LE MILAN DE
ni la forme ni les mœurs ; il approche beaucoup plus, par les deux caractères, de l’espèce du milan ; et si l’on ne veut pas le regarder connue une variété de l’espèce du milan d’Europe, on peut au moins assurer que c’est le genre dont il approche le plus , et que son espèce est infiniment plus voisine de celle du milan que de celle de l’épervier.
L’oiseau appelé caracara ( falco brasiliensis. L.) par les Indiens du Brésil, et dont Marcgrave a donné la figure et une assez courte indication, puisqu’il se contente de dire que le caracara du Brésil, nommé gavion par les Portugais, est une espèce d’épervier ou de petit aigle ( nisus ) de la grandeur d’un milan ; qu’il a la queue longue de neuf pouces, les ailes de quatorze, qui ne s’élenj dent pas, lorsqu’elles sont pliées, jusqu’à l’extrémité de la queue; le plumage roux et taché de points blancs et jaunes ; la queue variée de blanc et de brun; la tète comme celle d’un épervier; le bec noir, crochu et médiocrement grand; les pieds jaunes ; les serres semblables à celles des éperviers , avec des ongles semi-lunaires, longs, noirs et très-aigus , et les yeux d’un beau jaune. Il ajoute que cet oiseau est le grand ennemi des poules, et qu’il varie dans son espèce, en ayant vu d’autres dont la poitrine et le i ventre éloient blancs.
L’oiseau des terres de la baie de Hudson, auquel M. Edwards a donné le nom de buse : cendrée (J'alco cinereus. Gmel.), et qu’il décrit à peu près dans les termes suivans. Cet ; oiseau est de la grandeur d’un coq ou d’une ! poule de moyenne grosseur : il ressemble 1 par la figure, et en partie par les couleurs, à la buse commune. Le bec et la peau qui en couvre la base sont d’une couleur plom-