EPILOGUE SUR L'ANALOGIE
Prtupe de féBOrnuprix de douze mille Jranes par UGjtC
J*ti préTCDii que dans ces eitlmations qui lemblent mumitrueiues au i." coup-d'œil, je Utc loajoiin bien ia-de»oiu de U réalité : on ra sVn coD*aiiicre.
Il faat préluder à cette démonit ration par quelques J^taSs d'ànalo^e. Nos beans esprits, en faisant do pathos sur Ic^roiu/ Apre de la ntUure , sa voix éloquente et ses beautés , ne saTcnt pu nooi expliquer ane seule ligne de ce gkand litee ; il n'est pour now qa'ane désolante éni^e, sans le calcnl de l'aDalogie qui débrouille tous les mystères impénétrables, et brt plaisammeni , car il dévoile toutes lu hypocrisies , il arrache tous les maaqnes civilisés , et prouve que nos prétendues vertus soM vices dans l'ordre de la nature: c'est donc à bon droit que Bem. de S. Pîcm les a nommées , fripoUt ei comidiennes rtrttta.
Venons au grand livre : Quelques auteurs ont voulu dbscrter •or le langage emblématique des fleurs on des plantes : comment pourraient-ils interpréter les tableaux de l'harmonie sodéiaire qui ne leur est pas connue ? la fleurette qu'on nomme PxnsÉE peint tes relations des dnq tribus de l'cufance, chérubins, séraphins , lycéens , gymnasîens , jouvenceaux , p. i3o : les 3 c:hoeurs les plus âgés , exercent fonction de pères , et réprimande sur les i plus jeunes ; par analogie , la pensée place deux pétales violets sous tr<ns pétales supérieurs joignant le jaune, couleur de paternité, an violet couleur d'amitié, selon la gaoune suivanle.
X Noir, 1 violet, a aznr, 3 jaune, 4 ronge.
Egoume, amitié, amour, patcmili, ambition.
5 indigo , 6 vert , j orangé , X blane. CabalisU , papillonne , composite, mitUsme.
Si noi beaux esprits ne veulent pas admettre les gammes, qu'il est pourtant force d'admettre eu masiqne, de quelle boussole feront-ils usage ponr connaître le langage des couleurs , l'emblAne de chacune r Tant qu'on ne veut pas reconnaître de gammes élémentaires en couleurs et en étude des passions , l'on ne peut pas s'initier i l'analogie ; mais à l'aide des gammes de couleurs dont le soleil nous donne seulement la première , on a de prime- abord des données sûres ponr discerner i quelle passion se rattache un hiéroglyphe animal, végétal, on minéral: en voyant un serin, oi-
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sean loat véu de janoe, on peut dire i eoap sAr, cel oiieaa reprëirate qucLqu'one des relaiions de paternité ; ea effet , le serin est le pelîl en&nt gité , il Tcat vif re de Eriaoïfises , de sucreries ; .les eo&nts gitéa ont un babil agréable dépeint par le gacooill»meol du serin ; il est împériens , furibond cmnme eu ; il se &il bien servir et ob<ir ; aussi la nature lui a-t-dle placé la couronne sur la tête , par emblème de l'enfant gâté qui est roi dans le mé~ nage , commaudant k pire et mère , à soeurs et bannes : tout fléchit sous sa loi.
Eludions de plus grands mystères k l'aide de la couleur jaune raillée par les plaisans. Observons sur la léte du perroquet lukatoi!s , une bannière jaune en aigrette. Molière dirait que c'est
la bannière du mariage, cela est rrai ,mais expliquons dans
qnelsens. Les perroquets sont rembl^me des sofAistes, da monde philosophique 1 par analogie, cet oiseau manie très-bien la parole, mais il n'a que du verbiage sans raison. Tels sont le brillans tj» lèmes de la philosophie, représeniés par des variantes contrastées dans la distribution Atê couleurs dont le perroquet est chamarré. L'un > Ju j>une en sommet d'sîle et du rouge en pointe, l'autre a le rouge en sommité , le jaune en pointe ; ainsi les sophistes comme Ëpicure et Zenon , sont dans leurs dogmes la contre-partie l'un. de l'-anlre : sur quoi reposent tous leurs échaflandages de systèmes? isur te régime de famille, sur le morcellement par'petita ménages -conjugaDi : toute la philosophie roule sur ce vicieux pivot qu) est J'aniipode, du régime sodétaire; il faut par analogie, que le perroquet pivotai qui est le bbnc, dêpime la bannière janne emblème du groupe de paiemilé : ce groupe est la base de tons les, systèmes sociaux conçus par la philosophie; aussi le perroquet unnEBST, Iç kâkaloSs est-il baignant danslejaoae qui colore tontes les plnmes inférieures de son corps.
