‹ Œuvres complètes de Ch. Fourier (volume 5)Chapitre 63 sur 63 · AA ^^ AA · texte numérisé non relu

AA ^^ AA

Il ipi'ii n'rttpat encan Um/a drfiûrt eonnaSirt. Bornoni-. DOiu Kl ■ diiKTtar ist lè adn de l'ilplabet, bâac de* Hada ijai doivent concsuiià 1* fonnitioD d'une langue gtaénie.

CASBE FIGU1U.TIF BBS LETTRE»

pour t alphabet général à 48 signes.

Foreiea majeures.

Consonnes maj:

ambiguës ma;.

TOTïLLEs mai.

PIVOTALES.

VOTEIiLES min.

Ambigu£s min.

ConsooDes min.

Forcées mineures.

^llhM«et*ble«D, je n'ai pat daigna lalellTet, maû Mulement le odre dei

g|9in*.el cipècea. Laffnmmaiiieiu poammt coDtro<enerHirr»inphceinent de

quelqDCt bllret, d'iprtt lo donln que |c «ail exprimer.

PivMilei, d, a, o, à, taoi le* plui ftlaUD* en long el ta hnX.

Toyellamaj. /.(rj/u, ou. J loala antre voyelle d«1&, è ai,

■ jsÙJt. tl, i, I, u. ) remredanal'nnede cadonie.

Contoaiui nuj. af, u,b,d,K mufr*, ) ^uf, gur, jf, <^, fr, mr, y»

■ ma. ue, u. /t, ti i^fm, , i<jiiieu,guiett,che,fi,lk,ne,giu. Ambi|^l!i majenret, ACB, BHA, minenreiOOB, AN.

Chacune dei 4 ambigati comprend ton* letwuqa'on peut Ibrnier en ion

ffcart; ainri Afl comprend lei naialo, on, fn , in, on, un. L en e>t de mAne de*

^naour, nir, ir, rr, tte,ait, etc. , variââ de OOB, et detioniteb qneoAr, hohen,

qDÎiont variëlAda■^)bif;ai!anHAelACH■ L(( hnit roBcÉBS eant«|nir etminenrcompimdroiitleiHnitbiumi, ^onwe-

menietanlra que forment leitanva|;ei, le* Arabei, etc.

La dipbtboDgue» on vojellc) combina, n'ont pai place dani l'alpbabel. Chacnnedei 11 vojellei pent fariner 3a dipbloDgna avtc leiii antrei, et beaucmip

encore par amalf^me avec le* ambif^nti.

Houi o'avon* pu de ligne indignant le ton bleu^, i .n comonne; je l'ai iigar^

par nne lettre rtdqsblée, ne, ■«.

Lci conionuaaet voyeUei doivent être diwliket, «MUnU^etpar-pûi** ideati-

qnai, en ion (art et faible comme b, p. Je dédfne par 11, lel mouilla dei mou paille, treille*

-, Goot^le

d(HS-je féliciter Un aveogle sar ce qu'il marche vers un précipice , et qa'il reut y enlratoer avec lui d'aulres aveugles ? mais il fandnût , dit- OD , prendre des formes acadénûques ; eh ! si j'avais le

Quku tt gtÊiiu DoonIpailoKnudcHontoqnicuetPérigiwlUfliiîciBflaia)! la Tojclle a ; cnii-ci cmploïeal l'eu bref, comme leur gueule.

Yeal foj'e d«> ruiKi , dini L'ialerjecùon aie, le mat tayon.

Je n'ai pu adm» cd paire de conioanei la idi et dg^ Ilatiau; ce loal detconionna redoubl^^etnon pat dei «uu pim. D'autre» pouiranlopscrdiffttimmcni; c'eu U-d«nu que tVtablin la coatiavene. Je déclare moi-iB^t que je ne'iantieiu pat cet alpbabet, mai* leulemeat le cadre anqncl je l'applique, et auquel devra lecoaforaier laot pamraaîrîea qui voudra modifier mon aperça d'alphabet. Ici moi de U parole H>nt une i^rie meturft de 3.° degré, et diuiibn^ en dnii gammeiei 4 aDua-gimmei, comme let iaehaan de pbaUnge, p. i3o, et comme le> 33 planètes turleui pivot on Mileil. Jedii 3a planèts, parce qu'il en rtite 4 à découvrir, I, Saa.etque la lnnePb<Ebé,aitremort,D'e>l pliu à compter, ton remplaïaDt VUta fiant déjà entré es plan, pour lenir avec Mercure, Cérèi,JunoaelPaUat,aeconjugner tur notre ^obe,dn qu'il lera parrara à l'harutunie , I, 533. Le >4 plaoélei inconnoe* tant, deux nleUiln d'Herichel, et lei deux ambiguei de Satumt tt HerKbtl.

