‹ Œuvres complètes de Ch. Fourier (volume 5)Chapitre 34 sur 63 · RÉSUMÉ DE LA. THÉORIE EXPOSÉE · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DE LA. THÉORIE EXPOSÉE

Plus le sujet est nei^ et ébloatSMnt , plus il est tiéa»- •aire d'aider le lecteur par de fréquentes récapitulations, et de l'hennir sur les principes qu'il oublie fàcilemoit pour se rallier aux {Méjugés moraux dont il est imbu.

On a TU qu'en fait de principes ma théorie est UNE, et invariable dana tons les cas; quelque problème qui se présente sur l'accord des passions , je donne toujours la même solution; former des séries des groupes libres, les dérelopper aelon les 3 règles décheUe compacte , exenicê parctUaire et courtts séances, (cbap. VI ) afin de donner cours aux trois passions, C&BAU&TE, Composite et Papillonne qui doivent diriger toute Série pasuonnée. (cbap. V).

Voilà la règle bien précise pour la formation et le déreloppement des séries; quant à leur but, j'ai dit qu'elles dqivent établir partout la coucurrence des sexes et des instincts; j'ai appliqué cette métbode aux dirers âges de Tenfànce , et aux fonctionnains de l'enfance , depina le bureau josqu'à la puberté.

Telle est ma réponse aux détracteara qui accusent ma théorie d'obscurité, en disant : on ne conçoit pas comment marcberont toutes ces séries; la règle est UNE pour toutes , et quand nous en viendrons au problème leplus important, qui est larépartîtion satisfaisante aux3 facultés de chacun , capital , travail , talent , je suivrai constamment le même procédé, l'emploi de séries pasnonnées conformes aux règles précitées.

Tai dû appliquer ma ihéorieà l'enfance, pvce qu'elle ne connaît pas les deux passions amour et paternité', (affectives mineures), qui dans le cours des 1**^ 2' gôiérations seront moins susceptibles d'harmonie, et ne s'y ployeront que par degrés. Le lecteur est choqué à l'idée de liberté amoureuse d'où résulterait un mélange d'enfans de diverses branches ; pour le désabuser sur ses pré-

INDVâTBlKU lli.'.S. 099^

Tcadons à cet ëgtrd , il &udKÛt une théorie trèfr^tendvA. que je Bevenz pas effleurer; el)e prouvera que le régime arilisé ragendre tous les vices qu'on redoute de la liberté d'amours, etqueceUe liberté appliquée à une phalange de Séries poss., sera le préserradf de tow les désordres qu'elle produirait en civilisation.

On a TU que les dix aotras passions s'hamuMusent ^n les enfans par la pleine liberté , j«nte «« développement far séries de groupes libres ; si les & passions amour vt paUmiU n'étaient pas i^pHcables à ce régime de libre «asor en série, il 7 aurait duplicité dans le sTStème. i)e IKea; il aTirait destiné dix passions i jouir de U liberté dont denx seraient exclues., et il commettrait' 1^ eontre-eens d'appliquer la liberté aux eaâii»,ct roj^nas- «oa a«x pères , aux âges pubères.

J'ai dit que la méthode civilisée 'conduit i ta«s lep écKeîls qu'elle nut éviter en relations d'amour et de &- Mille ; appliquons la thèM aux 4 âges , en nous bornant k signaler pour chaque lige un écueil entre cent.

I.* Agt impubère. Il est privé de la garantie de pater»' nité. La statistique de Paris noue présente on tiers des hommes reniant et abandonnant leurs enfans ; sur œjooo naissances , on compte au-delà de gooo bâtards délaissés; et cependant Paris est le centre des lumières morales et des perfectibilités perfectibilisanles. S'il existait partout ■nunt de perfectibilité qu'à Paris , on verrait partout le tiers des en&ns condamné à Tahandon.

