‹ Œuvres complètes de Ch. Fourier (volume 4)Chapitre 45 sur 86 · COMPLÉMENTS ET RECTIFICATIONS · texte numérisé non relu

COMPLÉMENTS ET RECTIFICATIONS

Cet article de notions accessoires devait employer 3 feuilles pour lier les divers sujets, et en remémorer le lecteur. D'autres articles ont gagné du terrain , et celuici réduit à une demi-feuille serait trop superficiel si je l'appliquais aux c deux premières parties. > Je me bornerai à examiner quelques portions de la iTe. partie, Intermèdes et Pivots.

Introduction. Article Ier* En traitant des tentative» d'Association faites en Angleterre, il eût convenu de mettre en parallèle , d'une part, les trois foutes capitales commises à New-Lanark (Intr., S), et d'autre part les sept conditions de travail sociétaire attrayant (Intr., 16); ces deux tableaux auraient dft être placés en regard.

Si les Anglais ont reconnu, comme il est dit (Intr., 8), « que l'état actuel des classes pauvre et ouvrière ne pou- » vaut plus continuer, il fallait trouver des remèdes effi-

> caces en créant dans ces classes des habitudes sodé-

> taires , » quel doit être leur empressement à essayer le procédé sociétaire, en considérant que de là dépend l'extinction subite de leur dette! Avis à ceux qui ont versé deux millions et demi pour un établissement de mille personnes, selon la méthode Owen. Qu'ils essayent le partage d'emploi; qu'ils affectent 500 personnes au procédé de New-Lanark , et 500 au procédé sériaire (Intr., 19). C'est un alternat conseillé par la prudence : puisse l'avis être goûté !

Art. 2 (Intr., 29). Il effleure de grandes questions qui exigeraient des chapitres spéciaux. Le tableau des périodes sociales (Ib., 23) aurait dû contenir une échelle de 32 périodes, dont 16 en vibration ascendante, et 16 en descendante ; plus , les 2 pivotâtes ou centrales. Mais je ne veux pas, dans cette première livraison , traiter des harmonies transcendantes : je n'y ai affecté que la note E (241 ), suffisante (sauf achèvement) à convaincre que la théorie d'unité universelle est pleinement découverte.

La dualité d9 essor du mouvement (Intr., 36) aurait exigé aussi un chapitre à part : c'est uue vérité frappante et à laquelle il est difficile de familiariser les civilisés. Cependant, l'unité du mouvement devient une thèse inexplicable pour quiconque né part pas de cette base , et je oe vois pas qu'aucun de nos auteurs s'y soit rallié,

La perspective de prochaine culture de l'Afrique (Intr., 45) est encore un avantage sur lequel j'ai glissé trop brièvement. Si les sucres de l'Inde Orientale peuvent déjà être livrés à 4 sous la livre, ceux d'Afrique seront eneore moins coûteux; et peut-être ai-je estimé trop haut (/A.) la: future valeur du sucre $ en l'assimilant, poids pour poids, à la farine de froment; j'incline à croire qu'il aura moins de valeur, quand toute la zone torride sera populeuse et cultivée avec la perfection harmoniènne.

Evitons dans ce débat les illusions de richesse nationale réfutées (15., 49) ; richesse bien vaine sans les deux conditions assignées à ladite page : on ne doit jamais les perdre de vue en théorie de bonheur social.

La fausse nouveauté (II, 182). J'invite les lecteurs bénévoles à se pénétrer de la distinction établie (Intr., 55 et 56) sur la fausse et la vraie nouveauté, dont l'une donne le mot au lieu de la chose, et l'autre la chose au

lieu du mot C'est l'argument à opposer aux détracteurs : il suffirait seul à les confondre, à prouver combien les vrais inventeurs sont compromis par la juste défiance qu'ont inspirée les faux inventeurs.

Art. 3 (Intr. , 60). Il est recommandé à ceux qui seronl dans le cas de solliciter le gouvernement ou les propriétaires anglais , pour la fondation du canton d'épreuve.