Ce seml un sujet fécond en analogies que l'élude do perroquet : négligeons-la puisqu'elle nous dévoilerait tons les cAtés faibles des philosophe», qui prêchant la tolérance, etiescharmesdela vérité, •oni aussi peu enclins k pratiquer la tolérance qu'à entendre la vérité sur leur savoir-faire.
C'est une élrange contradiction chex les sophistes que de paterea çriaàperunili et taaalogie du sysieme de la nature, (Schellïng p. 16,) et vouloir que les fanaux de direction fournis par la nature, comme la gamme septénaire des conteurs primitives, ne soient anali^oes. A RIËN ! si l'oiùté el l'analo^ existent réelle-
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meot, il £aal bien que ce fuial primitif sait «afaWne de ^pelqiM ckow, ^ei^aoi d»ac, sinon 4ea paasloDs? prëleDdra'lr-onqtMeetle g«mm« de couliUH priBiliret ne nprétnte que de» kanDonit* mliéneUucoBDulessept oAteseomblnéu et U clavicule, le* sept oa do ciine M le fraotal , les sept notes Miuicales pronoocée* et h 8.* d'éck* f C'est acoHOMler contre la phîltuoplùe quatre gricb d'i^orance ; car si la natore cu^nlc ainsi les analogies en nuld> pill,il£iut, salon le principe d'unîti, qu'elles se reproduisent en passionnel , et qn'on sache déterminer parmi lès passions, om gaame 4e 7 ressorls primordianx , non compris les gtsames se- CMidaîrca par la ea semi-tons, par a^ en majeur et nincor, pw i» en transitîaiis , etc. , etc.
Abrégcooa sur ces faitidieRx principes , revenooi i la pratique; reprewms les dâails d'uilogie des conlears ; et passant dn jaune 9« ronge , nelloas en scène nn charmant embitme , le ckardon- ■cret idont la tête coiffée de ronge, baigne dans )e rou§e cMilear de l'anUlion, selon la gamme précédenle. Cet oMean est Toppflsé dKNfin : «on plumage grift-boueux, mais propre et Inslré, ifldique Mc panvrclë industrieuse ; il dépeint l'en&nt iiso de p«Mns ptu- «ns* tcoB séviceaMtit, élevé par enx an idées nmUtienses, i \* prcteniion de s'avwicer . Il est préoocnpë de Mtts idée , et par analogie,son cenreanbaigacdans le rouge, conlenr de l'ambition. Son r»nage, embltec de resfMÙ on ttivé, égala celui du serin qai estle pnrtrajl de l'enfant riehe et pourvu de bons ma!lt«s. Ainsi l'enfini pauvre et Jtim ulé, s'élè*e*a an même degré d'éducation cl d'instraction q«c l'eafaot opnlent ; il saura dérober la s<ienoe qu'on prodigue an ricbei et comme il ne parviendra 1 celte înstrudit» qoe par les leoonn de sa bmille , la nalnre a empreint de jaune les pennes deaon aile, poneinditperqBesonétéraiûnestdueansoa' tien de sa famille , an groupe de paternité figuré par le jaune. Cet «niant pawre ne s'épouvante pas des ronces de la soence; il »rmoule les ebstades de l'étnde , t) deviendra habile juriscmUDlte, famenz médecia. Par analogie le dhardmxncret se platt sur le cbsr^ 4en, plante épineuse et sympatbiqne avec la classe rastiqne habituée aux épines de l'industrie. C'est pour figurer ces rapports . que la nature met en sympathie avr le <^pdan deux personnaga contnwlés, U. chardonneret emblème de fenfiml studieBS >»'' 4o paysan, et l'ine emUèma dn paysan, de son patois on bnie' ment riûUe, de sa nonnïtnre cbélive, de sa réstgnatioH aui mevaisirailenciM, et de sa sMlc obalination dan» les videnseï méthodes.