Outre l'alpbabal dM Itllrea, it fàudracrëer celui delà ponctuation qui doîtconleiiir mjme nombre de lienea-, il eil incoanu a tel point qoe les Françaii n'onique aepi tignei pouetuani, taioir ,;:.!?). Le crochet n'est plui en usage; c'élait le 6.' quant ani accens iè té,iit sont signes de voyelles différentet, et non de ponclnation. Il» ealde mfma derapodrophe qui ciîgerail un ligmapéeia) et non une virpik eibauuée. Kotre langue est ai pauvre en ce genre, qu'on (ri obligé d'employer ou le point on laa deux points; ce qui cause une confusion.

J'avais commencé loi Itavail sur la gamme de ponctuation, je l'aTais ponnë à aS n^ei, appuyés d'eien^e* décriant le ridicule el l'ambiguïté de nos signa actucla: j'ai perdu ce travail avant qu'il (Qt achevé et je n* l'ai paarccommenc4 dcpuii. ObscrvoDtà ce sujet que le premiv de noi iignci, le plus bw nommé wirgule, doit ftre différencié au molw en quadruple forma, pour faire apprécier les différentes portées de la iirf^l(,iei acceptions qui variant àl'infini, sont exprimées confusément par un stul signe ; c'est le comble du désordre. Il « rat de mjou des luire* signes, ils cumulent 3 ou 4 **** - '■ poactuBtioo civilisée est un vrai chaos, comme l'orlhognphc, qui varie dans chacoa* des iinpriiDtries de Paris. L'Académie avec son principe obicuranl de ne permettre ancnae cornet ion dcevi' celles plusiaillani, a révolté le* esprits à tel point qu'il en est résulté une r^dlion générale, une anarchie uoivenelleengraounairc,

L'anlipatbia académique pour toute nouveauté utile, est anpoinldemiialenir toosjei usages ennemis des arts, comme l'emploi dehuitcléieo musique, méthode sicomplicative qu'elle rebute 1« 9I10 des élèves.

Celle confusion ne tient qu'à la vicieoM coutnma de noter fof onae lignes la lieu de douu, dont deux seraient inlermédiains et etpacéei, entre le* bme» et le* dessus. On n'aurait alors qu'une clé, en pla;iDt celle deSOL en IfKjpie ou elle sera heaucoup micui qu'en 1', car aujourd'hui les modulations son! Uen

bel esprit des académiciens, je ne taiiraîs fonmir comme eus qo'oD tribut de belles paroles et non de bonnes découvertes. Obligé de blâmer toutes les classes de savans , même les géomètres sur leur tolérance pour les 4 sciences trompeuses , je se-

plmdnéciqii'Éiitrdôu, lartmtdepaiiruHgcdespianoi 1 hi octiTci. Toici nn «■iBpledccaltciDiiaUtioDoaleideiii perlée* âc bans ctdfHM (OUI la mltna pour Tvil et U noie

i,a,3,4,5...6,7...8,9,(o.ii.ia.

at de FA en 5*, dide SOL co 8* ligne. Lu partiel mixtci, ALTO, etc., Do«e> onlnr 3, 4i S- ■•6i 7i<» 'orS, 7. . . 8, 9, 10.

Ici b m^lbode ixriieàrnniW, pircc qu'on emploie la gamme douuiiuile, (eloB le Tocadelanalure. Ji^'éloDae que noi uTani ai ennemU dei gammeiet lérie*, n'aient pu eniojé au Soleil un huiuier, pour lai li^iBcT qu'ililtàdcTeiiir philoloplie, et qu'il ceuede nouidtplojer dam ici rajooi une gamme ^lémentatre de 7 couleun, lea ^mmes ^laot réprouve» par le& mli philosopbea.

