‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 2)Chapitre 319 sur 361 · MERLE CENDRÉ DE MADAGASCAR · texte numérisé non relu

MERLE CENDRÉ DE MADAGASCAR

La dénomination de merle cendré donne en général une idée fort juste de la couleur qui règne dans le plumage de cet oiseau ; mais il ne faut pas croire que cette couleur soit partout du même ton : elle est très* foncée et presque noirâtre , avec une légère teinte de vert , sur les plumes longues et étroites qui couvrent la tète; elle est moins foncée , mais sans mélange d’aucune autre teinte , sur les pennes de la queue et des ailes , et sur les grandes couvertures de celles ci ; elle a un œil olive sur la partie supérieure du corps , les petites couvertures des ailes , le cou , la gorge , et la poitrine ; enfin elle est plus claire sous le corps , et prend à l’endroit du bas-ventre une légère teinte de jaune.

Ce merle, n° 557, fig. 2, est à peu près de la grosseur de notre mauvis ; mais il a la queue un peu plus longue , les ailes un peu plus courtes, et les pieds beaucoup plus courts il a le bec jaune comme nos merles, marqué vers le bout d’une raie brune, et accompagné de quelques barbes autour de sa base; la queue composée de douze pennes égales , et les pieds d’un brun clair.

•I. La longueur totale de l’oiseau est de huit pouces et demi, son vol de douze , sa queue de trois et demi , son bec de douze ligues , et son pied de huit, ou neuf.

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