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Ici le ch^don pr^cDle double anal(H;Ie; anfe seiuuêlle, one «(niituelle. Le paysan aime les llquean fortes , les mets pîqiuiu, et les éinotioiu violentes, comme l'aspect des sappliccs; delà vient que l'âne , ttnbUme du pnysan , aime à se nonrrir de» piqnaos du chardon, et envisager ud précipice effrayant.
C'est ainsi que, par entremise de l'analogie, lea êtres les, plus dédaignés, l'àne et te chardon inspirent de rintérttj ce q« Boîleau a dit de la mythologie s'appliqae mioox encore à l'anaiogis : H Là pour nous enchanter t tbnt est mis en osage oTont prend uncorps, une Ane, &n|caprit,nn visage. >• Sans ranalogie,lanatareD*est(|ii'uD vaste champde fonces, les ^3 systèmes de la botanique, ne[sont que 73 ti^es dcchardon.Konsseau leo a bien qualifiés de sôence rebutanlCi ^ vient cracher du grec et du latin au net des dames. Dites aux dames, pour les intéresser, que tel effet de passions est dépeint dans tel r^étal; moDlrez-leur les variétés de l'amour dans l'iris, la tubérens«, l'œillet, la hyacinthe, U pèche, l'abricot, le pigeon et le coq, vous les amorccm mieux à l'étude qu'en leur débiiant vos légendes barbares , vos ronces acaldémiques , thacôpoooM , m-
SEMTIBTAHTHEHUgl , TET&ATWfilA., BIIODODSntRDM . Joli CODCeit
pour attirer le beau sexe k l'élude !
Sans recourir aux végéianx brillans, aux bosquets de Cytbère , on peut dans ,les plantes les plus bourgeoises , dans le choa et l'oignon , esfdiquer des anidogies très-gracieiues ; essayons.
Le chou est emblème de l'amour mystérieux , de ses intrigues secrètes masquées par centuple ruse, pour échapfMr aux argus et aux obstacles. De même, le chou cachesà flenr sons les voiles de cent feuilles emboSiées.Cesieaillesbouillonnéea et ondoyantes figurent les efforts astucieux d'amans obligés de cacher leur lien; elles sont plutôt bleoes que verleS , parce qne l'azur est la coaleur de l'amour 1 l'azur domine dans la fenille de l'ceillel qui peint la jeune fille fatiguée parréplétion d'amour, privation d'aniaiii.
Le chou-fleur qui est contrepartie du chou, dépeint la situa^ tion opposée, l'amour sans obstacle ni mystère, les ébats de la jeunesse libre qui voltige de plaisir en plaisir : aussi le chou-fieor est il unocé»! de (leurs , image des oharmes dn bel âge : safeoille s'est ni azurée ni bouillonnée, parce qne la jeunesse libre, for- ' mant des orgies , est peu amoureuse, n'a|pas besffln de recourir aux astuces , comme la jeunesse entravée dont le chou est symhahque.
Le cboti-flenr a comme certain» v^étaax un vice.de tétidllé ; il
n„jNA^,i-,Gt)0^ie
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iofecle l'eau et le local oA il cuit; l'artichau infecte U toaim qui le cueille, et l'asperge infecte tes orincs. Dans ce vice CDramwi auK 3 plantes, la naiore dépeint difiérens désordres de l'amonr libre : observons ce tableau] dans le chou-fleur embiénie dn jeune homme à bannes fortunes , du séducteur en vogue , de l'homme pour qui les amours sont un océan de fleura. Un tel homme sème le trouble- dans les familles, il n'est bruit que de femmes et filles séduites par loi : de li les caquets , les querelles domestiques , les inddents ficheuz ; et par emblème le dioo-fleur infecte l'élément symbolique -de la Ennille, selon ce tableau : Terre, Air, Arôme, Eau, k^Feu,
Amitié, Ambition, Amour, Famille, Unité.
