CADUCITÉ OU 4-* PHASE
g Germe simple. Monts- de- piélé urbains. M* B composé. Maîtrises en nombre fixe. S Pivot, Fèedalitê industrielle.
' Contre-poids, FermicFs de monopole féodal. Ton, Illusions en association.
-Tranalionsfrégulièrcs, les i2 garanties, ch. 5o. en6.*périodeMTTéga1ièi«s, les 32 issues. App. à ch. 5a. ( TIfAi. ) On ne mentionne pas ici les caractères permanens qui régnent dans tout le cours des 4 phases , mais seulement ceux qui constituent telle ou telle phase, et ses mixtes avec telle autre. Par exemple la civilisation d'Athènes était une a-' phase incomplette, altérée, en ce
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qu elle manquait du caractère plrotal , liberlé des industrieux. C'était une 2.* phase bâtarde et faussée, ayant en pirot an caractère de barbarie. Quand on connaîtra ce grimoire des caractères sociaux , dont je vais décrire huit ordres, il sera aisé de dissiper les illusions en progrès social.
La civilisation actuelle de France et d'Angleterre, est une 3.* phase déclinante. Il y a long-temps qu elle a fait écloreles caractères de 3.* phase; elle tend fortement à là 4>*dont ellea les deux germes , mais elle ignore l'opération à faire sur ces germes pour entrer en 4-* phase qui serait un progrès très-petit , le moindre possible ; tandis q\ie l'état actuel est une stagnation pénible où. le génie est commeemprisonné.fiitigué de sa stérilité, s'agilantrainement pour produire quelque idée neuve. C'est un état qui usele corps social par une station trop longue en 3.' phase. ( Voyes ch. 4^ 1 les caractères qui signalent cette lassï tude. )
A défaut de génie inventif, l'instinct fiscal ne tarderait gucres à découvrir les moyens d'organiser la 4.* phase qui est un progrès , mais non pas en bien. On n'entrerait dans la voie du bien qu'en organisant l'ambigu de civilisation et garantisme. Voyez chap. 4? ^^ 4^* ^'^*- ^ manœuvre qu'on devait opposer au libéralisme, esprit 8lationnaire,quinesaitpointavancer,et qui se passionne pour un caractère de la 2.* phase , pour le système repre- .sen2cjii/;gimblette bonne dans une petite république , telle que Sparte ou Athènes , mais tout à fait illusoire dans un empire vaste et opulent , comme la France .
J'ai observé ( 44 ^^ ^^i ) que les anti-libéraux, classe non moins abusée que tes libéraux, commettent une maladresse choquante en essayant de lutter contre les chimères libérales, par une rétrogradation en i.* phase. C'est un moyen d'autant phis vicieux que l'accroissement des dettes publiques nous entraîne irrésistiblement vers la 4.* phase ou caducité.
Un examen détaillé du tableau des caractères permanens, désignés dans ce chapitre , suffirait déjà à dissiper nos illusions de vol sublime , et prouver que notre vol,
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en échelle sociale, est celui de lecrevisse. Car, tendre à la 4*' pl»^ de cinlisation, à la caducité d'une période essentiellenient virieiue , c'est un progrès st l'on veut, mais un progrès en déclin, un progrès comparable à celai d'une femme dont les cheveux blanchiraient à 60 ans; si elle disait que sa chevelure se perfectionne , qu'elle va égaler la blancheur deralbâtreisi elle s'écriait : « quel vol sublime de ma chevelure vers la perfeclibi- » lité perfectibilisanie> x chacun sourirait de pitié , le corps ne se perfectionne pas quand il vieil! ît.
Telle est l'illusion de progrès dont «'enorgueillit notre vielle civilisalion , courant à la caducité. I^es sociéléc comme les individus, courent à leur perle, quand elles s'endettent et se livrent à l'usurier. C'est le lait de notre âècle; il ne va que d'empmnis en emprunts.
« Le vase est imbibé, l'étoffe à pris sou j>li : » c'est un pli bien pris que celui das emprunts fiscaux ; chaque minbtàre nouveau fera un nouvel emprunt, car il faut, dit le proverbe, manger t/uand on est aurateiier. Quelque parti qui vienne à dominer, la finance qui tient les rênes du char ne rétrogradera pas vers la route de l'économie. Quel sera donc le dénoûment de cet ulcère fiscal , de ce chancre de dettes et d'emprunls qui ne font que croître et embellir dans tous les empires?Ce dénoûment sera expliqué au chap. qui traite de la 4-* phase de civilisation , phase où la force des choses nous entraîne , sans que nos guides, les économistes, voient l'abîme où court le monde social*
On peut les comparer au mauvais cavalier de qui les rieurs disent : Ce n'est pas lui qui mène son cheval, c'est $on cheval gui le mène. Tels sont nos génies politiques : ce n'est pas eux qui mènent le mouvement civilisé , c'est lui qui les mène ; eux à qui il eût été si facile de nous diriger vers les routes du progrès réel , s'ils eussent voulu sorUr ^ lomière, sortir des préjugés de morcellement agricole, et d'anarchie commerciale ou concurrence individuelle de fourberie.
