‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 2)Chapitre 332 sur 361 · LE MERLE BRUN DE LA JAMAÏQUE · texte numérisé non relu

LE MERLE BRUN DE LA JAMAÏQUE

Le brun foncé règne en effet sur la tête , le dessus du corps , les ailes et la queue de cet oiseau : un brun plus clair sur le devant de la poitrine et du cou, du blanc sale sur le ventre et le reste du dessous du corps. Ce qu'il y a de remarquable dans ce merle, c’est sa gorge blanche , son bec et ses pieds orangés. Il a les ouvertures des narines fort grandes. Sa longueur totale est d’environ six pouces quatre lignes, son vol de neuf pouces quelques lignes , sa queue de deux pouces huit ou neuf ligues, son pied de deux pouces un quart, son bec de onze lignes , le tout réduction faite de la mesure angloise à la nôtre. O11 peut juger par ces dimensions qu’il est moins gros que notre mauvis. Il se tient ordinairement dans les bois en montagne , et passe pour un bon gibier. Tout ce que M. Sloane nous apprend de l’intérieur de cet oiseau, c’est que sa graisse est d’un jaune orangé.

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