Des trois motifs cités (Ib., 64) Je 3e., Passe dû Nord, m'a paru digne d'une ample notice À (74., 84), et je Fat dégagée à dessein de toute hypothèse de merveilleux , en l'isolant du moyen annoncé dans la note E (241). Aussi n'ai-je (II, 67) spéculé sur cette passe que pour cinq mois de l'année; restriction qui n'aura pas lieu après la renaissance de l'anneau boréal. H rendra les mers du pôle aussi praticables pendant les douze mois que la Méditerranée; car le climat polaire subira un échàuffement gradué qui, à partir du degré 60, établira une coïncidence dé température entre les degrés 61 , 59;-65, 55;-70,50;-75, 45;-80, 40;-83, 3fr,-90, 30. Mais dans une introduction où il faut ménager le scepticisme et les habitudes, j'ai dune faire aucune mention de ce qui touche au merveilleux.

Parmi les inadvertances qui sont la honte des sciences humaines , on doit ranger l'oubli du calcul de culture intégrale du globe et bénéfice de raffinage dimatérique en. mode composé , selon le tableau (Intr., 98) ; tout aperçu de cette hypothèse aurait provoqué des spéculations sur Ja mise en culture du globe entier , et ce probl&ne aurait puissamment contribué à- faire suspecter l'état civilisé et"~ barbare, à stimuler à la recherche d'une période sociale plus avancée. (table Ib., 33). . .

J'ai eu bien tard connaissance d'une carte où se trouve „

sous le nom de détroit de Maldonado, la passe jugée problématique (II , note A, 97). Mais l'existence du détroit ne détruit pas les deux obstacles allégués (Intr., 85); entrave d'un cap gisant par 71°., et de voie non assurable; double motif pour l'Angleterre de spéculer sur le dégagement du pèle , et d'y affecter sans délai la mémo somme, 25,000 H?, sterling, qu'elle affecte à une recherche qui est de pure curiosité , tant qu'existent ces deux obstacles.

Les lecteurs assez sages pour suspendre leur jugement et douter jusqu'à F expérience, doivent recueillir dans ce 3e. article trois arguments bons & opposer aux Zoïles ; savoir :

(71), le discord inévitable des vrais inventeurs avec leur siècle, et l'heureux augure à tirer de ces idées neuves qui rompent en visière au siècle, comme celles de Colomb et Galilée.

(75), le sort des inventeurs français, payés par la diffamation, la spoliation et la calomnie.

(80), le danger de se prendre aux apparences d'exagération que présenté nécessairement une précieuse découverte.

Fort de ces trois arguments et de celui de la fausse nouveauté (58), un homme impartial sera déjà en mesure de réfuter les détracteurs, même sans recourir aux arguments scientifiques et spéculatifs, qui sont le sujet des ire. et ge. parties.

Les trois médiante* . La 4ro. (II, 449) n'a point été achevée; on en trouve la suite au Citer-Logue (tom. suiv.). Ces deux articles forment une collection de douze prodiges sociétaires, tableau très^propre à piquer la curiosité et soutenir l'attention de l'étudiant.

La 2e. est une réplique aux lecteurs pointilleux qui, au lieu d'envisager F ensemble de la théorie sociétaire , les moyens et le but, s'arrêtent k chicaner sur les menus détails. C'est communément le vice des Français , tous enolins à l'ergotisme. Au lieu de ces objections vétilleuses dont ils voient (II, 189) la faiblesse, que ne fixent-ils leur attention sur les grands moyens de crédit dont s'étaie cette invention , entre autres les trois exposés (II, 394) sur l'avantage vraiment brillant d'être si bien adaptée aux besoins actuels des souverains, h l'urgence de trouver une ressource nouvelle pour l'acquittement des dettes et l'absorption des ferments révolutionnaires!

La 3*. (II, 232) est un acheminement à l'article Pivot direct (IL, 504), dont le sujet est si neuf, que j'ai cru devoir y préparer les lecteurs par une thèse de métempsycose débattue dans cette Médiante. C'est, dira-t-on, un article romanesque. Peu importe. Je ne le donne pas sous le titre de dogme, non plus que le Pivot-direct, qui est pour satisfaire tes partisans de l'unité de l'univers (voyez Avant-Propos).

Le Pivot-direct. Cet article donné à titre de coujectures analogiques ne fait pas ici corps de doctrine, et n'a que des rapports éloignés avec la théorie de l'Association. Je l'ai beaucoup abrégé et réduit au strict nécessaire en thèse d'analogie universelle.

