‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 2)Chapitre 203 sur 361 · LE GEAI DU PÉROU · texte numérisé non relu

LE GEAI DU PÉROU

Le plumage de cet oiseau, n° 625 , est d’une grande beauté ; c’est un mélange des couleurs les plus distinguées , tantôt fondues avec un art inimitable , tantôt contrastées avec une dureté qui augmente l’effet. Le vert tendre , qui domine sur la partie supérieure du corps, s’étend d’une part sur les six pennes intermédiaires de la queue, et de l’autre va s’unir, en se dégradant par nuances insensibles et prenant en même temps une teinte bleuâtre , à une espèce de couronne blanche qui orne le sommet de la tète. La base du bec est entourée d’un beau bleu , qui reparoît derrière l’œil et dans l’espace au dessous. Une sorte de pièce de corps de velours noir, qui couvre la gorge et embrasse tout le devant du cou , tranche par son bord supérieur avec cette belle couleur bleue, et par son bord inférieur avec le jaune jonquille qui règne sur la poitrine, le ventre, et jusque sur les trois pennes latérales de chaque côté fde la queue. Celte queue est étagée, et plus étagée que celle du geai de Sibérie.

On ne sait rien des mœurs de cet oiseau, qui n’avoit point encore paru en Europe.

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