CHAPITRE III
OotastMction des 4 phases infra-civilisées.
L'analyse de ces périodes nommées barbarie, patriarcat, sauvagerie , et MumvtVE , est un des nombreux sujets dont la science n'a jamais daigné s'occuper : elle est très active a . chercher de vieilles pierres et vieilles inscriptions remontant au déluge, ardente à tout travail inutile, sans vouloir toucher aux branches utiles de l'Archéologie, aux recherches sur le mécanisme de la société primitive, lien reste partout le globe des traditions confuses, sous le nom de paradis terrestre ou JËtfen, qui était un mécanisme de Séries passionnées informes, ébauchées; elles ne purent pas se soutenir au delà de 300 ans. Il serait assez curieux d'apprendre j)ar quels moyens l'iasttnct) aidé de quelques circonstances, put enseigner aux premiers hommes ee beau mécanisme dont nos sciences, avec toutes leurs subtilités, ne peuvent retrouver aucune trace. Les tableaux de cette société, primitive et antérieure au petit déluge (LIV) , pourraient four-» nfr quelques chapitres fort intéressante.
Il existait alors abondance de fruits, de gibier et de poissons, de troupeaux d'une grande beauté , et de plus liberté d'amour et rareté de population. Il fallut une combinaison de ces moyens, dans des climats fort tempérés et exempts de bêtes féroces, poui que l'instinct pût s'élever au mécanisme des séries passionnées,
liode, sociANTiSME ou association simple. l'ai cru devoir le détacher, te placer 380, sous le nom de fondations Amroxuiaf ivfts, parce qu'il tient à la théorie directe, plus qu'à lacONTABHraurovB formée des sections YI et VII.
v440 SECTION VII. — SYNTHESE GÉNÉRALE DU MOUVEMENT.
qui dut déchoir au bout de deux siècles , par l'accroissement de population et l'approche des bêtes féroces qui avaient été créées sous Téquateur, loin des peuplades blanches de la zone tempérée, bien plus fertile alors qu'elle ne Test aujourd'hui.
On a commis Terreur de croire que la nature primitive était Tordre sauvage, il n'en est rien : les végétaux et animaux qu| -entouraient les premiers hommes étaient d'espèce plus parfaite que ne sont aujourd'hui ceux de nos plus riches métairies. L'aurochs et le mouiflon sont des dégénérations, et non pas des espèces primitives ; il en est de môme de l'homme sauvage : il est fort au dessous de l'homme primitif dont la taille commune était de 73 4/2 pouces de Paris ; elle remontera au delà de ce degré, et quoique tombée aujourd'hui à 63 pouces, elle s'élèvera en harmonie, d'un septième en sus que la stature primitive ; elle haussera de 73 4/2 à 84 pouces ou sept pieds de Paris. Ce sera, au bout de douze générations, la taille moyenne des hommes d'harmonie. Quant à la race actuelle, sa taille est au dessous de l'extrême dégénération ; Ton en peut juger par un parallèle avec quelques races mieux conservées, comme les Albanais et Monténégrins qui, en voyant la troupe française, ne pouvaient pas concevoir que des hommes si petits eussent fait de si grandes conquêtes.
Il faudrait, non pas un chapitre, mais une notice de 4 chapitres, pour faire connaître en abrégé les 4 sociétés antérieures à la nôtre. Qu'on en juge par un aperçu de la barbarie, très digne d'analyse par sa contiguïté en échelle avec nous.
En régime barbare, le. caractère de pivot général, celui qui forme contraste avec la civilisation, c'est le simplisme (faction ; l'action est toujours composée en mouvement civilisé.
On peut établir le parallèle sur un petit nombre de caractères barbares, huit seulement ;