N° 4o6 , où cette grive est nommée par erreur la Utorne
3. M. le docteur Lottinger m'assure qu’elles arrivent aux mois de mars et d’avril dans les montagnes de la Lorraine, et qu’elles s’en retournent aux mois de septembre et d’octobre ; d’où il s’ensuivroit que c’est dans les montagnes, ou plutôt dans les bois dont elles sont couvertes , qu’elles passent l’été, et que c’est de là qu'elles nous viennent en automne. Mai* ce que dit M. Lottinger doit-il s’ appliquer à toute l’espèce, ou seulement à un certain nombre de familles qui s’arrêtent en passant dans les forêts de la Lorraine, comme elles font dans les mitres P C’est ce qui ne peut être décidé que par de nouvelles observations.
le tronc d’un gros arbre à dix ou douze pieds de hauteur; el dans sa construction elles emploient par préférence le bois pourri et vermoulu.
Elles s’apparient ordinairement sur la fin de l’hiver, et forment des unions durables : elles ont coutume defairedctix pontes par an , et quelquefois une troisième, lorsque les premières ne sont pas venues à bien. La première ponte est de cinq ou six œufs d’un bleu foncé, avec des taches noires plus fréquentes sur le gros bout que partout ailleurs; el dans les pontes suivantes, le nombre des œufs va toujours en diminuant. Il est difficile , dans cette espèce, de distinguer les mâles des femelles, soit par la grosseur, qui est égale dans les deux sexes, soit par le plumage, dont les couleurs sont variables, comme je l’ai dit. Aldrovande avoit vu et fait dessiner trois de ces grives, prises en des saisons différentes, et qui différoient toutes trois par la couleur du bec , des pieds, et des plumes : dans l’une, les moucbeiures de la poitrine étoient fort peu apparentes. M. Erisch prétend néanmoins que les vieux mâles ont une raie blanche au dessus des yeux, et M. Linnæus fait de ces sourcils blancs un des caractères de l’espèce : presque tous les autres naturalistes s’accordent à dire que les jeunes mâles ne se font guère reconnoitre qu’en s’essayant de bonne heure à chanter ; car cette espèce de grive chante très-bien, surtout dans le printemps 4, dont elle annonce le retour : et l’année a plus d’un printemps pour elle, puisqu’elle fait plusieurs pontes; aussi dit-on qu’elle chante les trois quarts de l’année. Elle a coutume, pour chanter, de se mettre tout en haut des grands arbres, et elle s’y tient des heures entières. Son ramage est composé de plusieurs couplets différens, comme celui de
4. Dans les premiers jours de son arrivée, sur la fin de l’hiver, elle ne fait entendre qu’un petit sifflement , la nuit comme le jour, de même que les ortolans; ce que les chasseurs provençaux appellent jjisler.