‹ Œuvres complètes de BuffonChapitre 76 sur 218 · CUIR ET LIÈGE DE MONTAGNE · texte numérisé non relu

CUIR ET LIÈGE DE MONTAGNE

ceux-ci doivent être une espère d’amiante ; ils sont aussi fort légers. J’en ai mis quelques morceaux dans des creusets (pie j’ai exposés à (tu feu fort ardent pendant deux heures : je les ai tirés san- aucune apparence de vitrification ; seulement ils avoienl perdu de leur poids , mais ils éloienl toujours inattaquables aux acides.

« On \ oit sur le sol du terrain où se trouve ce liège de montagne, i° une espèce d’ardoise grossière; i° beaucoup de quartz en assez petits morceaux détachés , isolés , à la surface de |a terre, et dont plusieurs sont pénétrés par leurs côtés de cette pierre ta!— qtteuse, qui est la pierre dominante de ce terrain. »

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Il me paroit qu’on doit conclure de ces faits réunis et comparés, que le cuir et le liège de montagne sont formés de parcelles micacées (pii se trouvent en grande quantité dans ce terrain; que ces particules s’y réunissent sous la forme d'amiante, de cuir, et de liège, suivant le degré de leur atténuation, et qu’enlio elles forment des talcs lorsqu’elles sont encore plus atténuées; en sorte que les talcs, les amiantes, et Imites les concrétions talqueuses dont nous venons de présenter les principales variétés, tirent également leur origine du mica primitif, (pii lui-mème a été produit , comme nous l'avons dit , par les exfoliations du quartz et des trois autres verres de nature.

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