MOI
25, pluie
lo84
J uin 2. sec
1 lo3 1/2
lO, humide
Juillet ..... 6, pluie
lüt>9
15 , pluie
25, pluie
Août 25, sec.
Septembre 25, pluie
Octobre 25, pluie
Celle expérience présente quelque chose de fort singulier. On voil que, pendant le premier jour, l’aubier, qui est le moins solide des trois morceaux, tire 8n grains pe-
sant d’eau , tandis que le morceau de la circonférence du cœur n’en tire que 3i, le morceau du centre 26, et que le lendemain ce même morceau d’aubier cesse de tirer
EXPÉRIENCES SUR LES VÉGÉTAUX
l’eau ; en sorte que , pendant vingt-quatre heures entières, son poids n’a pas augmenté d’un seul grain, tandis que les deux autres morceaux continuent à tirer l’eau et «à augmenter de poids ; et en jetant les yeux sur la table de l’imbihition de ces trois morceaux, on voit que celui du centre et celui de la circonférence prennent des augmentations de pesanteur depuis le 2 avril jusqu’au
10 juin, au lieu que le morceau d’aubier augmente et diminue de pesanteur par des variations fort irrégulières. U a été mis dans l’eau le ier avril à midi ; le ciel étoit couvert, et l’air humide : ce morceau pesoit, comme les deux autres, 9S 5 grains. Le lendemain, à dix heures du matin, il pesoit 1065 grains. Ainsi, en dix-huit heures, il avoit augmenté de 80 grains , c’est-à-dire environ 1/12 de son poids total. Il étoit naturel de penser qu’il continueroit à augmenter de poids : cependant au bout de dix-huit heures
11 a cessé tout d’un coup de tirer de l’eau, et il s’est passé vingt-quatre heures sans qu’il ait augmenté; ensuite ce morceau d’aubier a repris de l’eau , et a continué d’en tirer pendant six jours , en sorte qu’au 10 avril il avoit tiré 107 grains f/2 d’eau : mais les deux jours suivans, le 1 1 et le 12, il a perdu 14 grains 1/2 ; ce qui fuit plus de la moitié de ce qu’il avoit tiré les six jours précédons. I! a demeuré presque stationnaire et au même point pendant les trois jours suivans, les i3, 14 et i5, après quoi il a continué à
rendre l’eau qu’il a tirée ; en sorte que le 19 du même mois il se trouve qu’il avoit rendu 21 grains 1/2 depuis le 10. Il a diminué encore plus aux i3 et 21 du mois suivant, et encore plus au 18 juin ; car il se trouve qu’il a perdu 28 grains 1/2 depuis le
10 avril. Après cela il a augmenté pendant le mois de juillet, et au 25 de ce mois il s’est trouvé avoir tiré en total n3 grains pesant d’eau. Pendant le mois d’août il en a repris 33 grains ; et enfin il a augmenté en septembre, et surtout en octobre, si considérablement que, le 25 de ce dernier mois,
11 avoit tiré en total i3g grains.
Une expérience que j’a vois faite dans une autre vue a confirmé celle-ci ; je vais en rapporter le détail pour en faire la comparaison.
J’avois fait faire quatre petits cylindres d’aubier de l’arbre dont j’avois tiré les petits morceaux de bois qui m’ont servi à l’expérience rapportée ci-dessus. Je les avois fait travailler le 8 avril, et je les avois mis dans le même vase. Deux de ces petits cylindres avoient été coupés dans le côté de l’arbre qui étoit exposé au nord lorsqu’il étoit sur pied, et les deux autres pet is cylindres avoient été pris dans le côté de l’arbre qui étoit exposé au midi. Mon but, dans cette expérience, étoit de savoir si le bois de la partie de l’arbre qui est exposée au midi est plus ou moins solide que le bois qui est exposé au nord. Voici la proportion de leur imbibition.
SECOND MÉMOIRE
TABLE de Vimbibition de ces quatre cylindres.