‹ Œuvres complètes de BuffonChapitre 75 sur 218 · DE MONTAGNE · texte numérisé non relu

DE MONTAGNE

couvert le long du chemin de Mandagout à Vigan, diocese d'Alais. Cet habile minéralogiste dit avec raison « qujs cette sub- I stance est fort analogue à l’amiante, et que ! les mines en sont tres-rares en France. » Celle qu’il décrit se présenloil à la sut face du terrain , et étoit en couches continues à ; quatre pie 's de profondeur : elle gisoil dans ' une tirre ocreuse , qui donnoit une couleur j *nne à rc liège; mais il devenoit d’un blanc mal en le lavant. « Ce liège , dit M. Monte! , se présente sous différentes formes, el toutes peu régulières : il y a de ces lièges qui sont tout -à-fait plats, et qui n’ont , en certains endroits, pas plus de deux ou trois lignes d épaisseur; ils ressemblent à certains f un gus qui viennent sur les châtaigniers , ou à de la bourre desséchée : d’autres sont fort épais et de ligure oblongue ; il y en a aussi en petits morceaux détachés , il réguliers comme sont les cailloux , etc. : la plupart sont raboteux , a\ant beaucoup de petites éminences ; on n’en voit point d’unis sur aucune

de -leurs surfaces Lorsque ce liège de

montagne est bien nettoyé de la terre qui l’enduit, et que dans cet état île netteté on le ramollit eu le pressant et frottant entre les doigts, il ressemble parfaitement à du papier mâché.

« Les gros morceaux de ce liège et ceux qui sont fort épais sont ordinairement fort pesa ns , eu égard aux autres qui sont peu I pénétrés par la terre et par les sucs pétrifia ns ; ceux-ci ont la légèreté et la mollesse du liège ordinaire ; voilà sans doute ce qui a fait donner à cette subsbtance le nom de liège de montagne. On pouiToil donner eu- < core à ceux qui sont bien blancs el minces le nom de papier de montagne ; les libres 1 qui les composent sont d’un tissu très-lâche, | tandis que la plupart des autres ont presque 1 la pesanteur des pierres : on peut rendre à ces derniers la légèreté qui leur est pro- î pre , eu les coupant en petits morceaux ' minces , et leur ôtant toute la partie ter- I reuse ou pétrifiante

« J’ai trouvé quelques morceaux de celte i substance, qui, partagée en deux, ne pou- J voit se séparer qu’en laissant apercevoir des J filets soyeux parallèles, couchés en grande 1 partie perpendiculairement les uns contre i les autres, ne se séparant que par filamens, ' et se tenant d’un boni jusqu’à l’autre comme i les fibres d’un muscle : il me semble que

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