‹ Œuvres complètes de BuffonChapitre 46 sur 218 · TOPAZE ET RUBIS DU BRÉSIL · texte numérisé non relu

TOPAZE ET RUBIS DU BRÉSIL

s/on d’un cachet, el qu’en même temps sa substance fondue adhéroit aux parois du creuset : cette fusibilité provient du schorl, qui constitue l’essence de toutes ces pierres du Brésil 1 ; je dis toutes ces pierres , parce

i. C’est aussi le sentiment d’un de nos meilleurs observateurs (M- Romé de Lisle, dont l’ouvrage vient de me tomber entre le mains). « Les topazes brutes, dit-il, qui nous arrivent du Brésil ne conservent ordinairement qu’une seule de leurs pyramides : l’autre extrémité est ordinairement terminée par une surface plane rhomboidale , <^ui est l’endroit de la cassure qui se fait aisément et irans* versalement. Ou y distingue facilement le tissu lamelleux de ces cristaux. La position de leurs lames est perpendiculaire à l’axe du prisme , et conséquemment dans une direction contraire aux stries de la surface, qui sont toujours parallèles à l’axe de ce même prisme. Souvent les deux pyramides manquent, mais c’est toujours par des ruptures accidentelles L’extérieur de ces cristaux présente des cannelures parallèles à l’axe.

« La topaze , le rubis , et le saphir du Brésil , ont beaucoup de rapport avec les schorls et les tourmalines par leur contexture , leur cannelure , et par la variation dans les plans du prisme et des pyramides , qui rend souvent leur cristallisation indéterminée.

« La topaze du Brésil a rarement la belle cou-

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qu’indépendammentdes émeraudes, saphirs, rubis, et topazes, dont nous venous de parler, il se trouve encore au Brésil des pierres blanches transparentes qui sont de la même essence que les rouges , les jaun. s , les bleues , et les vertes.

leur jonquille de ta topaze d’Orient ; mais elle <■.* t souvent d’un jaune pâle , et même entièrement blanche.

'■< Celle dont la couleur très-foncée tire sur l’hyacinthe est la plus propre à convertir par le feu en rubis du Brésil ; mais il y a aussi des rubis du Brésil naturels , souvent avec une légère teinte de jaune , que les Portugais appellent topazes rouges.

« Les plus beaux sont d’un rouge clair, ou dè la teinte que l’on désigne par le nom de balais. Ceux qu’on fait en exposant au feu la topaze du Brésil enfumée sont d’un rouge violet plus ou moins foncé.

« Quant aux saphirs du Brésil , il s’en trouve depuis le bleu foncé de l’indigo jusqu’au blanc bleuâtre.

« Le tissu feuilleté de ces gemmes fait qu’on les taille aussi quelquefois de manière à produire cette réfraction de la lumière qui caractérise les pierres chatoyantes. De là le rubis chatoyant , le saphir œil-de-chat , et les chatoyantes jaunes , vertes , brunes, etc., du Brésil et autres lieux. » (Cristallographie, par M. Romé de Lisle, tome 11, pages a34 et suivantes.

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