oiseaux aquatiques s’en délivrent en arrosant leurs plumes avec de l’eau.

2. Oppien, in Ixeuticis. Cet auteur ajoute qu'ils aiment les cerfs, el qu’ils ont au contraire de l'antipathie pour les coqs.

Pline, Élien, et quelques autres, disent que ces oiseaux perdent la voix en perdant la liberté, et que la même roideur qui les rend muets dans l’état de captivité, les rend aussi très-difficiles à apprivoiser. Vairon donne cependant la manière de les élever, qui est à peu près la même que celle dont on élevoit les paons, les faisans, les poules de Numidie, les perdrix, etc.

Pline assure que cet oiseau , qui avoit été fort rare, étoit devenu plus commua de son temps : qu’on en trouvoit en Espagne, dans la Gaule, et sur les Alpes; mais que ceux d Ionie éloient les plus estimés. Il dil ailleurs qu’il n’y en avoit point dans l île de Crèle. Arislophane parle de ceux qui se Irouvoient aux environs de M égare dans l’Achaïe. Clément d’Alexandrie nous apprend (pie ceux d’Egyple étoient ceux dont les gommands faisaient le plus de cas. il y eu avoit aussi en Phrygie , selon Aulu-Gelle, qui dit (pie c’est un oiseau asiatique. A pleins donne la manière d’apprêter le francolin, qu’il joint à la perdrix; el saint Jérôme en parle dans ses lettres comme d un morceau foi t recherché A

Maintenant, pour juger si Yattagen des anciens est notre atiagas ou francolin, il ne s’agit que de faire l’histoire de cet oiseau d’après les mémoires des modernes, et de comparer.

Je remarque d’abord que le nom â'atta gen, tantôt bien conservé, tantôi coiTompn 4, est le nom le plus généralement en usage parmi les auteurs modernes qui ont écrit en latin pour désigner cet oiseau. Il es! vrai que quelques ornithologistes , tels que Sihbald , Ray, ‘Willughby, Klein on! voulu le retrouver dans la lagopus altéra de Pline; mais ou i te que Pline n’en a parlé qu’en passant, et n’en a dit (pie deux mots, d’après lesquels il seroit fort difficile de déterminer précisément l’espece qu'il avoit en vue, commeni peut-on supposer que ce grand naturaliste, qui venoit de trailer assez au long de Yattagen dans ce même chapitre, en parle quelques ligues plus bas sous un

3. jittagenem éructas et comesto anseie g/ortans , disoit saint Jérôme à un hypocrite <[ n i f.iisoi t g mire de vivre simplement , et qui se rassasioit en secret de bons morceaux.

4. Attago, actd go , atngo, atchemigi , atacuigî tagenarios, taginari , voies corruptin ab atlagene, jucv leguntur ajjud Silvatumn,

L’ATÏAGAS.

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autre nom , sans en avertir? Cette seule réflexion démontre, ce me semble, que Vattagen de Pline el sa la go pus altéra sont deux oiseaux diftérens, et nous verrons plus bas quels ils sont.

Gesner âvoit ouï dire qu’à Bologne il s’appeloit vulgairement fran.gue.llo; mais Aldrovande , qui éloit de Bologne , nous assure que ce nom de franguello ( hinguelfo , selon Ôîina) étoil celui qu’on y donnoit au pinson, el qui dérive assez clairement de son latin J'ringilla. Oüna ajoute qu’en Italie, son francolin , que nous avons dit être différent du nôtre, se nommoil communément franguellina , mot corrompu de franco U no , et auquel on avoit donné une terminaison féminine pour le distinguer du franguello.

Je ne sais pourquoi Albin, qui a copié la description que Willughby a donnée du lagopus altéra Plinii , a changé le nom de l’oiseau décrit par Willughby en celui de coq de marais , si ce n’est parce que Tournefort a dit du francolin de Sàmos, qu’il fréquentoit les marais; mais il est facile de voir, en comparant les figures et les descriptions, que ce francolin de Samos est toutà-fait différent de l’oiseau qu’il a plu à Albin , ou à son traducteur , d’appeler coq de marais , comme il avoil déjà donné le nom de francolin au petit tétras à queue fourchue. L’attagas se nomme, chez les Arabes, auraz ou alduragi , et chez les Anglois, red game, à cause du rouge qu’il a, suit à ses sourcils , soit dans son plumage : on lui a encore donné le nom de perdix asc/e p ica.

