LE MERLE COULEUR DE ROSE
Tous les ornithologistes qui ont fait mention de ce merle, ntf a5i, n’en ont parlé que comme d’un oiseau rare , étranger, peu connu, que l’on ne voyoit qu’à son passage et dont on ignoroit la véritable patrie. M. Linnæus est le seul qui nous apprenne qu’il habite la Laponie et la Suisse; mais il ne nous dit rien de ce qu il y fait , denses amours, de sou nid, de sa ponte, de sa nour-
riture, de ses voyages, etc. Aldrovande, qui a parlé le premier des merles couleur de rose, dit seulement qu’ils paroissent quelquefois dans les campagnes des environs de Bologne, où ils sont connus des oiseleurs sons le nom d 'ètourneaiu de mer ; qu ils se posent sur les tas de fumier ; qu’ils prennent beaucoup de graisse , et que leur chair est un bon manger. On en a vu deux en An-