L'ioitiocl du buifriate dans loulei les habilodes ci rills/ei comme dam la numâalion dizaimAle. ( J« ne dit pas DBCOf alS parce qu'on attache * ce mot un ■CD* puitsanciel. ) Id division diiaioaleest contraire à la nature et à l'<)coDomie, puisque doute e>t le nombre qui, en boise catégorie, contient la pi ui grande sonme de diviseun eommans dans la moindre wmme d'unités. Leur iniliacl pour le laux s'flend aui minutiei de nul int(![êt; ils ont choisi pour câl^ d'houoeur Li droite, quoique le Tiscére d'boBnenr, te cceur soit à gauche, et que U pUnèlê présente la gauche an soleil.

Lcgéuie ÙTilité tau joura malencontreux «b lonifcom d'élnde, m&B^en maihémaliques où une «tuurdeiie l'empêche de réuudre au delà du 4* degré, devient bésilanl cl puiillanime lorsqu'un coup de hasard l'eolrainc dana la bonne lonlc, dans l'attaque du préjugé : en loici uu exemple récent.

Janvur 1839. L'an des joamaux de Paris, b Quotidienne, aoié Mateair une thète des pins Traies, ( qu'elle a pu lire dans mon Inilé de i8a3, ) c'est qne Imite concurrenct iUimitrt m eamnurtt, n'til autit chou qu'un pifgt. C'était cbaïair un thème brillant qui lufSrait à confondre notre mécanisme commercial cl industriel, notre »ONT>E A REROURS ' le jaurnai qui abordait no li beau sujet, a semblé douter de sa furce, et craindre le reproche d'hérésie philosophique; ila^lé sa ihéieenj insérant des diatribes contre lu macbines (on innocentes des travers d« nos sciences économiques ; il a bit eamnufcu Geoffroy, qui émit un journne opinion fort juste, savoir : fuf /c commerernt l'art de vendrt six francs ce qui en cuûti trait. ( Art de tous lo accapareurs qui lont les seuls admirés, et litr^ à' habile garçon , bonne têlr; art de tous les marchands de liquides, qui labriquanl du vin avec quelques drogues et de l'eau «emple d'octroi, disent très- véridiquement, j'ai dons ma cour une pompt qui mt rtnddioc m'iBe francs par an. J Gooffraj oaant pas soutenir son opinion; il se laissa battre par set adversaires qoi ne donnaient pM une raison valable. Ainsi la Qnatidieone s* lai siéra battre sur ta tbèM b pla* régalien, la pins évidenu.

rais réduit i torturer chacnne de mes phrases, si jevontaïs mer de méDagemens oatrés ; j'en ai gardé beaucoup, en négligeant quantité de parallèles'que j'anrus pu donner snrdes philosophes eiistans qui , en écrits invoquent tes lumières ,"les déconvertea , et qui, en actions sont des obscurans éhontés ; j'aîme a présumer qn'ii M trouvera parmi eux quelque juge équitable ; j'en ai déjà rencontré un seul dans Paris. Cette faible exception confirme la règle, et j'invite les savans , pour leur iniéréi, k revenir de cetietnanie d'obscurantisme, déooucée récemment par l'on d'entre eux, en ces mots : 555. L'homme de génie est iou/ùurt méconnit. quand il deeaitce toit siècle dans quelque genre que ce soâ; mais les autres hommes de génie n'ouvraient pas à tons les savans et littérateurs les chances de fortune colossale , 556 , et les carrières de gloire que leur ouvre ma découverte : avis à eux de làire, pour leur propre intérêt , une exception à la coutume de zoïlisme qui , dans celte^coDJoncture , serait pour eux l'excès de duperie. 5. Candidature individuelle.

C'est id nn appel i ceux qui veulent, SAns délai, obtenir la fortune et la gloire. J'ai dit que pour fonder l'association sur le globe entier, par une phalange d'essai, il faut le concours de quatre individus : i.° le fondateur ou chef de compagnie, a.* I«' négociateur, 3.' l'orateur, ( nn homme peut cumuler deux de ces rAles),4"* l'inventeur, pour garantir l'établissement, des fauteide mécanisme, et de l'esprit philosophique ou action simple et fausse.

Le négodatenr est le premier qui doit opérer ; il faut pour ce rdie un homme en rapport avec les grands et les capitalistes , oa bien un homme' investi de la confiance générale, comme le docteur £ynard , philantrope en actions et non en paroles

Onavu, i3^, quelecapilal doit être de quinze millions, maïs il suffira bien du tiers pour commencer k fonderi car dès qu'on amra mis la main à l'œuvre, les actions doubleront de prix; la fougue s'y mettra, et la compagnie vendra aisément au prix de vingt MILLIONS sa réserve des deux tiers : ce sera dix millions de bénéfice , indépendamment des autres profits : jusque-là elle tronvcrades fonds à 5o/o, si elle opère de manière à ne laisser aucun doute sur le succès, aucun soupçon d'esprit philosophique ou action simple ,'dans le mécanisme de la phalange d'essai.