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tHAP. XLII. Caractères permanens de îa période.
C'est un sujet bien élendn et qui exigerait au moins douze grandschapitres, car j'ai recueilli une liste de i44i douze douzaines, de ces catacières permanens qui régnent dans le cours des 4 phases : si je les classe en une douzaine de genres, par lo, la, i5 de chaque genreî ce ne sera pas trop de douze chapitres bien amples pour les décrire; qu'on juge par là de l'étendue qu'il faudrait donner à une analyse complctte de la civilisation. Il est des caractères dont la définition emploierait un grand cfaap., tels sont ceux définis pag. ^i , îa contrariété des deux îniéréïs collectif et indif'idueî, et léchelle simple en ré^ partition de la fortune.
Le sens commun a suffi de tout temps pour faire entreroir quelques-uns de ces caractères permanens, tels que celui-ci : lÀgue des gros voleurs pour faire pendre les petits. On aurait dd s'occuper à réunir en tableau de genres et d'ordres , une centaine de ces caractères , c'eût été un commencement d'analyse de la civilisation ( branche des caractères permanens) ; au lieu de se livrer à celle analyse , on a plaisanté sur leurs résultats vraiment ridicules; mais la plaisanterie emi>êcbait-e]le de procéder à un recueil classé ?
D'autres fois on s'est livré à de graves déclamations contre les caractères les plus vicieux, tel que celui-ci, vertu ridiculisée, honnie, persécutée. Sans doute ce résultat mérité d'exciter l'indignation , mais puisque la civilisation pré> senre une afEluence de ces résultats déplorables ou ridicules, classez-les en bon ordre, afin qu'on puisse voird'un coupd'oeill'essenceet lesfruïts de cetteabooiinable société. Divers écrivains ont cru ces caractères peu dignes d'at- Ienti<»i, parce qu'ils sont inséparables de l'état civilisé; c'était un motif de plus pour en former un tableau intîtuléclasse desPEfiitUNENS, qui forment un ordre différent des SCGCESSiFS exposés au chap. 4i- Par exemple Fen^ chmnement de l'opinion est un caractère bien permanent^
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même sous le règne des philosophes qui ne veulent pM qne le peuple connaisse et réclame ses droits primordiaux, entre autres celui At minimum proporlionnet ; cette garantie n'étant pas admissible hors du réfpme d'attraction industrielle.
Quoiqu'on ait sans cesse déclamé contre uos vices, il en est beaucoup qui ne sont pas aperçus , et qui sont privilégiés, consacrés sous prétexte de liberté; telle est la tyrannie de la propriété individudU contre la masses Un propriétaire se permet cent dispositions vexatoires pour la masse, même des constructions malsaines, resserrées, qui font périr les enfans ; tout cela est sanctionné comme liberté, parce que la civllisationn'ayantpasconnaissance des garanties sociales, admet pour justes, quantité de licences individuelles des plus abusives : ces sortes de caractères ne sont pas aperçus.
D'autres sont négligés et non signalés parce qu'ils se lient et forment une chaîne ; tel est celui de déni indirect de justice au pauvre. On ne lui refuse pas PIBECTEHE.N7 justice; il est bien libre de plaider, mais il n'a pas de quoi subvenir aux frais de procédure ; ou s'il entame les réclamations les plus justes, il est bientôt exténué par le riche spoliateur qui le traîne en appel et réappel ; il ne peut pas suffire à de tels frais, il est forcé de céder. On donne un défenseur gratuit à un parricide, on en devrait aussi au pauvre qui veut réclamer; mais ily aurait, dit-on, trop de procès ; la civilisation n'est meublée que de pauvres dépouillés injustement, puis de chicaneurs qui , sous prétexte d'indigence, voudraient plaider aux frais de l'^at; ce serait tomber d'un mal dans un pire , tomber du déni indirect de justice dans le cercle vicieux ; il est vrai, tout le mécanisme civilisé n'est que cercle vicieux, et par suite le CEHCLE VICIEUX est un des caractères essentiels de celle société , de même que le dém indirect de justice : on ne les a pas signalés comme tels , parce qu'ils sont lîé^et naissent l'un de l'autre; c'était un motif de plus pour les placer au rang de Caractères permanens.
-, Goot^ie
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C'est ainsi que sur des raisons plus ou moins fmoles, On a n^ligé en plein l'étude des caractères permanens ; omission d'autant plus préjudiciable que ce travail étant te plus &c>Ie de toute l'analyse , aurait été bien vite mené à lerme, et aurait conduit à aborder l'étude des autres ordres de caractères indiqués plus loin. Peu à peu oneii serait renu à se désabuser sur la civilisation , dont les analyses auraient excité l'horreur générale.
Je supprime le tableau des i44 caractères permanens, parce que tous ou presque tous auraient besoin d'un article explicialif ; par exemple :
1. Minorité d'escUres armés contenant une majorité d'esclaves désarmes.