‹ Œuvres complètes de Ch. Fourier (volume 5)Chapitre 30 sur 63 · Peintures et costumes harmoniques · texte numérisé non relu

Peintures et costumes harmoniques

Mécanisme régulier , exécution géométrique.

26a NOUVEAU monde

L'opéra est donc l'assemblage de tontes les barmoDiet matérielles, et l'emblème actif de l'esprit de Dieu on esprit d'uDité mesurée. Or, si l'éducation de l'enfant doit commencer par la cnlture du matériel , c'est en l'enrôlant de bonne heure à l'opéra qu'on pourra le familiariser avec toutes les branches d'uoilé matérielle, d'où il s'élèrera facilement aux unîtes spirituelles.

Je n'ignore pas combien de dépenses et d'inconvé- Diens causerait l'emploi de l'opéra dans l'éducation a- ▼ilisée; ce serait |un levier très-dangereux : il convient peu de polir le peuple en régime d'industrie répugnante: mais antres temps, autres moeurs; il conviendra eu hai^ monie que le pÀiple rivalise en politesse la classe opulente avec qui il se trouvera entremêlé dans les travaux. Un peuple grossier en ferait disparaître le charme; dèslors la 12.* passion dite Composite manquerait d'essor.

L'opéra n'étant parmi nous qu'une arène de galanterie, nn appât à la dépense, il n'est pas étonnant qu'il soit réprouvé par les classes morale et religieuse; mais il est , en harmonie, une réunion amicale , il ne peut donner lieu à aucune inirigue dangereuse, entre gens qui se rencontrent à chaque instant dans les divers travaux des Séries industrielles. (Il, 194-)

L'opéra si dispendieux aujourd'hui, ne coûte presque rien aux harmoniens; chacun d'eux s'y entremet pour la construction, les machines, la peinture, les choeurs, l'orchestre, les danses; ils sont tous dès le bas âge maçons, charpentiers, forgerons, par attraction. Chaque phalange, sans recourir aux cohortes ricinales el aux légions de passage, aura environ ta à i3oo acteurs à fournir, soit en scène, soit à l'orchestre et aux mécaniques. Le plus pauvre canton sera mieux monté en opéra que nos grandes capitales. C'est à l'habitude générale de la scène que les harmoniens devront, en grande partie, l'unité de langage et de prononciation réglée en congrès universel.

Bésumaul sur les voies et moyens de l'enseignement harmonien', j'observe qu'il emploie la pratique long-

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temps avant U théorie , et que cette pratique repose snr a séries de genre coDienant chacune heaucoup de séries d'espèces. (72),

L'opéra fournissant d'amples séries en musique, danse, peinture, etc. : (voyez, pliu haut tes 9 dirisiom)..

La Cuûûw, également pourruede séries en tout genre, ustensilesi batterie, mécanique; tout le matériel est distribué par séries dans l'immense cuisine d'une phalange; par eiemple, on peut bien y compter sept degrés de broches, depuis celtes où rôtissent les plus grandes pièces, jusqu'aux brochettes de petits oiseaux qui!occupent déjà quelques bambins exercés. Quant à la préparation , j'ai ohserré, 162, qu'elle peut entretenir une soixantaine de ' séries bien intriguées et d'exercice permanent.

Mais comment l'enfance prendra-t-elle parti à ce travail de cuisine , « elle n'est pas stimulée par des débats gastronomiques sur les préparations culinaires, ces débats ne pourront s'établir qu'autant qu'on exercera Tenant dès le plus bas âge aux raffinemens de gourmandise, penchant dominant chez tous les enfans. U sufBra donc, après avoir bien formé les séries en tous genres , d'abandonner les enfans à l'attraction ; elles les portera d'abord à la gourmandise, aux partis cabalistiques sur les nuances de goûts ; une fois passionnés sur ce point , ils prendront parti aux cuisines, et du moment oiî les cabales graduées s'exerceront sur la consommation et la préparation , elles s'étendront dès le lendemain aux travaux de production animale et végétale, iraraux où l'enfant arrivera fort des connaissances et prétentions- écloses tant aux tables qu'aux cuisines. Tel est l'engrenage naturel des fonctions.

On peut consulter sur ce sujet les chap. des amorces que trouve l'enfant aux cuisines sériaires (II, aïo À 220), des cultures enfantines de) l'harmonie (II, ao4}. de l'éducation .harmonique des animaux (II, 197), et tout le traité d' éducation harmonienne (II, i37 à 362)^-

Je devrais un article sur les instituteurs civilisa, qui ont en l'art de se placer au dernier rang en civilisation ,

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OÙ ils font nn métier de forçats mesquinement rétnlmà, et courbés sous toutes les espèces âe jougs. Le sacerdoce tombe dans le même écueil ; à part quelcfues évêques et nn très-petit nombre de favoris, la masse des curés et vicaires végète dans un état voisin du dénûmeni, et sans moyens d'avancement. Combien ces deux classes ont beàoin de stimuler un homme à Tcssni du régime sociétaire où elles vivront dans la grande opulence ! (V07. II, 334)>

CHAP. XXIV. Education de fen/ance mixte.

Nous en sommes i la partîe'^délicate de l'éducation, à l'âge de transition amoureuse, point sur lequel échouent toutes nos méthodes répressives qui ne savent établir en relations d'amour que l'hypocrisie oniverselle , dès le début comme dans tout le cours de la vie galante.

Il est fatigant d'avoir sans cesse des reproches d'iœpéritie à adresser aux sciences; mais il est force d'en redoubler la dose en affaires d'amour où elles se montrent plus inhabiles qu'en toute autre partie.

Sur les abus de l'administration , de la finance, de la chicane, les philosophes ont du moins essayé quelques antidotes; maïs rien en amour où ils doivent pourtant être confus de leur ouvrage, car ils n'y ont établi que la fausseté générale et la rébellion secrète aux lois; Tamoor n'ayant pour se satisfaire d'autre voie que la fausseté, il devient un conspirateur permanent qui travaille sans re- Ucbe à désorganiser la société , fouler tous les préceptes.

La nécessité d'abréger me réduit ici à donner seulement le sommaire du sujet qui est exposé assez amplement au traité (II, 20jS). J'y ai prouvé que la civilisation n'a sur l'amour que des lois inexécutahles(3i3, 369, BgS)^ assurant partout l'impunité k l'hypocrisie, protégeant les infracteurs en raison de leur audace.

Au lieu de ces scandales qu'engendre la législation coercilive des civilisés, il faut que l'harmonie sache, d'une pleine liberté en premier amour, faire naître :

INDtrSTRIÏK. III.* S. s6S

I. L'entraînement des dÎTcrs iget i rindûstriti. a. La concurrence de bonnes mœurs entre les sexes.

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