Le négodatenr devra former d'abord une petite sodété d'adeptes , comme nnen voit tant à Paris. Dans toutes les sodélés eustautes , on pourra trouver lâdiement des prosélytes j car elles

sont toutes en fausse position, par la découverte du mécaounie d'attraction industrielle : dtons-ensealementlroia.

i." La société de morale CHHÉriBNitE on abolition de la TRAITE, est convaincne par expérience, que son plan est illusoire, que son entremise n'aboutit qu'à redoubler les horreurs de la traite, ajouter celte des blancs à celle des noirs. On vend à la Martinique des femmes de conlenr, quoique libres. Il est donc évident que celte société est simpliste en méthode , qu'elle prend les înleations pour des moyens ; et qu'il n'y a plus d'autre voie pour aller au but, que la théorie d'attraction industrielle et de quadruple produit , eatraînant les maîtres mêmes i proposer l'affranchissemeat.

a." La société d'encouragement de l'industrie, est de même SIMPLISTE en méthode , n'encourageant que le matériel, que les machines dont les progr^ redoublent la misère des prolétaires. ( Voyez l'Angleterre 35 , 37 ). Il faut un moyen d'établir en tous Pazs la hausse dusalaire; et l'on a vu que cet effet ne peut naître que de l'attraction industrielle.

3.° La sociélé de géographie : Elle v<»t périr misérablement tous les voyageurs , les Munik) Parck , les Clapperton , etc. , etc. Il faut , pour garantir leur sArelé et les progrés de la science , policer subitement les barbares et sauvages de t'inlérieur des continents africain et autres; le moyen ne peut être que te mécanisme d'attraction industrielle: en .repoussant cette méihode, la sociélé gé<^rapfaique tomberait , comme celle de morale rJirélienne , dans le simplisme , ou illusion de tendre au bieo par de stériles discours , sans méthode efficace.

Les autres sociétés seront paiement convaincues de simplisme, et la Boriélé d'essai , se peuplera de leurs sdssionnaires ( car les masses ne se convertissent pas). Celle d'agriculture en fournira sans doute bon nombre. D'après la théorie publiée , il est évident que le mode actuel, en agriculture, est l'absence de toute économie et de toute raison , absence de moyens et de connabsances : la banlieue de Paris ne sait pas cultiver les pommes de terre.

La réunion ji former devra prendre le titre de société de réforme INDUSTRIELLE , tendant à corriger le syslèmemorcelé et mensonger qui règne dans toutes les branches d'industrie. £ile devra se pourvoir d'un journal qui sera bientôt le plus recherché, par la facilité qu'offre la doctrine sociétaire, de frapper de ridicule toutes les opérations et opinions tenant au système philosophique.

57a POSTFACE.

aa morcellemBat domestique et agricole , an trafic mensonger , et

à la manie d'irriter les partis politiques , sans jamais les concilier.

Le nëgodalcur, dans ses propoiilions aux personnages compctens, devra faire valoir d'abord l'importance d'une ionovalion qui seule , pouvant concilier les intérêts des gouverncmens et des peuples, s'établira par tout le globe avec la rapidité' de Véclair; et lePls-ALLBB qui , dans le cas de iausselé ducalcul de l'attraction , aérait de doubler, dès la première anniie, capital et revenu; CAPITAL , par le tribut des corieus payant qu'amènerait le spectacle du concert des passions avec l'industrie ; et bevenu , par les bénéfices matériels do régime des Séries , toot-à-fait inconnu en civilisation. En supposant donc 1» calcul faui , sons le npport des ^els d'attraction, il resterait juste, quant au mécanisme sériai re , et il élèverait le produit de la France , de six milliards il donze. Beac pis-aller.

