LA LITORNE DU CANADA
Cest ainsi que Catesby appelle la grive qui! a décrite et fait représenter dans son Histoire de la Caroline; et j’adopte cette
i • N 5 1 5 , où cet oiseau . noua de grive de Cayenne.
est représenté sous le
dénomination d’autant plus volontiers, que la litorne se trouvant en Suède, du moins une partie de l’année , elle a bien pu passer de notre continent dans l’autre, et y produire des races nouvelles.
La litorne du Canada , n° 556, fig. i , a le tour de l’œil blanc , une marque de celte même couleur entre l’œil et le bec , le dessus du corps rembruni , le dessous orangé dans sa partie antérieure , et varié dans sa partie postérieure de blanc sale , et d’un brun roux , voilé d’une teinte verdâtre; elle a aussi quelques mouchetures sous la gorge , dont le fond est blanc. Pendant l’hiver, elle liasse par troupes nombreuses du nord de r Amérique à la Virginie et à la Caroline , et s’en retourne au printemps, comme fait notre litorne ; mais elle chante mieux ?- M- Catesby dit qu’elle a la voix perçante’, comme la grive du gui , qui est notre draine. Ce même auteur nous apprend qu’une de ces litornes du Canada, ayant fait la découverte du premier alaterne qui eut été planté dans la Virginie, prit tant de goût à son iruit, qu’elle resta tout l’été pour en rnangu . On a assuré à Catesby que ces oiseaux nichoient dans le Maryland , et y demeuroient toute l’année.
?.. Il faut toujours se rappeler qu’on ne sait point comment chante un oiseau quand on ne l’a pas entendu chanter au temps de l’amour, et que la litorne ne niche point dans nos contrées.