‹ Œuvres complètes de BuffonChapitre 173 sur 218 · PERDANT LEQUEL LES BOIS · texte numérisé non relu

PERDANT LEQUEL LES BOIS

ont resté à l’eau.

1749 Sept. . . 27, sec

30 jours »

Déc.... 27, gel., dégel ... .

Juin . . . 27 , bruine

Juillet . 27, chai

Août. 27, pluvieux

Sept.. . . 27 , bruine

Octob 27, beau, couvert.

Nov. . . . 27, pluvieux

I7RI* Janv. . . 27, pluvieux

Fév. . . . 27 , gelée

Mars.... 27, pluvieux....

Avril. . . 27 , pluie

Mai. ... 27 , variable

Juin. . . 27, chaleur

Août... 27, tempête

CO

Octob . 27, plu\ ieux

Déc ... 27 , gelée

1752 Fév* . . . 27 > variable

co ....

Avril. . . 27 , sec

Juin. . . 27 , ch . , plu v ... .

Août... 27, variable

I Octob . . 27 , beau

POIDS

DES DEt.'X MOECEAUX DE ItOIS.

Ie' 47 2e 47

* a oublié de pcstr le morceau de bois dans le mois tic décembre

onc. gr.

EXPÉRIENCES SCR LES VÉGÉTAUX

On voit par cette expérience qui a duré vingt ans :

i° Qu’après le dessèchement à l’air pendant dix ans , et ensuite au soleil et au feu pendant dix jours , le bois de chêne parvenu au dernier degré de son dessèchement perd plus d'un tiers de son poids lorsqu’on le travaille tout vert, et moins d’un tiers lorsqu’on le garde dans son écorce pendant un an avant de travailler : car le morceau de la première expérience s’est en dix ans réduit de 45 livres 10 onces à 29 livres 6 onces 7 gros, et le morceau de la seconde expérience s’est réduit, en neuf ans, de4^ livres 8 onces à 29 livres 6 onces.

20 Que le bois, gardé dans son écorce avant d’être travaillé, prend plus promptement et plus abondamment l’eau, et par conséquent l’humidité de l’air, que le bois travaillé tout vert : car le premier morceau, qui pesoit 29 livres 6 ouces 7 gros lorsqu’on l’a mis dans l’eau , n’a pris en une heure que 2 livres 8 onces 3 gros, taudis que le second morceau, qui pesoit 29 livres 6 onces, a pris dans le même temps 3 livres 6 onces. Cette différence dans la plus prompte et la plus abondante imbibition s’est soutenue très-long-lemps ; car, au bout de vingt-quatre heures de séjour dans l'eau , le premier morceau n’avoit pris que 4 livres i5 onces 7 gros, tandis que le second a pris dans le même temps 5 livres 4 onces 6 gros. Au bout de huit jours le premier morceau n’avoit pris que sept livres 1 once 2 gros , tandis que le second a pris dans le même temps 7 livres 12 onces 2 gros a.u bout d’un mois le premier morcea». aavoit pris que 8 livres i2 onces, tandis que le second a pris dans le même temps 9 livres 1 1 onces 2 gros. Au bout de trois mois de séjour dans l’eau le

premier morceau n’avoit pris que 10 livres 14 onces 1 gros, tandis que le second a pris dans le même temps 1 1 livres 8 onces 5 gros. Enfin ce n’a été qu’au bout de quatre ans sept mois que les deux morceaux se sont trouvés à très-peu près égaux en pesanteur.

3° Qu’il a fallu vingt mois pour que ces morceaux de bois , d’abord desséchés jusqu’au dernier degré , aient repris dans l’eau autant d’humidité qu’ils en avoient sur pied, et au moment qu’on venoit d’abattre l’arbre dont ils ont été tirés; car au bout de ces vingt mois de séjour dans l’eau, ils pesoient 45 livres quelques onces, à peu près autant que quand on les a travaillés.

4° Qu’après avoir pris pendant vingt mois de séjour dans l’eau autant d’humidité qu’ils en avoient d abord , ces bois ont continué à pomper l’eau pendant cinq ans : car, au mois d’octobre 1701 , ils pesoient tous deux également 49 livres. Ainsi le bois plongé dans l’eau tire non seulement autant d’humidité qu’il contenoit de sève, mais encore près d’un quart au delà; et la différeuee en poids de l’entier dessèchement à la pleine imbibition est de 3o à 5o ou de 3 à 5 environ. Un morceau de bois bien sec qui. 11e pèse que 3 livres en pèsera 5 lorsqu’il aura séjourné plusieurs années dans l’eau.

5° Lorsque l’imbibition du bois dans l’eau est plénière, le bois suit au fond de l’eau les vicissitudes de l’atmosphère : il se trouve toujours plus pesant lorsqu’il pleut, et plus léger lorsqu’il fait beau , comme on le voit par les pesées de ces bois dans les dernières années des expériences, en iy5i , 1752 et 1753 ; eu sorte qu’on pourroit dire, avec juste raison , qu’il fait plus humide dans l’eau lorsqu’il pleut que quand il fait beau temps.

SECOND MÉMOIRE

huitième EXPÉRIENCE.

Pour reconnaître la différence, de fimbibition des bois dont la solidité est pins ou moins

grande.

Le a avril 1735 j’ai fait prendre dans un chêne âgé de soixante ans , qui venoit d’èlre abattu, trois petits cylindres, l’un dans le

centre de l’arbre, le second à la circonférence du bois parfait , et 1 autre dans l’aubier. Ces trois cylindres pesoient chacun y85 grains. .Te les ai mis dans un vase rempli d eau douce tous trois en même temps, et je les ai pesés tous les jours pendant un mois, pour voir dans quelle proportion se faisoit leur imbibition.

TABLE de Timbibition de ces cylindres de bois.

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