L’ÉPERONNIER
fiels bleus, verts et or; ces miroirs font d’autant plus d’effet qu’ils son! terminés et détachés du fond par un double cercle, l’un noir et l’autre orangé obscur : chaque penne de la queue a deux de ces miroirs accolés l’un à l’autre, la tige entre deux; et malgré cela, comme cette queue a infiniment moins de plumes que celle du paon, elle est beaucoup moins chargée de miroirs ; mais en récompense l’éperonnier en a une très-grande quantité sur le dos et sur les ailes, où le paon n’en a point du tout : ces miroirs des ailes sont ronds ; et, comme le fond du plumage est brun, on eroiroit voir une belle peau de martre zibeline enrichie de saphirs, d’opales , d’émeraudes et de topazes.
Les plus grandes pennes de l’aile n’ont point de miroirs, toutes les autres en ont chacune un; et , quel qu’en soit 1 éclat, leurs couleurs, soit dans les ailes, soit dans la queue, ne pénètrent point jusqu’à l’autre
surface de la penne , dont le dessous est d’un sombre uniforme.
Le mâle surpasse en grosseur le faisan or dinaire : la femelle est d’un tiers plus petite que le mâle , et paroît plus leste et plus éveillée ; elle a comme lui l’iris jaune, mais point de rouge dans le bec, et la queue beaucoup plus petite. Quoique ses couleurs approchent plus de celles du mâle que dans l’espèce des paons et des faisans , cependant elles sont plus mates, plus éteintes, et n’ont point ce lustre, ce jeu, ces ondulations de lumière, qui font un si bel effet dans les miroirs du mâle.
Cet oiseau étoit vivant à Londres l’année dernière, d’où M. le chevalier Codrington en a envoyé des dessins coloriés à M. Daubenton le jeune, d’après lesquels nous avons fait graver et enluminer les planches nos 492 et 4g3, dont la première représente le mâle, et la seconde la femelle de cet oiseau.
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LES HO CGOS.
Tous les oiseaux que l’on désigne ordinairement sous eette dénomination prise dans cette acception générique sont étrangers à l’Europe , et appartiennent aux pays chauds de l’Amérique : les divers noms (pie les différentes tribus de sauvages leur ont donnés, chacune en son jargon, n’ont pas moins contribué à enfler la liste que les phrases multipliées de nos nomenclateurs ; et je vais tâcher, autant que la disette d’observaiions me le permettra, de réduire ces espèces nominales aux espèces réelles.