‹ Œuvres complètes de BuffonChapitre 175 sur 218 · DATES DES PESÉES · texte numérisé non relu

DATES DES PESÉES

POIDS DES MORCEAUX septentrionaux.

POIDS DES MORCEAUX méridionaux.

L’un.

L’autre.

L’un.

L’autre.

grains.

grains.

grains.

grains.

Avril

Mai

Juin

Juillet

, Août

Septembre

Octobre

Celle expérience s’accorde avec l’autre , et on voit que ces quatre morceaux d’aubier augmentent et diminuent de poids les mêmes jours que le morceau d’aubier de l’autre expérience augmente ou diminue, et que par conséquent il y a une cause générale qui produit ces variations. On en sera encore

plus convaincu après avoir jeté les yeux sur la table suivante.

Le 11 avril de la même 'année j’ai pris un morceau d’aubier du même arbre, qui pesoit , avant que d’avoir été mis dans l’eau, 7 onces 3 gros. Voici la proportion de son imbibition.

ANNÉE , MOIS et JOURS.

POIDS, du morceau.

ANNÉE , MOIS et JOURS.

POIDS, du morceau.

Avril II

onces.

Avril 21

Mai 5

Juin 25

Juillet 25

Août 26

Septembre 25

Octobre 25

onces.

Buffoït. III.

338 EXPÉRIENCES SUR LES VÉGÉTAUX

Celle expérience confirme encore les autres ; et on ne peut pas douter , à la vue de ces fables, des variations singulières qui arrivent au bois dans i’eau. On voit que tous ces morceaux de bois ont augmenté considérablement au 25 juillet, qu’ils ont tous diminué considérablement au a 5 août, et qu’ensuite ils ont ont tous augmenté encore plus considérablement aux mois de septembre et d’octobre.

U est donc très-certain que le bois plongé dans l’eau ert tire et rejette alternativement dans une proportion dont les quantités sont très-considérables par rapport au total de l’imbibition. Ce fait , après que je l’eus absolument vérifié, m’étonna. J’imaginai d’abord que ces variations pou voient dépendre de la pesanteur de l’air ; je pensai que l’air étant plus pesant dans le temps qu’il fait sec et chaud, l’eau chargée alors d’un plus grand poids devoit pénétrer dans les pores du bois avec une force plus grande ; et qu’au contraire lorsque l’air est plus léger, l’eau qui y étoit entrée par la force du plus grand poids de l’atmosphère pouvoit en ressortir : mais celte explication ne va pas avec les ob-

servations ; car il paroît au contraire , par; les tables précédentes, que le bois dans l’eau augmente toujours de poids dans les temps de pluie, et diminue considérablement dans les temps secs et chauds, et c’est ce qui me fit proposer, quelques années après, à M. Dalibard de faire ces expériences sur le bois plongé dans l’eau , en comparant les variations de la pesanteur du bois avec les mouvemens du baromètre, du thermomètre et de l’hygromètre ; ce qu’il a exécuté avec succès et publié dans le premier volume des Mémoires étrangers , imprimés par ordre de l’Académie.

NEUVIÈME EXPÉRIENCE

i Sur l’imbibition du bois vert.

Le 9 avril 1735 j’ai pris dans le centre d’un chêne abattu le même jour, âgé d’environ soixante ans, un morceau de bois cylindrique qui pesoit 11 onces; je l’ai mis tout de suite dans un vase plein d’eau , que j’ai eu soin de tenir toujours rempli à la même hauteur.

TABLE de l’imbibition de ce morceau de cœur de chêne r.

I ANNÉE , MOIS

et JOURS.

POIDS du cœur de chêne.

ANNÉE, MOIS et

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