‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 2)Chapitre 233 sur 361 · VARIÉTÉS DE L’ÉTOURNEAU · texte numérisé non relu

VARIÉTÉS DE L’ÉTOURNEAU

étourneau pour empêcher que ses races diverses, s’éloignant à un certain point, formassent enfin des espèces distinctes et séparées , elle n’a pu cependant rendre absolument nulle la tendance perpétuelle qui porte la nature à la variété; tendance qui se manifeste ici d’une manière fort marquée, puisqu’on trouve des étourneaux noirs (ce sont les jeunes), d’autres tout blancs, d’autres blancs et noirs , enfin d’autres gris , c’estaidire dont le noir s’est fondu dans le blanc.

Il faut remarquer que souvent on a trouvé ces variétés dans les nids des étourneaux ordinaires ; en sorte qu’on ne peut les considérer que comme des variétés individuelles, ou purement éphémères , que la nature semble produire en se jouant sur la superficie , quelle anéantit à chaque génération pour les renouveler et les détruire encore, mais qui 11e pouvant ni se perpétuer, ni pénétrer jusqu’au type spécifique, ne peuvent conséquemment donner aucune atteinte à sa pureté , à son unité. Telles sont les variétés suivantes dont parlent les auteurs.

L’etourncau blanc d’Aldrovande, aux pieds couleur de chair , et au bec jaune-rougeâtre, tel qu’il est dans nos étourneaux devenus vieux. Aldrovande remarque que celui-ci avoit été pris avec les étourneaux ordinaires ; et Rzaczynski assure que , dans un certain canton de la Pologne , on voyait souvent sortir du même nid un étourneau noir et un blanc. Willughby parle aussi de deux

étourneaux de celte dernière couleur qu’il avoit vus dans le Cumberland.

L’étourneau noir et blanc. Je rapporte à cette variété, i° l’étourneau à tète blanche d’Aldrovande. Cet oiseau avoit en effet la tête blanche , ainsi que le bec , le cou, tout le dessous du corps, les couvertures des ailes, et les deux pennes extérieures de la queue; les autres pennes de la queue et toutes celles des ailes étoient comme dans l’étourneau ordinaire ; le blanc de la tête étoit relevé par deux petites taches noires situées au dessus des yeux , et le blanc du dessous du corps étoit varié par de petites taches bleuâtres. L’étourneau-pie de Schwenckfeld , qui avoit le sommet de la tète, la moitié du bec du côté de la base , le cou , les pennes des ailes et de la queue, noirs, et tout le reste blanc. 3° L’étourneau à tète noire , vu par Willughby, ayant tout le reste du corps blanc.

L’étourneau gris cendré d’Aldrovande. Cet auteur est le seul qui en ait vu de cette couleur, laquelle n’est autre chose , comme nous l’avons dit, que le blanc fondu avec le noir. On conçoit aisément combien ces variétés peuvent être multipliées , soit par les différentes distributions du noir et du blanc, soit par les différentes nuances de gris résultant des différentes proportions de ces couleurs fondues ensemble.

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OISEAUX ÉTRANGERS

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