3.0 AgB adolescent. L'ordre civilisé le rend ricrîme des maladies syphilitiques; fléau qui cesserait au bout de 4 à 5 ans de quarantaine générale dont l'ordre sociétaire est seul susceptible. Les coutumes civilisées habiluenl tellonent la jeunesse à la fausseté, qu'elle se fait nn jes de r^iandre ces maladies dont le dangeroUige toute personne prudente à s'isoler du monde galant.

3.° Age virii. Il est trompé 'à son tour sur U 6délilé des femmes qu'il a trompées précédemment; elles usent de représailles: cl si dans Paris,, foyer de la morale, on

a8o KotryEAv monde

Toit chaque année 9000 pères abandonner lears rn&ns , la vengeance des mères doit £tre en même rapport , et •ur 37000 naissances, 9000 femmes adjugeront au mari on i l'amant un ^fant qui ne sera pas de lui : c'est réaprocité de lésion pour les en£ans, les pèret et les mères.

Le résultat présente :

gooo enfans frustrés de l'appui paternel ,

9000 mères frustrées de l'appui marital ,

9000 pères frustrés de la réalité de progénitare « chargés des en&ns d'autrui , après abandon des lenrs.

4.° jige aoanci. Les vieillards après Tage d'amour conçoivenl le plaisant projet de se concentrer daiis les afiectîôns familiales , au sein de leurs tendres en&ns et ne- Teux élevés selon les saines doctrines; ils ne trourenten ce genre d'affection' que duperie et simulacre de réd-r précité. C'est leur fortune qu'on considère et non pas eux. Pour s'en convaincre, il faudraîtqu'ils parvinssent à s'introduire dans les réunions secrètes où les amans rt maîtresses glosent sur tes parens ; ils s'y verraient traités comme des Harpagons ridicules ou des Argus incommodes ; ils entendraient le comité galant accélérer par ses vœux l'instant oà on pourra jouir d'une fbrtune dont ils ne savent pas jouir , si l'on en croit la jeunesse. >

On va répondre que les familles honwables sont à l'abri de ces oi^es secrètes ; oui , tant que la contrainte y règne ; mais dès que les pères et les Argus sont morts ou absens 1 l'orgie s'établit à l'instant , et souvent même du vivant des pères ; car les jeunes gens persuadent au père qu'ils ne viennent point 'pour séduire les demoiselles , qu'ils sont de vrais amis de la charte et de ta morale ; d'autre part' ils persuadent à la mère qu'elle est ausù jeune que ses filles , cela est quehjue/ois vrai ; s l'appui de ces deux argumens , ils organisent dans la maison une oi^e masquée. Le père entrevoit la manigance , il essaie de regimber, mais sa femme lui prouve qu'il n'a pas le sens commun, il finit par se taire-

Et lors même que les pères savent éviter ce tréhuchet,

ticomTEiu. lîl.* s. aèt

ne tombent-Us pas dans vingt autres disgrâces, dans un cercle vicieux de sottises morales ? ici c'est une allé obéissante, nneTicdme qui tombe malade et meurt par besoin d'un lien que la nature exige : là c'est un enlèvement ou une grossesse qui déjoue tous les calculs des parens; ailleurs c'est une séquelle de filles sans dot , que le père porte sur les épaules ; pour s'en débarrasser , il ferme les yeux sur les allures de pins belles, afin qu'elles en finissent de loi demander de Targent pour leurs cbifibus ; il jette les moins belles dans nne prison perpétuelle en leur disant qu'elles seront bienheureuses, qu'elles seront avec Dieu. Plus loin c'eat un mariage d'attrape qui ramène à la charge du père , une fille et sa jeune famille minée; il croyait avoir placé un enfant, c'est tout le contrure, il en a une demi douzaine déplus.

On citerait par centaines ces disgrâces paternelles et conjugales, (voyez 11,369 ^* %^i) au^iquelles la morale toujours gasconne, oppose quelquesexceptions, quelques ménages heureux qui servent à prouver que le bonheur pourrait exister, mais que l'immense majorité des ménages en est privée dans l'état civilisé : les pères comme les enfans y sont en fausse position, le bon ordre n'y repose que sur nne contrainte plus ou moins masquée ; or la contrainte étouffe les affections ; elle les réduit à un simulacre de lien. Les pères n'obtiendront la réalité que dans un ordre conforme au vœu de la nature dont les oioralistesn'ont jamais voulu faire aucune étudeenamour; voici un exemple récent de leurs bévues sur cette passion.