On explique de m^me par analogie aux désordres d'amour, le« deux infections que produisent l'asperge et l'arlichau ; mais ces sajels- seraient trop obscènes: la tendre et simple nature est par fois/m^ timple, trop amie de l'auguste vérité: parmi ses tableaux, il en est beaucoup qui ne sont pas admissibles en bonne compagiùe ; et je ne pourrais gnires expliquer par écrit, les emblèmes que fournissent l'aspei^e et l'artichau , tous deux hiéroglyphes de scandales amoureux quî^sont très-bien dépeints dans leurs feuilles, leurs Iruits et toutes leurs habitudes. On ne peut les expliquer qu'en comité d'hommes , tant le tableau est fidèle , surtout en y î<Hgnant les contre-parties, comme le cardon qui est l'oi^osé de l'artidiau; l'un représente la fillcd'honneur, etl'autre la libertine.
Toutefois les vérités croes de l'analogie sixit bien admissibles sur ce qui touche aux classes et caractères subalternes.' Qu'où explique dans la chèvre et le bouc, un tableau des mœurs vénales du peuple, en amour, cela n'offensera quedes gens qui ne savent pas lire :quanl aux avares sordides ,on ne craindra pas de leur présenter un miroir dans le pourceau et le chêne, deux portraits d'avarice qui doivent se convenir et s'assembler, car ils sontlemème tableau en diverses nuances; aussi lefruitdu'cUne, le gland , n'est-il en affinité qu'avec le cochon.
L'analogie dissipera nos pre'jugés en politique, ainsi qu'en mo- Tate. I>eni analyses de la ruche et du guêpier réduiront k leur juste valeur, r.os préjugés sur les libertés administratives et Its (^aranlies ; l'unité d' action est moulée dans la ruche, la duplicité dans le guêpier, ce sont deux analogies magnifiques.
Un vice des beaux esprits civilisés, vice qtù les a égarés dans l'étude de la nature , est de ne pas rapporter tout aux convenances
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de l'homme. Selon ce principe, qnelsqne soient les tibleaiu fonrnispar l'abeille et la guêpe, l'une dépeint le bien puisqu'elle nous donne ricbesse composée , par le miel et la cire ^ l'autre dépeint le mal , puisqu'elle donne pauvreté composée , par son carton inutile et ses ravages. Telle, est aussi l'araignée , image du commerce mensonger, du piège de libre concurrence.
Les analogies sont déjà très-sédoisaoles isolément, par la fidélité du pinceau de la nature ; 00 vante le tableau da lartufe peint par Molière ; la fleur dite Amarante et le reptile nommé Caméléon sont des tableaux de l'bypocrisie plus parfaits encore. Pour en juger il faudrait une longue description de toutes les parties de ces deux moules.
Les analo^es redoublent de cbarme quand elles sont présentées en contraste et en graduation. L'aigle et le vautour nous peignent deux autorités qui s'élèvent de fait au rang suprême, quî savent régner ; mais il est des princes qui se traînent , et sont incapables de régner ; ils ont pour emblt^mes l'antracbe ou pauvre d'esprit, grand corps sans tSie; et le dronte, image du sot orgueilleux , tdte ignoble dont le cerveau ne produit qu'une crête ridicule et inutile à l'homme , ainsi que tout le corps de l'oiseau.
Ponr faciliter l'étude de l'analogie, il faut assembler des galeries de portraits sur un nii!me sujet : s'agit-ïl de l'auguste vérité, il faut étudier combinément les emblèmes de vérité ; tels sont le cygne , la girafTe , le cerf, le sapin , le cèdre , le lys , tous hiéroglyphes deï différens emplois de cette vérité si ingrate pour ceux qui la pratiquent. En voyant son triste sort dépeint dans ces di-vers animaux et végêtaui , aucun civilisé ne sera tenté de pratiquer la vérité , quoîqu'en disent nos philosophes qui , cherchant à nous duper, ne veulent pas qu'on connaisse le sort fâcheux réservé aux amans de la vérité.
