‹ Œuvres complètes de BuffonChapitre 178 sur 218 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

Avril 22 à 6 h. et cl.

Avril 26 j

à 7 h. et d.

à 8 li. et d.

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à 91). et d.

29 à 6 li. dus.

MS

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Juin 14 à 6 h. du s.

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Août 25 à 6 h. du s.

Sept. 25. .

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Octobre

II résulte de cette expérience et de toutes les précédentes :

Que le bois de chêne perd environ un tiers de son poids par le dessèchement, et que les bois moins solides que le chêne perdent plus d’uii tiers de leur poids ;

a° Qu’il faut sept ans au moins pour dessécher des solives de 8 à 9 pouces de grosseur, et que par conséquent il faudroit beaucoup plus du double du temps, c’est-àdire plus de quinze ans, pour dessécher une poutre de 16 à 18 pouces d’équarrissage ;

SECOND MÉMOIRE

3° Que le bois abattu et gardé dans son écorce se dessèche si lentement , que le temps qu’on le garde dans son ccorce est en pure perte pour le dessèchement, et par conséquent il faut équarrir les bois peu de temps après qu’ils auront été abattus ;

4° Que quand le bois est parvenu aux deux tiers de son dessèchement il commence à repomper l’humidité de l’air, et qu’il faut par conséquent conserver dans des lieux fermés les bois secs qu’on veut employer à la menuiserie;

5° Que le dessèchement du bois ne diminue pas sensiblement son volume, et que la quantité de la sève est le tiers de celle des parties solides de l’arbre;

6° Que le bois de chêne abattu en pleine sève , s’il est sans aubier, n’est pas plus sujet aux vers que le bois de chêne abattu dans toute autre saison ;

7° Que le dessèchement du bois est d’abord en raison plus grande que celle des surfaces, et ensuite en moindre raison; que le dessèchement total d’un morceau de bois de volume égal , et de surface double d’un autre,, se fait en deux ou trois fois moins de temps; que le dessèchement total de bois «à volume égal et surface triple , se fait en cinq ou six'fois environ moins de temps;

8° Que l’augmentation de pesanteur que le bois sec acquiert en repompant l’humidité de l’air est proportionnelle à la surface;

9° Que le dessèchement des bois est proportionnel à leur légèreté , en sorte que l’aubier se dessèche plus que le cœur de chêne, dans la raison de sa densité relative, qui est à peu près de i/i5 moindre que celle du cœur;

io° Que quand le bois est entièrement desséché à l'ombre, la quantité dont on peut encore le dessécher en l’exposant au soleil , et ensuite dans un four échauffé à 47 degrés, ne sera guère que d’une dix-septième ou dix-huitième partie du poids total du bois, et que par conséquent ce dessèchement artificiel est coûteux et inutile;

i iu Que les bois secs et légers, lorsqu’ils sont plongés dans l’eau , s’en remplissent en très-peu de temps; qu’il ne faut, par exemple , qu’un jour à un petit morceau d’aubier pour se remplir d’eau, au lieu qu’il faut vingt jours à un pareil morceau de cœur de chè »e ;

i ‘2° Que le bois de cœur de chêne n’augmente que d’une douzième partie de son poids total, lorsqu’on l’a plongé dans l’eau au moment qu’on vient de le couper, et qu’il faut même un très-long temps pour

qu’il augmente de cette douzième partie en pesanteur ;

t 3° Que le bois plongé dans l’eau douce la tire plus prompreinent et plus abondamment que le bois plongé dans l’eau salée ne tire l’eau salée;

140 Ouc le bois plongé dans l’eau s'imbibe bien plus promptement qu’il 11e se dessèche à l’air, puisqu il n’a fallu que douze jours aux morceaux des deux premières expériences pour reprendre dans l’eau la moitié de toute l’humidité qu’ils avoienl perdue par le dessèchement en sept ans, et qu'en vingt-deux mois ils se sont chargés d’autant d’humfdité qu’ils en avoient jamais eu , en sorte qu’au bout de ces vingt-deux mois de séjour dans l’eau ils pesoient autant que quand on les avoit coupés douze ans auparavant ;

i5° Enfin que, quand les bois sont entièrement remplis d’eau, ils éprouvent au fond de l’eau des variations relatives à celles de l’atmosphère , et qui se reconnoissent à la variation de leur pesanteur; et quoiqu’on ne sache pas bien à quoi correspondent ces variations , on voit cependant en général que le bois plongé dans l’eau est plus humide lorsque l’air est humide, et moins humide lorsque l’air est sec, puisqu’il pèse constamment plus dans les temps de pluie que dans les beaux temps.

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