On vantait beaucoup un pensionnat d'Yverdun en Suisse, dont on promettait des merveilles,' parcequ il était dirigé par le célèbre Pestaxozzi aidé du célèbre Kausi et du célèbre Buss , qui élevaient les jeunes gens d'un et d'autre sexe selon la méthode intuitive. Il arriva que cette jeunesse peu satisfaite de la méthode intuitive, y joignit en secret la méthode sensitwe; de là résulta un galimatias épouvantable , quantité de demoiselles enceintes du fait des maîtres d'études oii des jeones élèves.

aBa nouvBAu honiik

au grand désappoioteaient des trois mitres eêHirfs qnî, dans leurs subtilités intuitives, avaieut oublié de perlaen compte les intuitions amoureuses. Ainsi les passions que la philosophie croit supprimer, Tiennent inopiné ment suppiimer les systèmes de la paoTn pfailesopbie.

Tjes dem<Hselles qui n'étaient pas entantes n'en furent ^as moins suspectées d'aroir essayé la métbode sen~ siitpe , plus prudemment que leurs camarades ; il &llut congédier toute cette orgie de tiourelles Reloues amoureuses de leurs précepteurs. THa qu'on veut se rapprocher de ta liberté, soit en amour, soit en autre passion, l'on tombe dans un Bb^aae de sottises, parce qvft la liberté n'est faite 'que pour le régime des séries passionnées, dont la morale n'a aucune notion. Assurément la liberté est destin du genre hamaîn, mais avant d'en faire aucun essai , ni en ménage ni en éducation , il faut connaître le mécanisme des contrepoids à opposer a&x abus de liberté. Jusque-là l'esprit^humain est dans les ténèbres, ses novateurs tombent de Charybde en Scylla; et cela est assez prouvé par les essais politiques des révolutionnaires, et les essais moraux des Pestalozâ ■, des Ow«ï et autres cassecou en libertés politiques ou amoureuses. Si l'on veut établir une liberté réelle en exercice d*ambilIon, ou dâmour, ou d'autres passions, la méthode à suivre est bien invanable ; ie la résume dans la règle suivante imposant neuf conditions surUâisposUif, je donnerai celles de mécanique générale en 5* section.

' Je ne connaissais pas ce déaoAment en iSas , lorsqne j'écri- TÏs -le Traité que je cite parfois. Je voyais alors les esprits engoués de la méthode intuitive de PesUlozii qu^on prônait dans les joiimaax ; et je crus servir les lecteurs î leur goût , en disposant mes deux premiers volumes selon la Méthode intuitive. Il s'agissait d'enseigner la distribution des Séries contrastées , je disposai le t.* tome en Série composée oa mesurée, el le s.' en Série simple. Les lecteurs ont été efiarouchés de cetw innovation M/uàJMqne je ne voulais pu contÏDanrdaBi las volumes soivans, et qoe j'essayais croyant satiafure lenr prédilectioii paar la mé- Ukode intuitive.

iNouâTKi». XI.* S. a6S

Fonber des Séries pasaionaées ; 7 dëvdoppw A la Cabaliste, ] ^^ cmsoi .o» COAP* V. > B Ja Papillonne , [ rcsssorù radiçaioB

» C la Composïte, 1 d'harmonie;

j ëlablù- la oonraireace des instincts et des sexes ; procéda' par A Echelle compacte, \ teadaace et effets ChaP. TI. « B Courtes séances , l «Im 3 patthat » CExerckeparcelLire, ) mécanUanUa. Atteindre à l'unité d'action.

Cette unité n'existe qu'autant qu'une dispoution t»-. tisfàit eu plein les personnaf^ de tout sexe et de tout âge qu'elle entremet , qu'elle touche directement ou indirect^eut. Iddile conditiouest violée dans toutes les libertés cÎTilisées, nolammeat dans le système électoral qui exclut du poste représentatif les 99/100 de la population.

