degré Reine, sur un 1728.' environ
7.' degré Caciqije, sur an 6912.* environ. Ces divers sceptres comportent de beaux traitemens et offrent de vastes chances de gloire à une vestale. Les sceptres de 8.* g.* 10.' 11.* et 12.* degré devenant trop nombreux , n'ont de traitement que celui des frais qui sont presque insensibles, malgré le faste énorme des dignitaires'.
' Comnimt on faste énonat coAtera-t-îl fort peu de chose qaand on roit la dvilisatioD dépenser énonnëinent pour an lasle mesqnJD ? c'est que le lue sociétaire est combiné arec l'industrie dont il est isolé aujourd'hui ; par exemple , dans tonte ^phalange , les TesUles primates vont en charà la chevaux blancs , trijugués, et panachés de rose , avec un cortège brillant de fanfJares, cavalerie et chars ; elles portent les pierreries du trésor , Tonné des dons que loi fait en mourant chaque sodéuire opulent ; leur cortège , que je ne m'arr^ pas k décrire , est pins ùstoenz que
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2.* L'héridiU princièn , le rôle de génitrice choisie par un prince de l'un des treize degrés.
'■ . Les princes en titre familial , qui sont les iDêmes que ■ DOS rois et seigneurs actuels, se rendent à l'arniép pour y &ïre choix d'une génitrice, ou d'un géniteur si c'est une princesse. D'ordinaire c'est aux vestales et Testels qu'ils donnent la préférence, quoique bien libres dans leurs choix. (Voyez 5.' section, aux harmonies depaternilé, pourquoi ils sont tenus d'aller faire le choixà^a^ mée.et cominent cette formalité favorise leurs passioiu, en leur donnant la double facul lé de choix d'une épouse et d'un successeur, deu:^ libertés dont nos monarques civilisés sont dépouillés). I^e titre de génitrice peut conduire au litre d épouse de souverain, si la vestale devient mère: nosrois font celle distinciion, rompent un mariage «lérile. Il faudrait de longues explications sur cet ordre
celui 4.'iin roi de France, allant qn TeDeuh en voilures àe ffit. Cependant il en coAlera fort peu : cet attirail , au sortir de &, sera employa au travail ; des chevaux blancs traTaîlleroat aassibien que des noirs i celle horde brillante, cesfaquirs et paladins, qui forment le corlége , seront une beure après aux jardins, aux ateliers. Le monarque mdnie qu'on est allé recevoir, s'entra* mettra dans ceux à«a travaux pour lesquels il est pas.^ioDoé; H voudra connaître les procédés de celle pbalange où il séjourne, les comparer avec ceux de sa phalange.
Quant à la dépense d'apparat , chars et costames , c'est oos portion du mobilier de la phalange : un beau char servira consécuUvement à toutes les vestales ; on n'est pas obligé , coRuo' en civilisation, d'acheter un mobilier d'apparat pour chaque wa'- . vidu, tenir des chevaux , des gardés et des Valets oisifs hors des momensdereprésentation. Nos coutumes ne créent que des uS'" payés chèrement par le peuple ; en harmonie , les fonclioDDSi<^ sont productiis , ce sont tous gens qui , au sortir d'uD cérémooûl très-court, exercent et soutiennent des travaux utiles pour lesquels ils sont passionnés cabalistiquement; de là vient qu'on créera ringt fois plus de dignitaires qu'en civilisalioa , au lieu de '^ supprimer selonl'avù de nos politiques.
'irdustbiel. ni.* S. 3^3
que la phalange d'esaai ni la génération présente n'aorront pas besoin de connaître. ( II, 3ti.)
Remarquons que le rôle vestatique doit, comme toDt aatre, donna cours aux 3 passions dites Cabaliste, PapîU lonne et Composite. Il doit compenser qudques retarda en amour par descfaanres de lustre immense et de haute fortune : à défaut, il ne serait plus r&le passionné, maïs poste mora] , fastidieux , accablant , comme celui de nos ' demoiselles , réduites à être toutes philosopha, à modérer leurs passions ,' étouffer leurs penchans affectueux, sans aucune indemnité pour cette pénible privation-
An tableau des honneurs accordés en harmonie â la virginité , il conviendrait de joindre un parallèle des mépris qu'elle recueille en civilisation, où la faveur n'est que pour le simulacre de virginité, pour les jongleries de libertines qui , dans le cours de ptosieurs liaisons galante!^, ont appris l'art de traire les hommes, imposer aux dupes, et se faire des proneurs parmi les aigrefins qui dirigent l'opinion. (II, 3i3 ).