Quels que soient les hommes et les classes à qui s'adressera le négociateur, il pourra toucher au c6té faible de chacun. Parlant à un prince , il lui représente l'éclat de la récompense , devenir empereur des empereurs , César ou Auguste , a^ 1 et 387 ; à un ministre , il présente la perspective d'obtenir sous 3 ans un empire ou un césarat héréditaire : à un financier , l'honneur d'éteindre subitement toutes les dettes des nations , et de gagner une fortune proportionnée au service ; à un banquier, tant de hénéfices , que j'emploierais une page hi en donner la liste 1 à on philantrope voulant extirper l'indigence, on dépeint l'honneur de bannir k jamais ce fléau do globe entier, de l'anéantir dès la première année, ainsi que l'esclavage et tant d'autres écneils du pauvre génie philosophique; à nn prélat, l'bonneur d'anéantir 'Sans retour l'athéisme et le matérialisme; à un ambitieux qui convoite un ministère, le charme de voir sous quelques mois tons les monarques et les ministres , l'accabler de décorations et de récompenses; k un philosophe, l'honneur de former ëcek en na mois , entraîner tout , et prouver que celte philosophie moderne qai se dit iSCLECTiQOB, n'est que simpliste, n'observant que les effets, que la superficie en mouvement social , sans étudier Us causes; analysant les idées , an lieu d'analyser l'allraction molear de l'homme ; étudiant l'attraction en mode simple , en matériel , au lieu de l'étadier en matériel et en passionnel.

Le négociateur aura quelques sophismes à réfiiier; tels sont les trois snivans, très-familiers aux Français.

-, Goot^le

I.* L'cxcepUon prise pour ligh, c'est Taligede toat ergoteur: rexception conârrae la règle, et n'établit pas une règle.

a.* L'iiuujj/isance des ressources contâtes : Oa doit spéculer ici sur les ressources que fournil la Série Passionnée , moyen trâs-incopnn , et non sar les faibles ressorts de civilisation.

3.* Le défaut de fonds : Ils abondent quand on propose an placement sans hypothèque , tel que l'emprunt d'Espagne. Plus la chance est dangereuse, mieux les Parisiens y topent, m^mc à des folies de loo millions comme la rue Impériale du Louttc k la Bastille, même à des folies de 3 et 4oo millions, pour la gloriole d'amener les grands vaisseaux à Paris, quand il suffirait de les amener à Rouen , de canaliser la barre de Quillebauf , et couper quelques isthmes. £n affaires particulières , ib sont de même aTenioreux pour des enlreprises sans gloire 011 sans bénéfice majeur. ( Voyez p. i4 les brasseries et la soriélé comnaanditaire ). En duperies individuelles, on a va récemment un pair colloque pour 3 millions dans ane affaire d'agiotage d'oè il ne retirera peat-^Lre pas le dixième. Ce ne sont donc pas les fonda qui manquent, mais le discernement en empltùs: onn'iadineqnepottr ce qui est dangereux.

Par indication do genre de candidats i reckercher, je vais dter quelques défunts. En Angleterre, lord Byron eût convenn pour orateur ; il méprisait la civilisation. Quant au fondateur , le fea dac de Bedford, par sa fortune et ses incUnations vrumeni libérales, edt été le mieux disposé. En France, le feu dac de la Rochefoucault pour fondateur , et le- général Foy pour orateor, auraient entraîné la confiance, et décidé d'emblée la souscription. Il fant de ces hommes qui ont l'estime de Ions les partis ; j'en pourrais aterbon nombre parmi les vivans. Comme orateur, M. de Chateaubriand , par ses précédens , est l'apàtre natorel de la théorie sociétaire qui foudroie t'albéismc , et qni , en mécanique sociale, établit la suprématie de Dieu et l'incompétence delà raison humaine. S'il épousait celte noble thèse , il serait assuré du m^me succès , qu'obtint saint Aaguslin contre tes box dieux. Elle conviendrail de même à ceux qui te disent philosophes âxECTiQtTES ; s'ils veulent choisir et assembler les bons ressorts, ils doivent, en attraction, assembler le passionnel avec le matériel ; et en inéustrit , combiner l'économie sociétaire avec la m^ caniqne matérielle , seule branche cal tivéc par nos indoslri a listes. On voit des Anglais DérCRSEa en frais d'élection 600,000 fr.

.Lioo^ie

574 POSTFACÏ.

m faisant rATATtcB de 600,000 sur hypothèque , im d'enx formerait la compagnie , fonderait ta phalange d'euaî , et obtiendrai! lesceplre onmiarcbal et héréditaire do globe; poste nn pensapériear à celui de député. Je désigne entre autres sir F. Bordett.