Il suit delà que les civilisés n'ont aucune connaissance exacte sur les libertés d'ambition; comment uiauraient-îls «ur les libertés d'amour, de famille et autres passions « dont ils n'ont jamais fait aucune étude ? Les deux pbUosaines Ovren et Festalozù qui font des essais de liberté amoureuse , ignorent qu'avant de pouvoir remplir seulement la I." des'9 conditions, former des séries d'amour, il faut an moins 5o à 60 ans d'harmonie, il faut une belle vieîllesBe , des femmes très-robustes , et autres élémens qui n'existent chez nous qu'en exception.

Quantaux séries de famille> il faudra de 100 à 120 an* avant de pouv^nr les former en [Jein ; on n'y parviendra que lorsque l'espèce bumaine régénérée par degrés , aura repris sa vigueur, sa longévité primitive, et quelle Tetra communéneni sa 5.* génération.

Je dois ces détails pour démenti aux détracteurs qui prétendent que je propose d'établirdes libertés en amour, dès le début de l'harmonie , quand le contraire est exprimé en toutes lettres dans vingt passages de mon traité de i8aa. Loin d'opiner ainsi , je suis le seul homme qiu puisse expliquer pourquoi ces libertés seront inadmissibles au dânit derbarmooie, comme en dvilisatiiHi. Il

aA4 MODVB&U HORDE

existe d'abord un obstacle matériel , la sypbîlis qu'il £iudra extirper radicalement da globe entier; puis l'obstacle politique des habitudes ; mais tm empêchement plus fort est celiù de l'orgie secrète et corporatire , qui lu^l 1 l'instant , partout où on laisse à Tamonr quelque liberté. L'orgie amoureuse est à ,1a Série amonreiue ce qu'est la chenille au papillon , c'est la subversion de toutes les propriétés industrielles et de tons les caraclÈres honorables d'une Série passionnée ; et pourtant la secte OWen bazarde de s'engager dans ce cloaque de vices , par ses tentatives de liberté confuse, sans connaissance des contre-poids naturels; elle n'arriverait qu'à l'oi^e corporative , résultat inévitable tant qu'on ne pourra pas foroier la séria des Jkges et fonctions en amonr.^

On a vu par l'aperçu des amours du i.*' âge d'harmonie, que Toi^e corporative en est ezdne non par voie répressive , mais par prédominance de vertu et d'honneur; il en sera de même de [toutes les corporations amoureuses de l'harmonie. Une science inconnue, l'algèbre des sympathies essentielles et occasionnelles, transformera en anges de vettu ces corporations qui, sous les noms profanes de Bacchantes et Bayadères, peuvent être suspectées de libertinage. Si j'emploie ces noms , c'est que je ne pourrais pas leur en donner d'autres sans tomber dans ta néologie, qui n'est permise en France qu'aux privilégiés du monde académique.

Quant aux vues de IMeu relativement à ces modifications futures , j'ai traité ce sujet II , 385 et 897 ; et j'y toucherai à l'article Confirmation tirée des SS. Ecritures , où sans rien préjuger sur les décrets divins qui pourront intervenir après la régénération sociétaire, je satisferai aux doutes et objections , en m'étayant de faits notoires , et d'autorités irrécusables.

Du reste il faut se garder de croire que Dieu ait créé ta plus belle des passions pour la réprimer, comprimer, opprimer, au gré des législateurs, des moralistes et des pachas. Qu'atrive-t-il du ré^me coercitif des civilisa?

INDCSTBIIL. 11/ S. 365

qde l'essor 'secret et illégal de l'amonr est aept fois plus étendu que l'essor légal , dont je distrais les mariages ipërnlati& ou forcés qui ne sont pas liens d'amour. Est-ce un ordre sensé, naturel, que celui oiî la contravention est septuple de l'essor licite? et lorqae les moralistes choisissent an tel régime pour voie de sagesse, comment osentikse ranter d'étudier la nature, d'£trcamisde la nature?

