‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 2)Chapitre 306 sur 361 · QUI ONT RAPPORT AUX MERLES D’EUROPE · texte numérisé non relu

QUI ONT RAPPORT AUX MERLES D’EUROPE

LE JATJNOIR

Ce merle d’Afrique a l’uniforme de nos merles d’Europe, du noir et du jaune, et de là son nom de jnunoir ; mais le noir de son plumage est plus brillant , et il a des reflets qui lui donnent à certains jours un œil verdâtre : on ne voit du jaune, ou plutôt du roux , tpie sur les grandes pennes des ailes, dont les trois premières sont terminées de brun, et les suivantes de ce noir brillant dont j’ai parlé. Ce même noir brillant et à reliefs se retrouve sur les deux pennes intermédiaires de la queue, et sur ce qui paroît au dehors des pennes moyennes des ailes ; tout ee qui est caché de ces pennes moyennes, et toutes les pennes latérales de la queue en entier, sont d’un noir pur; le bec est de ce même noir; mais les pieds sont bruns.

Le jaunoir, n° 199, est un peu plus gros que notre merle ordinaire. Sa longueur est de onze pouces , son vol de quinze et demi, sa queue de quatre , son bec, qui est gros et fort , de quinze lignes, et son pied de quatorze; ses ailes dans leur repos ne vont qu’à la moitié de la queue.

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