Quel encouragement trouve parmi nous une fille décente, à conserver sa virginité au-delà de i6 ans? si elle, est pauvre, elle uengeolera pas les épouseurs tous bons arithméticiens , sachant que les vertus ne sont pas des provisions pour le ménage. Ses parens seront réduits à spéculer sur quelquesexagénaire,ouqnelque dévergondé qui la prostituera par spéculation; elle ne trouvera pas même un honnête homme de moyen âge ; sa beauté deviendra un sujet d'inquiétude maritale, sa vertu sera suspectée pour l'avenir.
Jouit-elle d'une fortune moyenne ? elle sera pendant long-tems l'objet d'un sordide négoce entre les courtiers et courtières de mariage , puis enfin livrée à quelque homme pétri de vices , car il y a beaucoup plus de mauvais maris que de bons.
Si elle chôme dix ans sans époux, die est en butte au persifllage public : dés qu'elle atteint 25 ans, on commence à gloser sur sa virginité comme denrée suspecte ;
a74 MOUTEAtJ MONDE
et pour fnh d'une jeanease perdue dans let priratûnit , die recueille , à mesure qu'elle avance en ige , une mùcson de quolibets dont toute vieille fille est criblée; inîiufîce bien digna de la civilisation ! elle avilît le sacrifice (pi'elle a tuigé : ingrate comme les républicains , elle paie le déTouemeot des jeunes filles par des outrages et des vexations. Faut-il s'étonner après cela qu'on ne troOTC chez toute demoiselle peu surveillée , qu'un masque de chasteté ; que le simulacre d'une obéissance dont tonte vierge serait punie dans sa vieillesse « par Tt^nion même qui exige le sacrifice de sa belle jeunesse au liréjugé!
Quoi de plus inutile qu'une virginité perpétuelle ! c'*cst un fruit qu'on laisse corrompre au lieu de s'en noarrir l roonstruosilé digne de cet ordre eÎTiIisé qui prétend à la sagesse et à l'économie ! Et quand on ga> nmtirait à la fille décente un mariage pour prix de sa chasteté , sera-ce une récompense ? elle riaque fort de rencontrer un mari brutal , qninteoz , joueur, débauche ; une honnête fille a rarement assez de finesse pour discerner les hypocrisies de ses prétendans , leur délicatesse lardée , dont une femme un peu manégée ne serait pas dupe : d'ailleurs s'il y a un bon parti en homme , il sera enlevé par quelque intrigante exercée â l'art d'ensorceler des amans; la fille décente y échouera, elle n'obtiendra qu'un stérile tribut d'estime , et vieillira dans le célibat. Je devrais ici un chap> spécial sur les yestels , uu autre su les damoîselles et damoiseaux ; mais on veut on abrégé qui ne peut se faire qu'en franchissant beaucoup d'artidea nécessaires ; ceux qui touchent aux relations d'amour ne peuvent pas être effleurés, ce sont des sujeU qui de prime-abord blessent le préjugé; il fiiut doM les traiter i fimd , pour démontrer que l'indécencet Ihy pocriae et les mauvaises mœurs sont du côté des coutumes driHsées} et que les coutumes d'harmonie, quoigoc choquantes au premier aperçu « font naître toutes les vartas que rêve inutilement la civilisation.
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INDVSTBIEL- III.* S. 07$
J*aî dA disserter préférablement sur te régime de l'erb- 0ince hannonîenne , parce qne les diepositions dont il se compose ne contredisent que des systèmes, et rarement des préjogés ; par exemple , si je décris les fonctions de bonnins et bbnnines, de meniorins et mentorinea, faisant éclore les vocations indnsirielles de i*enfant ,' le dirigeant au mieux dans les voies de santé , de fortune « d'émulation, de bonnes mœurs, et sans frais, tout père à cette lecture s'écrie, voilà ce que je Tondrais pont mes enfans : mais si j'entreprends de décrire des coûtames amoureuses autres que la vestalîlé , des moralistes hargneux vontcricr que je blesse lès convenances : elles seront nécessairement blessées dans tout parallèle ; par exemple dans celui des mariages vestaliques avec les mariages dvitisës, où la morale n'établit que des coutumes indécentes et Scandaleuses : l'union des conjoints est précédée de cérémonies obscènes appelées noces, où l'on entremet les calembourgeoïs et les ivrognes du quartier', quiviennent godailler, dégoiser quelques bordées de maaraises plaisanteries sur la mariée.
Ces coutumes de dévergondage ne sauraient' convenir à une société décente comme celle des vestales ; elles ont des méthodes pour consommer les uiiiotis avantd'en informer les calemboilrgeois et tes ivrognes qui ne rapprennent que le lendemain, lorsqu'il ne reste pluis de mai^e ni {xnir leurs éternels jeux de mots, ni pour leur goinfrerie morale.