Au reste, il est bon de reproduire l'alternative mentionnée à l' Avant-Propos* Veut-on considérer cet article comme romantique? c'est un roman louable, en ce qu'il répand du tharme sur la doctrine de l'immortalité de l'âme. Veut-on le croire digne de confiance? on y trouve dans ce cas l'avantage d'exciter l'espérance d'un avenir heureux et le dédain pour les doctrines soit-disant libé-

raies, qui» vantant Tordre civilisé et éloignant les esprits de l'Association, retardent l'avènement de nos âmes au bonheur Je Tune et l'autre vie.

L'Intermède. J'ai cru devoir donner quelqu'étendue à ce plaidoyer qui me paraît de la plus haute importance. Les littérateurs, savants et artistes, peuvent décider subitement le passage du genre humain à l'Harmonie, s'ils veulent exciter à cette fondation l'un des grands personnages ou riches propriétaires sur qui ils ont de l'influence. Pour amener à ce point les beaux esprits, j'ai dû leur faire leur confession générale dans les deux moyens négatifs , et leur montrer le but dans les deux moyens positifs.

Il suffirait déjà du premier moyen (II, 352) , pour les stimuler à cette démarche : mais on peut craindre que l'appât d'une immense fortune soit encore insuffisant , et que l'amour-propre ne parle plus haut que la cupidité. On voit les marchands mêmes commettre cette faute et se ruiner à plaisir pour écraser un rival ; on peut bien soupçonner les philosophes d'être plus esclaves encore de l'amour-propre, que le marchand qui se vante de mépriser la gloire.

Il a donc convenu de les aviser en grand détail sur les dangers de leur position de plus en plus critique , sans espoir de retour. Leur perte est déjà consommée dans l'état actuel de la civilisation ; c'est bien pis lorsqu'une science nouvelle et fixe vient confondre leurs vieilles controverses, enseigner au monde social les voies de la véritable Harmonie, la fusion d'intérêts des grands et des peuples, et l'art de concilier (II, 448) l'amour des richesses avec la pratique des vertus.

C'est à eux à méditer sur les trois perspectives présentées (II, 433), et à considérer qu'un siècle si notai-

Aft&lÈRE-tfcOPOS.' SSi

rement engagé dans les routes du mal ne peut espérer les voies du bien que d'une théorie contradictoire avec les sophismes dominants.

Si les philosophes persistaient à s'aveugler sur leur fâcheuse position, ils mériteraient la devise, aures hàbent et non ACDiENT. Je l'ai adoptée sans application générale : j'invite les philosophes à faire exception , ne pas se ranger dans la classe des longues oreilles , et comprendre que dans cette conjoncture décisive , il faut se rallier à l'avis de leurs coryphées, Condillae et Bacon, oublier tout ce qu'on a appris des 4 facultés du sophisme.

Un incident plus que probable et qu'ils doivent peser, c'est que la défection d'ira seul d'entre eux entraînera for* cément la masse : or, manquerait-on à trouver dans leur compagnie divers partisans de ta doctrine sociétaire ? Elle séduira pïus d'un philosophe sous le double rapport d'intérêt et de gloire.

J'use d'une comparaison : tout capitaine disgracié et privé de service dans son pays s'estimerait fort heureux si le prince voisin lui offrait un grade bien supérieur, celui de général t il n'hésiterait pas à changer de patrie. Telle est l'aubaine qui s'offre à tous les philosophes; une fortune brillante, sans autre démarche que d'abandonner .de vieilles controverses décréditées, une mdustHe usée, ingrate , suspecté et se dénonçant elle-même (voyez et 1* Avant-Propos, les devises dialoguêes).

En renonçant à ces vieilles chimères, les écrivains, loin déjouer le rôle odieux de transfuges, se montreront en amis sincères de la vérité , prompts à suivre sa bannière dès le premier instant où elle apparaît aux humains. S'ils l'ont dédaignée dans l'état actuel, ils sont à demijustifiès par les disgrâces qu'ils auraient encourues dans

une attaque purement négative, ou dénonciation des neuf earactères du régime civilisés (II , 129), sans indication du remède.