Les tableaux de nos passions deviennent irèa-gracieui lorsqu'on les étudie en détails compara^fs , comme serait une échelle des degrés de sottise , de bel esprit et de bon esprit , représentés par les coiffures d'oiseaux ; leurs huppes , crêtes , appendices , aigrettes, colliers, etcroissauces et omeinens de lête ; l'oiseau étant l'être quî s'élève au-dessus des autres , c'est sur sa tête que la nature a placé les portraits des sortes d'esprit dout les têtes humaines sont meublées; aigle, vautour, paon, dronte, perroquet, faisan, coq, pigeon, cvgnc, canard, oie, dinde, pintade, serin, chardonnerel , etc. , sont , quant â l'extérieur des têtes, le portrait de
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rintérienr 6e» oAtrei. L'analyse comptntive de leon oaiffam fonniii une galerie arnuante , va tableau des dirers genres d'esprit ou de sotiiKi dérolns k clucan dea personnages dont ces aiseaui sont l'emblème. '
L'aigle , image des rois , n'a qn'uùe happe ckétîre et loyauté en signe de la crante qni agile l'esprit des monanpies , obligés de s'eniourer de gardes, et enloorer leurs sujets d'espions pour échapper aoz complots. Le bisan peint le mari jaiooi tout préoccapé ^es risques d'infidélité , et pour s'en garantir épuisant les ressorts de son esprit. Aussi voit-on, du cerveau d'un faisan, jaillir en toat sens des plumes fuyantes. ( Le genre fuyant est symbole de crainte. ) On voit une direction contraire dans la happe do pi~ geon, relevée audacieusement, peignant l'amant sàr d'é Ire aimé, et dont l'uprit est libre d'inquiétude , 6er du succès.
Parmi les coifTures d'oiseau , la pins digne d'étude est celle du coq , pmU6me de l'honune du grand inonde , l'homme à bonnes fortunes ; mais comme les analogies ne sont intéressâmes que par opposition^dcs contrastes, il faut, à côté du coq, décrire son monle opposé , le canard , emblème du mari ensorcelé qui n^ voit que par les yenx de sa femme. La nature en affligeant le canard mile* d'une extinction de voix, représente ces maris dodies qui n'ont pas le droit de répliquer quand leur femme a parié ; aussi le canard , lorsqu'il vent courtiser sa criarde femelle, se présente-l-tl humblement, faisant des indexions de tète et de genoux, comme un mari soumis, mais beureuxi bercé d'illusions ; en signe de quoi la tête du canard baigne dansle vert chatoyant, couleur de l'illusion.
Le coq dépeint le caractère opposé , l'homme courtois qui sans maîtriser les femmes , sait tenir son rang avec elles; c'est l'homme de bon esprit; aussi la nature fait-elle jaillir de son cerveau la plus belle et la plus précieuse des coiffures , une SÉRIE de chair btUe et Ifonne; autant que celle du drOnte est déplaisante et inutile, comme le sot orgueilleua qu'elle représente. Mais laissons ce joli sujet qui nous conduirait trop loin.
J'en ai dît assez pour démontrer que le grimoire de l'analogie est enfin surpris , que la théorie de l'analogie et des cotises en création va èlre pleinement dévoilée , sauf études : ^utaite et invenUtis.
Quant aux oaturalistes actuels bornés ii observer des «/<t/t, lorsqu'ils chantent les beautés du grand livre de la nature, ne ressemblenl'-ils pas au sénateur aveugle qui fit l'amusement de ta cour de Donilien T Dans le conseil sur l'apprêt du fameux turbot,
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ce lénaleur ayait le Aoi tourné an poisson , et ne le TOyant pas, il s'extasiait sur sa beauté. TeU sont nos écrivains prâûant les beautés do grand livre dont ils ne compmiDeat pas une ligne, pas même les hiéroglyphes les plus intelligibles , comme la chenille, embUme dégoûtant des ^ sociétés odicuseit qui acheminent an mécMiismc sociétaire ; elles sont représentées par le^ 4 sommeils de la chenille, à laqurile succèdent la chrysalide, emblème de l'étal mixte ou garantisme , et le papillon emblème de l'harmonie sociétaire.