Cet oiseau est plus gros que la bartavelle, et pèse environ dix-neuf onces; ses yeux sont surmontés par deux sourcils rouges fort grands, lesquels sont formés d’une membrane charnue, arrondie, et découpée par le dessus, et qui s’élève plus haut que le sommet de la tète; les ouvertures des narines sont revêtues de petites plumes, qui font un effet assez agréable; leur plumage est mêlé de roux, de noir, et de blanc: mais la femelle a moins de roux et plus de blanc que le mâle; la membrane de ses sourcils est moins saillante et beaucoup moins découpée, d’un rouge moins vif; et en général les couleurs de son plumage sont plus foi blés ; de plus, elle est dénuée de ces plumes noires point idées de blanc qui forment au mâle une huppe sur la tète, et sous le bec une espèce de barbe.

Le mâle etja femelle ont la queue à peu près comme la perdrix , mais un peu plus longue ; elle est composée de seize pennes ,

et les deux du milieu sont variées des mêmes couleurs que celles du dos, tandis que toutes les latérales sont noires : les ailes sont fort courtes ; elles ont chacune vingt-quatre pennes; et c’est la troisième, à compter du bout de l’aile , qui est la plus longue de toutes. Les pieds sont revêtus de plumes jusqu’aux doigts, selon M. Brisson , et jusqu’aux ongles, selon Willughby : ces ongles sont noirâtres, ainsi que le bec; les doigts gris brun, et bordés d’une bande membraneuse étroite et dentelée. Belon assure avoir vu dans le même temps à Venise des frau-> colins (c’est ainsi qu’il nomme nos attagas), dont le plumage étoit tel qu’il vient d’être dit, et d’autres qui êtoiont tout blancs, et que les Italiens appeloient du même nom de francolins : ceux-ci ressembloient exactement aux premiers, à l’exception de la couleur; et, d’un autre côté, ils a voient tant de rapport avec la perdrix blanche de Savoie, que Belon les regarde comme appartenant à l’espèce que Pline a désignée sous le nom de lagopus altéra. Selon cette opinion, qui me paroit fondée, Vattageu de Pline séroit notre attagas a plumage varié ; et la seconde espèce de lagopus seroit notre attagas blanc , (pii différé de l’autre attagas par la blancheur de son plumage . et de la première espèce de lagopus , appelée vulgairement perdrix blanche , soit par sa grandeur, soit par ses pieds, qui ne sont pas velus en dessous.

Tous ces oiseaux, selon Belon , vivent de grains et d’insectes. La Zoologie britannique ajoute les sommités de bruyère et les baies des plantes qui croissent sur les montagnes.

L’attagas est en effet un oiseau de montagne. Willughby assure qu’il descend rarement dans les plaines et même sur le penchant des coteaux , et qu’il ne se plaît que sur les sommets les plus élevés : on le trouve sur les Pyrénées, les Alpes, les montagnes d’Auvergne, de Dauphiné, de Suisse, du pays de Foix , d’Espagne, d’Angleterre , de Sicile, du pays de Vicence , dans la Laponie, enfin sur l’Olympe en Phrygie, où les Grecs modernes l’appellent en langue vulgaire laginari , mot évidemment formé de tagruarios que l’on trouve dans Suidas, et qui vient lui-même d'attagen ou attagas , lequel est le nom primitif.

Quoique cet oiseau soit d’un naturel trèssauvage, on a trouvé dans file de Chypre, comme autrefois à Rome, le secret de le nourrir dans des volières, si toutefois l’oiseau dont parle Alexander Benediclus est

L’ATTAOAS.

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notre attagas : ce qui m’en feroit douter c’est que le francolin représenté planche ocxnvi d’Edwards, et qui venoit certainement de l’île de Chypre, a beaucoup moins de rapport au nôtre qu’à celui d’()lina,et que nous savons d’ailleurs que celui-ci puuvoit s’élever et se nourrir dans les volières.