La scène change : l'issue du dédale est évidemment découverte, et il y aurait folie de vouloir y rester, du moment où Ton peut en sortir. D'ailleurs, quel rôle vont jo^r dès à présent les vieilles controverses? Le monde social dupé depuis si longtemps par les sophistes va applaudir à la doctrine qui écrase le serpent et nous ouvre des voies de richesse et de bonheur. La philosophie va se voir abandonnée de tous les hommes bien pensants , réduite comme Gatilina à fuir avec une poignée de complices, à déclarer une guerre ouverte à la vérité qu'elle feignait de servir;

D'autre part, quelle bonne fortune pour tant d'écrivain* qui cherchent un sujet! En fût-il jamais de plus fécond que la réfutation positive de la philosophie? Tant qu'on ignorait la théorie des destinées et du mécanisme des passions, on ne pouvait attaquer cette science que négativement, par le tableau de ses bévues : elle était forte de l'ignorance commune, et pouvait défier ses agresseurs de Taire mieux. Aujourd'hui on la terrasse en lui montrant tous les degrés du bien où elle pouvait parvenir, si elle eût suivi quelqu'un de ses 12 préceptes (II , 129) ; on lui démontre que, sur chaque problème, comme celui de la liberté (Ib., 182), elle s'est refusée traîtreusement à se rallier aux principes qu'elle nous recommande.

C'est donc pour les écrivains le sujet le plus brillant , que ce procès de la philosophie, par réfutation positive, et il est, je ne saurais trop le dire, fort heureux pour eux que la découverte des lois du mouvement social soit échue à un homme presqu'illitéré , à moi, profane et intrus dans

ÀRttlÈKE-MlOPOS. 333

le monde savant, moi qui, ayant passé ma vie à des fonctions mercantiles tout«A*-fatt incompatibles avec les études , n'ai pas pu songer à m'instruira , et ne peux que livrer tout brut le diamant dont uncoup de fortune m'a valu la découverte, le calcul de l'unité universelle.

La nature, dans cette faveur, se montre judicieuse et fidèle à son système de partager ses dons. Si ma découverte fût échue à quelque grand personnage de la hiérarchie savante, àunLeibnitz, un Voltaire, qui aurait su la parer du charme. oratoire, «'eût été pour lui trop de lustre; il aurait tout éclipsé, La nature agit sagement 'en livrant l'invention la plus précieuse au plus obscur des hommes : tous lés savants et lettrés pourront y prendre part, ehacun en ce qui est de sa compétence : les littérateurs et sophistes s'empareront de la partie passionnelle et sociale ; tes naturalistes, des calculs d'analogie (Pivot Inverse); les physiciens et chimistes, des problèmes aromaux ; les géomètres , de l'application mathématique, etc. Chacune des classes jouira d'ua lot suffisant; elle te devra à l'obscurité , à l'impéritie de l'inventeur qui n'est pas en état de tailler ce diamant. Ce serait donc bien à tort que les savants nie reprocheraient mon infériorité; elle est pour eux un gage de participalion, un acte de sagesse distributiye dont il$ doivent remercier la fortune.

Je regrette que l'espace ait manqué pour achever t'arr ticle Pivot Inverse et la Note E , où ils auraient entrevu la beauté du domaine qui va être livré à leur industrie , surtout dans la branche de naturalogie ou histoire naturelle (i)f

(i) Ce nom d'histoire naturelle est si équivoque , si irrégulier ,

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Je saisis cette occasion de recommander aux natura* listes l'entreprise d'un ouvrage qui sera bien nécessaire en étude d'analogie, un traité. des Transitions en tous règnes, c.-à-d. des produits mixtes ou ambigus, servant à lier les séries et familles ou groupes. Ces ambigus» comme le coing et le brugnon , la chauve-souris et le casoar, sont faciles à discerner : il faudrait en avoir des tableaux gradués, une échelle régulière. II serait bien urgent aussi d'avoir un tableau des produits pivotaux, formant, comme le lion elle cèdre, un pivot de série: mais les naturalistes auraient de la difficulté à discerner les pivots et sous-pivots , tant <\Ue je n'aurai pas donné un traité des séries mesurées : quant aux produits de transition, il leur sera très-facile de les reconnaître et en former des tableaux en échelle régulière.