Vestels. On ne commettra pas , en barmonie , ï'inconséquence de créer des vestales sans créer des vestels; ce serait imiter la contradiction de nos coutumes, qui . prescrivent la chasteté aux filles, et tolèrent la fornication chez les garçons. C'est provoquer d'un coié ce quon défend de l'autre : duplicité digne de la civilisation.
Quelle sera la classe de ieuncs gens qui prendront parti au vestalat ? ce seront ceux qui , comme le fils de Tbcsée , entraînés par des fonctions actives , inclinent peu à Vamour. Si la chasse à elle seule , suffisait pour
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distraire Hippolylc de l'amoar, qae sera-ce d'an ordre social oik lout jouTcnccau sera préoccupé d'une trenlaine d'întiîgnes industrielles et ambitieuses , plus intéres* santés que n'est le médiocre plaisir de la chasse ?
Il est pourlaveatalité masculine bien d'autres chances; d'abord, l'amourpourunevestaledonton est poursuivant, et par suite admissible avec elle aux grandes armées : les armées sont de la degrés en harmonie , et une campagne Tcstalique y eut comptée pour double, même aux pour> suivante* de veslels. Douze campagnes donnent le rang de paladin et paladine, oflîciers de l'unité universelle.
Lesvestels tantsoii peu distingués, ontaux armées une belle chance d'alliance monarcale; ils peuvent être choisis par quelque'haule souveraine, comme géniteurs d'béntiers titulaires , et parvenir au titre d'époux , s'il survient progéuiture vivante. Qu'une souveraine perde son hé< rili^, elle vient aux armées choisir un géniteur^ etc'esl d'ordinaire sur un vestel que porte son choix.
IjA virginité des vestels sera applaudie même des femmes, qui aujourd'hui s'en moqueraient; elles spéculeront bien différemment des dames civilisées qui , incertaines des jouissances futures, se pressent d'user les jeunes gens. On pourra voir i l'article Faquirat , que les femmes bannoniennes ont des moyens déçens de pourvoir i leurs plaisirs, et que l'essor de passions est assuré dans cet ordre à tous les âges, dans chaque sexe.
Rappelons que ces coutumes qui , à la lecture , peo- T<nt sembler romantiques, ont pour but de quadruplei* la richesse effective , de vingtupler et quarantupler a richesse relative , en faisant coopérer l'amour, dans toutes ses variétés, au progrès de l'industrie. La richesse s'élèvna en proportion du libre essor de toutes les passions; c'est pour cela que les vieillards qui, en harmonie, aimeront les richesses et les plaisirs plus qu'on ne les aime i présent, seront les premiers à demander l'étabh*sèment delà liberté amoureuse, à l'époque où. l'harinow* sociétaire sera parvenue au degré Dccessaire pour fonder
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r^Dlièrement ce genre de liberté, l'étayer de toas les contrepoids qui peurent le garantir d'abus dans les divers âges , et le coordonner en tout sens au soutien de l'industrie. Ces contrepoids se composent d'un grand nombre de corporations dont je ne peux pas traiter, et qui établissent ta concurrence des instincts et des sexes:
D'autrepart les vieillards s'apercevront bien rite qu'ils sont les dupes du r^me coërcitif et des astuces de civilîsatîon.Les lois civilisées ayant été de tout tems l'ouvrage de la vieillesse , il est bizarre qu'elle les ^it laites entière^ ment à son désavantage, et que nos vieillards aient organisé les amours et les relations de famille de manière a se faire haïr, persifiler et pousser dans la tombe par la leunesse; quelques rare» exceptions confirment la règle: ODVoit,)elesais,des&miUes où lesenfans ne souhaitent pas la mort des vieillards , mais combien cette affection est rare, surtont^panni le peuple ! or je ne peux pas dans cet ouvrage , supprimer , en &veur de quelques gens Tertoenx, la critique des vices généralement régnans. '
Je reviendrai sur ce sujet ; car nous aurons , sur l'amour, on grand proUème à résoudre, celui de procurer aux pères et mères les jouissances de paternité dont ils sontpresqn'entièremenl'privés dans l'état civilisé , en dépit des illusions dont ils se repaissent. Les harmonies de paternité éUnt intimement liées avec celles d'amour, il faudra traiter simultanément les deux sujets, et d'abord expliquer les harmonies de famille convoitées par tous les pères- civilisés qui sont loin d'7 parvenir : lorsqu'ils auront été convaincus que les accords d'amour et de famille sont inséparables, ils deviendront tolérans sur les innovations en régime amoureux, sans lesquelles il leur est impossible d'atteindre aux jouissances du famille oi^ ils voudraient placer leur bonheur. Je renvoie à la 5* section pour dissiper leurs illusions et leur duperie, bien expliquées U 369 et SgS. 11 n'est pas de classe plus froissée, et plus fondée à se plaindre delà civilisation..
Fin de la 3,' section.
VJ$ nODVEAD HONDK