Si l'on échoue sur des tableaux si frappans , comment en c^ pUquerail-on de plus dîlEdles , tels que le haricot et le pois roprésenUnl les Petites Hordes et les Petites Bandes ( Chap. XXI et XXII , ) corporations bien inconnues de nos DSlnralistes I s'ils ▼eulcnl enfin s'initier an grimoire de la nature, il faut bweixtve d'orgueil académique , et se résoudre à l'étude &cile des pasrions «t de l'analogie ; le premier qui suivra celte marche entraînera tont. Quel affront pour ces savans d'être réduits à prêcher l'obscorantisme , comme Cicéron , laitTti isia omnio crtusis occabaia »t tmun>Jusattnebria,t\c., et de ne rien comprendre aux iibleanx de dioses dont ils s'occupeoil chaque jour, pas même aux portraits de leur cfucal de baitulU , de leur auguste virité , peinte dans le cygne et la giraffe qni figurent la vérité inutile , dont cm n'emplnie que l'enveloppe ; et dans le ceri' figurant la vérité poursuivie par les grands et l'adminislration. (par l'homme et le chien.)
Pour essayer de rallier un noyau de savans à l'étude de la n»lure et des causes en création, je publierai prochainement un volume d'iniliatire, intitulé Prsmièse centaime d' analogies , que je choisirai parmi les plus amusantes, les plus propres à Ure goûter cette nouvelle science, qui seule peut répandra du charme sur l'élude de la nature , donner à chaque animal on végétal ou minéral , un corps , une àm6 , un tsprit , ua visage .
Venons au but de cet article , au débit qu'obtiendront les {nulles abrévîaiives des analogies découvertes ; lorsque la sdencc aiva été exposée dans un bon traité , appuyée d'un millier de tableanx inléressans par des descriptions compleltes, et non par des croqws parcellaires , comme j'en ai donné sav la rave et le peiroquet. La vente des feuilles , i 3 soas y compris le sod de bénéfice alloué , serA an mwns de miXE par phalange , enfaaa non comptés , car on ne les initiera pas à l'analogie ; le prodoit de cette vente So f. , mnllîplié par Soo^ooo plulai>(^ , dwme x5 milUons de f. ;or je
55o EPILOGUE.
n*ai tMé qse lar 8 milKoni de bénéfice , et dod p» sur s5 nûlliooi. J'ai donc sappcué lu vente réduite à 3ao {cailles par plulai^, an liende looo. C'est caTcr beaucoop'^tn^ bai ; tu l'avidité qui existera pour cette lecture.
Le principal motif d'empreueaient poar ta feuille apportant 3o oa (o anali^ci noDTelles, c'est que cbacnn espérera y participer en continuation i je m'explique.
Un hiéroglyphe, tel que chien on chat, peut prctenter ïa>qu'à cent tableaux de passions, surtout dans sa conformation iiK térieore qui n'est pas visible : ajoutons que dans les parties vîdblcs, on est long-temps à deviner les nombreuses énigmes; ye connaissais depuis dix ans les analogies principales de l'éléi^Dt, avant d'avmr pu expliquer les deux allégories de ses yeux ridîcntes par petitesse et disproportion , et de ses orrîlles dioqnaolcs par énormité et applatisaemenl. Ainsi l'on des étudians expliquera ce que l'autre aura manqué. Chacun se hâtera de cooàgner, dans la feuille du jury abréviatif, le peu qu'il aura découvert sur un hîérc^lyphe; chacun craindra d'âtrc devancé par nn antre Interprète qui obtiendrait priorité ou partage, selon ks dates et les circonstances ; on se bliera donc de livrer an jury chaque solution partielle de problèmes : X présente sur la perdrix une traduction qui n'est admise que pour cûif Ugrua ; c'est toujours «niante mille francs de gagnés sans préjudice du surplus; cela n'empêchera pas qu'il n'obtienne peut être i3o,ooofr. la semaine suivante, s'il peut présenter sur le même sujet une traduction d'autres détails, admise pour dix lignes. Après lui divers colloboratenrs pourront obtenir le pris de douze mille francs par ligne, s'ils ajoutent des détails reconnus exacts quant à l'anali^e. On verra souvent une donsaine d'interprètes, fournir ■QixeBsivement des articles sur un même hîérc^lyphe ; dès-lors le premier qui aura ouvert la voie, en indiquant le caractère principal de la perdrix (ou autre moule) , servira utilement tous les explorateurs; ils trouveront après lui, beaucoup k moissonner, il* ne seront pas glaneurs, car ils recueilleront peut-être plus que celui qui aura pris rinitiative ; c'est par cette raison que les lieuilles d'abrégé sur l'analogie , 'seront accueillies conune une mine d'or, par toute la classe des continuateurs; classe bien nombreuse , car sur cent personnes il en est ^ qui s<uit comme les firançaia , habiles i perfecUonner , et inhabiles à inventer. Les » annnit une gr*i>^ aplîtodeà ce genre de travail.
