OU LA PERDRIX ROUGE D’ÉGYPTE
Cet oiseau , que nous avons vu vivant à Paris chez feu M. le marquis de Montmirail , a le dessous du cou et de la gorge dénué de plumes , et simplement couvert d’une peau rouge : le reste du plumage est beaucoup moins varié et moins agréable que celui du francolin. Le gorge-nue se rapproche de cette espèce par ses pieds rouges et sa queue épanouie , et de l’espèce précédente, qui est celle du bis-ergot , par le double éperon qu’il a pareillement à chaque pied.
Le défaut d’observations nous met hors d’état de juger à laquelle de ces deux espèces il ressemble le plus par ses mœurs ou
par ses habitudes. M. Aublet m’assure que c’est un oiseau qui se perche.
La perdrix rouge d’Afrique , n° 180, est plus rouge que nos perdrix rouges , à cause d’une large tache de cette couleur qu’elle a sous la gorge; mais le reste de son plumage est beaucoup moins agréable. Elle diffère des trois espèces précédentes par deux caractères fort appareils : ses éperons plus longs et plus pointus , et sa queue plus épanouie que ne l’ont ordinairement les perdrix. Le défaut d’observations nous met hors d’état déjuger si elle en diffère aussi par ses : mœurs ou par ses habitudes.
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