‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 2)Chapitre 348 sur 361 · OU LA RELIGIEUSE D’ABYSSINIE · texte numérisé non relu

OU LA RELIGIEUSE D’ABYSSINIE

Non seulement cet oiseau a la figure et la grosseur du merle, mais il est, comme lui, un habilant des bois, et vit de baies et de fruits. Son instinct, ou peut-èlre son expérience, le porte à se tenir sur les arbres qui sont au bord des précipices , en sorte qu’il est difficile à tirer, et souvent plus difficile encore à trouver lorsqu’on l’a tué. Il est remarquable par un grand coqueinchou noir qui embrasse la tète et la gorge, et qui descend sur la poitrine en forme de pièce pointue. C’est sans doute à cause de ce coqueluchon qu’on lui a donné le nom de religieuse. U a tout le dessus du corps d’un jaune plus ou moins brun ; les couvertures des ailes et les pennes de la queue brunes bordées de jaune ; ïes pennes des ailes d’un noirâtre plus ou moins foncé , bordé de gris clair ou de blanc; tout le dessous du corps et les jambes d’un jaune clair^, les pieds cendrés , et le bec rougeâtre.

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