LE BRUNET
La couleur dominante du plumage de cet oiseau est le brun foncé : elle règne sur la tète , le cou , tout le dessus du corps , la queue et les ailes ; elle s’éclaircit un peu sur la poitrine et les côtés ; elle prend un œil jaunâtre sur le ventre et les jambes, et elle disparoît enfin sur les couvertures inférieures de la queue pour faire place à un beau jaune. Cette tache jaune fait d’autant plus d’effet , qu’elle tranche avec la couleur des pennes de la queue, lesquelles sont d’un brun encore plus foncé par dessous que par dessus. Le bec et les pieds sont tout à fait noii’s.
Ce merle n’est pas plus gros qu’une alouette : il a dix pouces et demi de vol ; ses ailes ne vont guère qu’au tiers de la queue, qui a près de trois pouces de long, et qui est composée de douze pennes égales.
Ruffon. YIL
Variété du Brunet du Cap.
L’oiseau représenté dans les planches enluminées , sous le nom de merle à queue jaune du Sénégal », a beaucoup de rapport avec le brunet , seulement il est un peu plus gros , et il a la tète et la gorge noires : dans tout le reste , ce sont les memes couleurs , et à peu près les mêmes proportions; ce qui m’avoit fait croire d’abord que c’étoit une simple variété d’âge ou de sexe : mais ayant eu dans la suite occasion de remarquer que, parmi un grand nombre d’oiseaux envoyés par M. Sonnerat, il s’en étoit trouvé plusieurs étiquetés merles du Cap , lesquels étoient parfaitement semblables au sujet décrit par M. Rrisson , et pas un seul individu à tète et gorge noires, il me paroît plus vraisemblable que l’oiseau du n° 3 1 7 représente une variété de climat. Le bec de cet oiseau est plus large à sa base et plus courbe que celui du met le ordinaire.