Us ont orgaBÎsé l'amour de manière qu'il détourne du travail et des études; il n'excite la jeunesse qu'à l'indolence, i la frivolité, aux folles dépenses. Les premiers amours des liarmoniens redoubleront l'émulation à h culture et à l'étude. (Voyez cbap. XXVIII.)

Quant eos tunnonîes de &mîlle aniquelles ils veulent nousamener sans connaîtrecetlesd'aœourqui en sont ios^tarables , je leur répondrai dans la section des équilibres , en décHvant des séries de famillisme ou harmonie familiale, II. 527, qui doits' étendreàladomesticîtéll 490 l'une des sources de disgrâce dont se plaignent lesfamille» civilisées: on peutvoir aux arliclesll, 369 et 398, combien ces familles sont loin du bonheur, défini, II, 600.

J'ai rempli dans cet article une tâche importante , en rappdant au lecteur que sur tons les problèmes d'harmonie sociale, il n'est qu'un procédé à suivre, c'est la formation des séries , selon les conditions exposées pins baut. & je m'écartais de cette méthode, mes dispositions tomberaient dans l'arlûtraire et l'esprit de système ; qu'on me prouve que je m'en écarte en quelque point , et l'on sera fondé k critiquer et corriger ma théorie; mais quel détracteur osera tenter pareille réfutation ?

On pent déjà &ire le 'parallèle de ma méthode et des leurs; ils ne savent et ne peuvent procéder que par la contrainte , ils n'ont aucune idée de la voie naturelle ou attraction. Veulent-ils former des filles chastes , des vestales? ils emploient les duègnes, les moralistes, les verrous, les bourreaux dans l'antiquité, les brasiers d'enfer dans l'âge moderne ; quels moyens ai-je employé ? La liberté, rhonneur, lecharme, l'appât de la gloire etdes

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grandeurs, les distractions d'une rie active et intrignée.

Il en sera de même sur toutes les phases de la tï« ; ma théorie n'emploiera que des ressorts nobles pour conduire A la Tertu et à la véiité. Les pliilosopbes cirilicés ne veulent et ne peuvent employer que la contrainte et la fourberiemercantile. Ils parlent sans cesse de liberté, de libëra1isme,etnepeuTentenfaireaucun usage, par exemple:

£n relations d'amour, la moindre liberté accordée aux jeunes femmes civilisées, conduit à l'orgie secrète qui est la source de tous les vices.

' £n affaires d'ambition , la liberté engendre lesfureurs des parus, les fourberies commerciales ; elle ne trouve de remède à ses excès , que dans des oppressions scandaleuses, comme cette loi du cens électorali admettant à la représentation un intrigant qni a pitié 3oO,000 fr. , puis excluant un homme d'honneur qui n'a que a5o,ooo fr.

En affaires de famille , on verrait chez les neuf dizièmes des ménages, autant de scandales que dans la fàmille des Atrides , si les lois coercitives ne réduisaient les discordes à éclater en' procès , en débals litigieux toujours favorables au plus fourbe.

En relations d'amitié, on ne voit que le jeu des dupes et des fripons, tant de faux amis, tant de pièges, que les pères interdisent aux enfàns les sociétés amicales , et leur prêchent l'égoïsme dont ils ont appris la nécessité.

Voilà le fruit des ihéories philosophiques, des perfectibilités civilisées ; c'est un ordre qui ne peut reposer que sur la contrainte et la défiance , et qut engendre Ions les vices dès qu'il s'écarte de la contrainte. Qu'on prononce après cela , entre la théorie sociétaire et les sciences moraies qui la diffament, parce qu'elle opère par Attraction et n'emploie d'autres ressorts que la liberté et la vérité, dont l'emploi conduit tout civilisé à une perte inévitable , à moins qu'il ne soit un homme puissant et opu- -■ lent ; c'est le seul cas où il soit possible à an civilisé de de pratiquer parfois la justice et la vâilé.

inDDSHiEi.. m.* S. afi;

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