L’IIOAMI DE LA CHINE
M. Brisson est le premier qui ait décrit cet oiseau , ou plutôt la femelle de cet biseau. Cette femelle est un peu moins grosse que le mauvis. Elle lui ressemble, ainsi qu’à la grive proprement dite, et bien plus encore à la grivette du Canada , en ce qu’elle a les pieds plus longs proportionnellement que les autres grives ; ils sont jaunâtres , de même que le bec : le dessus du corps est d’un brun tirant sur le roux ; le dessous d’un roux clair, uniforme : la tète et le cou sont rayés longitudinalement de brun; la queue l'est aussi de la même couleur, mais transversalement.
Voilà à peu près ce qu’on dit de l’extérieur de cet oiseau étranger ; mais on ne nous apprend rien de ses mœurs et de ses habitudes. Si c’est en effet une grive, comme on le dit , il faut avouer cependant qu’elle n’a point de grivelures sur la poitrine , non plus que la rousserolle.