POSTFACE. 55l
Ainsi la fenitle â'analo^ie sera déoorie chaque fois qo'elle paraîtra. Tout homme ou Gemme riche , en prendra une demi-doazaine, pour en placer une à si collection , dm on deux à sa poche pour le travail , el en donner a on 3 à ses amis pauvres, i •es collégnes industriels: on peut donc eslimcr la vente à mUU par phalange; or je n'ai tablé qae sar 3io , nombre qai réduit la récompense à 13,000 fr. par ligne; je pratique partout celte réduction estimative ' quiconque vaudra prendre la plume et vérifier arithmétiquemeot , verra que je suis toujours bien en dessous de la somme réelle ; beau sujet de réflexions pour les savana , sur l'immense fortune dont ma découverte leur ouvre la voie ! l'article suivant va leur prouver qn'ils pourront , dans l'état sodétatre , gagner des millions , bien plus aisément que ne le font aujourd'hui ces agioteurs aux [ûeds de qui la pUlost^phie msdenie est sottement prosternée.
SUB LA CATARACTE IHTEU.ECTUEIXE.
Duperie du monde savant et des partis politiques.
C'en est (ait (les voiles d'airain; adieu l'excuse de l'indolence académique : plus de mystères de la nature , elle a capitulé , nous tenons la clé de son grimoire, en dépit de certains anges de ténèbres.
Le plus âne des trois n'est pas celai qu'on pense; a dit notre fabuliste ; et de même, le plus obscurant des trois, (noblesse, clergé, philosophes,) n'est pas celui qu'on pense : écoutons les vrais obscurans se dénonçant eux-mêmes.
a Souvenez ~ vous , A mon fib, que la nature est couverte d'un voile d'airain que tous les efforts des siècles ne sauraient percer.
BaKTHELEHT VOYAGE d'AnACHARSIS.»
C'était on prestige bien commode que ce voile d'airain , pour les monopoleurs de génie, qui ne voulant pas se donnrr la peine d'inventer, aimant mleai fabriquer des systèmes i la toise , prétendent fue fespni humain doit s'arrêter à tel point; qu'il ne faut ni étudier les sciences intactes , ni continuer l'exploration des sciences ébauchées , comme l'attraction dont Newton a fait le calcul en matériel seulement, et non en passionnel.
Ce travail est achevé : je me suis atuché i l'étayer de prenres redoublées «nr les points principaux , tels sont :
.Lioo^le
55a POSTPACE-
Leé rcuorti du S<rie»paseïoni>éea : Ghap. V et VI.
Lei rcMOrtl d'altracdon indirecte ; Chap. XXI et XXII.
Lm reiMrti de réparlilioD équilibrée : Ch. XXXIV. et XXXV.
J'ai fearni partout les preuves eu mode composé ei bod pas •impie ; toajours b preuve et la contreprenve , comme en mathéautiquei ; on ne prétextera pas d'iniuiBsance en démonstraboa.
Il manqueid un aperçu 3UF tes Séries Mesurées, lag, i3o;niais c'est un genre d'accords trop vastes et trop magnifiques pour des commençansj il leur snfEt de connaître les Séries Libres, ^6.
Grlces k cette découverte , le monde va Stre délivré ât$ commotions anarcliiqaes et des querelles de partis. Je vaisluî présenter im tableau des degrés de restaoralion , les spéculateurs pourront aviser aux cbwx : opter sur iS phases de progrés réel, dont i4. ptacéei entre la 3* de dvîlisalion oà nous languissons, et la i" pbase d'barmonisme où noua pouvons passer immédiatement :
Echdledes 1 5 phases de progrès réel, à option. !■ ( 3*pfaase. g. ^m&^degar. etSoc.
a.GriLiBATiOH.f 4'pbase. lo. W' phase