Même demande à faire au sujet des. passions : il faudrait , sur chacune spécialement , des tableaux de nuances graduées, tels qu'on en trouve dans l'Encyclopédie à l'article passions. Je ne doute pas que les Aréopages scientifiques ne tiennent aucun compte de ma pétition ; aussi ne J'étendrai-je pas à l'indication d'autres ouvrages non existants, et dont le besoin se fera sentir, soit lorsqu'on passera à l'Association , soit dans les études provisoires

qu'on peut reprocKer aux naturalistes leur retard a imiter les chimistes qui ont rectifie* en plein une vicieuse nomenclature. Pourquoi une science qui admet le nom très-exact de minéralogie, n'admettrait-elle pas de même ceux de végétalogie, animalogie et naturalogia 9 Ce goût de confusion dans le genre didactique est un des mille travers qui ont retardé là découverte du calcul des Séries pass. , ainsi que celle des diverses garanties, dont la plupart auraient été déterminées facilement par des esprits amis de la méthode , et «enclins a en faire l'application générale.

auxquelles on pourra se livrer sur la neuve et charmante science de l'analogie universelle. • — — ^ *

En terminant cet Arrière-^Propos , je réitère -que le morceau eût exigé au moins trois feuilles^ 4& pages )$ selon le plan qui était de rallier et étayer de Commentaires les 32 subdivisions des « deux premières parties, * parce qu'on ne compte pas les pivots en mouvements

À défaut de ces notions qu'il n'y a pas d'inconvénient à différer , j'invite les lecteurs & se ^attacher au* thèses principales, comme celles de la 4re. partie sur les propriétés de Dieu , sur les droits naturels véritables, droits si différents de ceux dont nous leurre la philosophie. Le but ici est de désabuser ceux qui ont encore un reste de confiance à cette science ,- de la confondre par ses doctrines mêmes, comme ses douze principes (II, 129), et les droits (Ib., 163) subordonnés, quant à leur exercice, aux trois conditions ( Ji., 172). Ce sont là des questions de haute et sage politique ; celui qui s'en sera pénétré et qui les possédera assez bien pour en faire un sujet de thèse contre la philosophie, pourra se flatter d'avoir satisfait au précepte de Condillac et Bacon, d'avoir refait son entendement et s'être dégagé en plein des préven-r tions philosophiques.

La plupart des lecteurs dédaignent ces graves discussions : je leur ai ménagé dés arguments à leur portée , et qui, sous des couleurs facétieuses, ne sont pas mbias pressants. Tel est le Post-Àjpbule (II, 206) sur fe paiement de la dette anglaise , et par suite des autres dettes publiques de chaque état : tels sont les calculs d'har* monies matérielles et spirituelles;

Mater. (47), Gis-Ambuie sur les melons : Spirit. (135), Trans-Ambule sur les volailles.

En lisant ces binettes, l'homme le moins exercé reconnaît d'emblée que F Association serait une source d'accords miraculeux au physique et au moral , et qui plus est, de richesse incalculable, même pour les beaux esprits qui ont refusé de s'en occuper , et qui pourtant y trouveraient tous une mine d'or dans les récompenses unitaires (II, 352).

C'est sur de pareilles inconséquences qu'on devra les remontrer : sans être exercé comme eux en dialectique , il suffit de les ramener sur la perspective des prodiges de l'Association (II, 149 et tom. suîv.) : chacun, en leur exposant ces résultais du lien sociétaire , sera fondé à leur reprocher de n'avoir pas donné une seule page à cette recherche.

L'excuse d'impossibilité n'est plus admissible , quand le procédé .est découvert et publié , et il y auraU malveillance notoire, obscurantisme effronté, chez tous ceux qui opineraient & en différer l'essai.

Ainsi la cause du genre humain peut, dans cette conjoncture, être confiée aux hommes les moins instruits : • chacun peut confondre la philosophie en lui opposant ses principes mêmes (II, 129) et ses opinions individuelles {Devises dialoguées, Avant-Propos).

Augurons mieux: de son discernement : espérons qu'elle oe hasardera pas à pareil affront, et que parmi les philosophes du 19e- siècle il s'en trouvera d'assez sages pour suivre la bannière des Montesquieu , des Socrate , des Condillac et autres Expectants (II, 120) qui ont tenu à honneur d'avouer l'infirmité de la science et d'invoquer la lumière.

Goçgle

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