‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 2)Chapitre 334 sur 361 · LE MERLE HUPPÉ · texte numérisé non relu

LE MERLE HUPPÉ

La huppe de cet oiseau, n° 653, fig. x, n’est point une huppe permanente; mais ce sont des plumes plus longues et étroites , qui, dans les momens de tranquillité , se couchent naturellement sur le sommet de la tête, et que l’oiseau hérisse quaitJ il veut. La couleur de cette huppe, du reste de la tête et de la gorge , est d’un beau noir, avec des reOets violets ; le devant du cou et la poitrine ont les mêmes reûets. sur un fond brun. Cette dernière couleur brune domine sur tout le dessous du corps, et s'étend sur le cou, sur les couvertures des aiies, sur une partie des pennes de la queue , et même sous le corps, où elle forme une espèce de large ceinture qui passe au dessus du venav, mais, dans tous ces endroits, elle est égayée par une couleur blanchâtre , qui borne et dessine le contour de chaque plume à peu près comme dans le merle à plastron blanc. Celui de cet article a les couvertures inférieures de la queue rouges, les supérieures blanches, le bas- ventre de

i. Cet oiseau a environ huit pouces de la pointe du bec jusqu'au bout de la queue, si* et deuni jusqu’au bout des ongles ; la queue a trois pouces et demi . le bec douze ligues , le pied autant, le doigt du milieu neuf lignes.

celte dernière couleur, enfin le bec et les pieds noirs. Les angles de l’ouverture du bec sont accompagnés de longues barbes noires dirigées en avant. Ce merle n’est guere plus gros que l’alouette huppée. Il a onze à douze pouces de vol; ses ailes, dans leur situation de repos, ne s’étendent pas jusqu’à la moitié de la queue; leurs pennes les plus longues sont la quatrième et la cinquième , et la première est la plus courte de toutes.

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