Ces attagas domestiques peuvent être plus gros que les sauvages : mais ceux-ci sont toujours préférés pour le bon goût de leur chair; on les met au dessus de la perdrix. A Rome, un franco lino s’appelle par excellence un morceau de cardinal. Au reste, c’est une viande qui se corrompt très-promptement, et qu’il est difficile d’envoyer au loin : aussi les chasseurs ne manquent-ils pas, dès qu’ils les ont tués, de les vider et de leur remplir le ventre de bruyère verte. Pline dit la même chose du lagopus; et il faut avouer que tous ces oiseaux ont beaucoup de rapport les uns avec les autres.

Les attagas se recherchent et s’accouplent au printemps : la femelle pond sur la terre comme tous les oiseaux pesans ; sa ponte est de huit à dix œufs , aigus par l’un des bouts, longs de dix-huit ou vingt lignes , pointillés de rouge brun, excepté en une ou deux places aux environs du petit bout. Le temps de l’incubation est d’une vingtaine de jours : la couvée reste attachée à la mère, et la suit tout l'été; l’hiver, les petits ayant pris la plus giande partie deleur accroissement , se forment en troupes de quarante ou cinquante, et deviennent singulièrement sauvage : tant qu ils sont jeunes , ils sont fort sujets à avoir les intestins farcis de vers ou

lombrics; quelquefois on les voit voltiger, ayant de ces sortes devers qui leur pendent de l’anus de la longueur d’un pied *.

Présentement si I on compare ce que les modernes ont dit de notre attagas avec ce que les anciens en avoient remarqué, on s’apercevra que les premiers ont été plus exacts cV tout d re : mais en même temps on reconnoîtra que les principaux caractères avoient été Ires-bien indiqués par les anciens, et l’on conclura de la conformité de ces caractères, que Yattagen des anciens et notre attagas sont un seul et même oiseau.

Au reste, quelque peine que j’aie prise pour démêler les propriétés qui ont été attribuées pêle-mêle aux différentes espèces d'oiseaux auxquels on a donné le nom de f ancolin, et pour ne donner à notre attagas que celles qui lui convenoient réellement, je dois avouer que je ne suis pas sûr d’avoir toujours également réussi à débrouiller ce chaos : et mon incertitude à cet égard ne vient (pie de la licence que se sont donnée plusieurs naturalistes, d’appliquer un même nom à des especes différentes, et plusieurs noms à la même espece; licence tout-à-fait déraisonnable , et contre 1: quelle on ne peut trop s’élever, puisqu’elle ne tend qu'a obscurcir les matières et à préparer des tortures infinies à quiconque voudra lier ses prupresyconnoissances et celles de son siècle avec les découvertes des siècles précédées.

t. Ne seroit-ce pas la verge de res oiseaux qu’on nuroit prise pour un ver, comme j’ai vu des poulets s’y méprendre à l’égard de lu verge des canards?

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L" ATTAGAS BLANC.

Cet oiseau se trouve sur les montagnes de Suisse et sur celles qui sont autour de Vicenee ; je n’ai rien à ajouter à ce que j’en ai dit dans l’histoire de l’attagas ordinaire, sinon que l’oiseau dont Gesner a lail la seconde espèce de lagopus me semble èlre un de ees attagas blancs, quoique dans son plumage le blanc ne soit pur que sur le ventre et sur les ailes, et qu’il soit mêlé plus ou moins de brun et de noir sur le reste du corps : mais nous avons vu ci-dessus que, parmi les attagas, les mâles avoient moins de blanc que les femelles ; de plus, on sait que la couleur des jeunes oiseaux , surtout des oiseaux de ce genre , ne

prend guère sa consistance qu’après la première année : et connue d ailleurs tout le reste de la description de Gesner semble fait pour caractériser un attagas : sourcils rouges, nus, arrondis, et sailluns; pieds velus jusqu’aux ongles, mais non par dessous; bec court et noir; queue courte aussi ; habitation sur les montagnes de Suissç , etc. , je pense que l’oiseau décrit par Gesner étoit un attagas blanc, ei quecétoil un mâle encore jeune qui n’avoit pas pris tout son accroissement, d’autant qu’il ne pesoit que quatorze onces au lieu < te dix-neuf, qui est le poids des atiagas ordinaires.

J’en dis autant, et pour les mêmes raisons,

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Ordre de<r Gallinacés.. Genre/ Pigeon. Cuvie/'

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