INTERMÈDE. — ISSUES DU CHAOS SOCIAL
^culté de Paris, dont la résistance est dictée par un calcul dlrrtérèt ; qu'elle se rassure : le magnétisme, quoique moyen trèscertain et qui sera généralement employé en harmonie, ne peut pas faire de progrès en civilisation ; il est entravé par des vices» matériels inhérents à cette société. J'en cite quatre :
1° On n'a aucune méthode pour discerner les sujets magnétisables ; on ne sait pas cultiver en eux cette faculté dès l'enfance ; on rémousse, on la fausse par une éducation compressive de la nature; et au hem d'avoir option sur les bons, Ton ne rencontre d'ordinaire que les plu» imparfaits, stimulés par appât du gain.
2° On Ignore et on ne pourrait pas former l'appareil sympatMqtre du magnétisé ; il doit se composer de ses deux sympathiques de tempérament, en identité, et de ses 2 sympathiques de caractère , en identité et contraste. Gomment rassembler cet appareil quand on ne connaît, ni l'échelle des tempéraments, ni celle des caractères ?
3° On gâte, on use les magnétisés ; on les déprave par des amorces d'intérêt qui, même dan* le sommeil de consulte, influent sur leur faculté ultra-humaine, en faussent la vertu, la perspicacité.
4* On les vicie encore par des emplois confus, en les obsédant de consultations hétérogènes avec leur genre d'aptitude, qu'on ne sait pas discerner.
D'autres fautes concourent à faire avorter ces opération» et neutraliser presque tous les fruits qu'on pourrait tirer de ce puissant ressort; il n'est pas fait pour la civilisation. Sur ce point, comme sur tant d'autres, elle dépasse la limite de ses attributions. Toujours malencontreuse en génie, elle est adroite à pénétrer sur les points que la nature lui interdit; elle est incapable d'entrer dans les voies de progrès réel où la nature l'appelle.
Les contre-temps que j'ai cités, empocheront que le magnétisme puisse jamais prendre quelque essor en civilisation : il prête le flanc aux malins par les vices précités et autres ; mais i) sera en grande vogue, en pleine utilité dans l'harmonie. À celle époque les médecins seront trop riches pour s'alarmer, comme à présent, de la découverte des remèdes ; leur bénéfice alors s'établira en raison de la santé générale ; il n'auront plus à redouter y mais à désirer l'invention d'antidotes efficaces dont s'effraie )a cupidité civilisée.
Je n'ai donné ici sur l'immortalité qu'une preuve du 6' orore; on en accumulera de chacun des sept ordres, et rien ne paraîtra plus certain que cette vie future dont nos soi-disant esprits forts nous ravissent l'espoir. En reniant l'âme et Dieu, ils ne renient
4S8 SECTION VII. — SYNTUfiSE GÉNÉRALE DU MOUVEMENT.
que leur propre science : ils ont «supposé, dans leurs systèmes anciens, unDieustupide et méchant; stupide en ce qu'il aurait créé le monde sans plan, sans moyens d'établir le bonheur de tous ; méchant, ence qu'il voudrait nous cacher ses plans, s'il en a fait sur les destinées; et nous condamner à perpétuité aux tortures de l'état civilisé et barbare.
Tout est faux dans ces opinions : Dieu veut nous donner beaucoup plus de lumières et de bien être que nous n'en désirons ; mais sous la condition de chercher ces bieus dans l'étude de l'homme, ou de l'attraction, quœrile et inveniells. Ayant repoussé cette étude et, par suite, manqué toutes les voies de lumière, nos philosophes ont été secrètement confas de leur doctrine qui, en nous assignant l'état civilisé et barbare pour destinée, transforme Dieu en Créateur sot et méchant, et nos âmes en créatures démoniaques. Pour échapper à ce labyrinthe scientifique, ils ont renié ce Dieu ignare et malfaisant qu'ils avaient imaginé, et l'àme de boue, l'âme civilisée qu'ils avaient formée. C'est renier leur propre science et leur pauvre génie , dénoûment digne d'aveugles qui conduisent des aveugles, signe évident de la cataracte intellectuelle dont la philosophie enveloppe l'esorit humain.