LE MERLE VERT D’ANGOLA
Le dessus du corps , de la tèle , du cou, de la queue , et des ailes , est , dans cet oiseau, d’un vert olivâtre; mais on aperçoit sur les ailes des taches rembrunies, et le croupion est bleu ; on voit aussi sur le dos , comme devant le cou , quelque mélange de bleu avec le vert ; le bleu se retrouve pur sur la partie supérieure de la gorge ; le violet règne sur la poitrine , le ventre , les jambes , et les plumes qui recouvrent l’oreille ; enfin les couvertures inférieures de la queue sont d’un jaune olivâtre, le bec et les pieds d’un noir décidé.
Cet oiseau , n° 56 1, est de la même grandeur que celui auquel M. Brisson a donné le même nom , et il lui ressemble aussi par les proportions du corps; mais le plumage de ce dernier est différent : c’est partout un beau vert canard , avec une tache de violet d’acier poli sur la partie antérieure de l’aile.
La grosseur de ces oiseaux est à peu près celle de notre merle, leur longueur d’environ neuf pouces, leur vol de douze pouces et un quart , et leur bec de onze à douze lignes; leurs ailes dans leur repos vont à la moitié de la queue, qui est composée de douze pennes égales.
Il est probable que ces deux oiseaux appartiennent à la même espèce ; mais j’ignore quel est celui des deux qui représente la tige primitive, et quel est celui qui doit n’ètre regardé que comme une branche collatérale , ou , si l’on veut , comme une simple variété.
VIJI.