Un moyen décisif serait de persuader un prince de haute influence; pour peu qu'il prit la première action, les autres aéraient placées le lendemain. ( On n'en devra livrer qoe le tiers). Parmi les monarques , l'opinion désigne le roi de Bavière. Je nonïmerais aossi les princes français , si quelqu'un pouvait leur faire savoir que la théorie du mécanisme sociétaire garantit la châte des systèmes philosophiques et des esprits de parti. Tons les monarques ont le même intérêt à cette métamorphose , depuis le plus grand , celui de Russie , pour peupler et tempérer ses vastes états , jusqu'au plus petit , celui de Saie , pour recouvrer plna qu'il n'a perdu, obtenir le sceptre omniarchal.

Les plus opulens, comme celui de France, manquent du nécessaire en impôt : la belle France , avec i3oo millions d'impôt , dont 1000 intra et 3oo sifra-budget , n'a pas de quoi payer les militaires ; car 00 demande à ceux en activité , un abandon partiel de solde pour soutenir les retraités bien diminués par les décès : quant aux soldats, ils n'ont pas de feu dans leurs caaentes pendant les plus grands froids ; on ne leur donne qn'uD peu de charbon pour cuire la soupe , et passé ce tenu , la chambrée est sans feu, ce qui cause beaucoup de maladies et de morts: s'ils se plaignent, on les met en prison, ou bien en Angleterre , on les accable de coups. Sir R. Fei^ usson a présenté en vain aa parlement un tableau effrayant des tortures qu'on fait éprouver au soldat. Voilà le fruit des garanties du système représeotalif ; il fait le bien du peuple en paroles, et le mal en réalité. £n dépit de nos illosions de garantie , le mal fait dix pas ea avant quand le bien en iail un.

Combien les souverains si gêaéa auraient -ils bestnn du régime sociétaire qui leur garantît le doublement de l'impAt effectif! Les partis politiques sont encore plus intéressés à un changement. Les libéraux sont sur on baril de poudre ; menacés comme les petita enfans , d'un ogre qui arrivera de Londres on de Caphamaâm pour les dévorer. Tout régime contre lequel on peut machiner impunément, sera tôt on tard anéanti : un ordre si précaire est indigne de confiance , il faut un régime fondé sur l'intérêt et l'adbésioB passionnée des Cours : tout autre finira comme la charte

VOSTFACE. 575

-ftPortagaljOacomoielesstupidesCortiiqm, an lirail'arméM, n'opposaieni i leur coneinis qae les disconrs d'AT^ueilèa,

Le libéralisme trïTaille , dil-il , pour le peuple , et il aboutit k mainlenir l'impât des droits réimis qui fait peser sur U classe pauvra tout le fardeau fiscal et toat le préjudice d'allération des comestibles et liquides. Plus on perfectionne le libéralisme , plus on Toit s'accroître le gaspillage. La France dépense k l'entretiea de aoo.ooo soldats le double de ce que coûte à la Prusse l'entrelien de 5oo,ooo. Si les libéraux ignorent ce désordre , i, quoi sert leur surveillance ; et s'ils ne peuvent pas j remédier, à quoi sert lenr faconde, leur pléthore de bel esprit dénué de génieinrentif, ne sachant pas même inventer la 4-* phase de civ-i" Chap. XLIX.

Aux jours de leur influence, ils n'ont su pourvoir ii aucun des besoins de la France , tels que division r^ulière et équitable da territiûre, en remplacement des circonscriptions ridicules et gênantes qu'ont établies les consiituans ; reboisement des pentes et landes , par engagement solidaire des communes environnantes ; code d'arcbiteclure pourvoyant à la salubrité' , i l'embellissement et aux garanties rédproques , 1 , 563. Ib ne savent qu'irriter les maîtres, et faire peser leur colère sur quelques villes non protégées , dont le précédent ministère a détruit les fabriques et les étabiissemens. Bref, c'est un parti perdu par sa manie d'employer des philippiques là où il faudrait des inventions. En outre ils sont en mauvaise veine , échouant partout malgré quelques Ineors de retour ; ils conduisent la France au sort de la péninsule , làale de savoir inventer les moyens de rallier l'intérêt dn penpie à celui de la cour. (Chap. ^g et 5o). D'ailleurs la tactique a passé Aa cdté de leurs rivaux qui sont bien plus Inielligens en fabrique de conspirations , en tocsin d'alarme , en dîfFamalions, etc. Ce n'est pas avec de la justice ni de la raison , qu'on triomphe en civilisation : Canning le disait an parlement anglais.

Cette situation critique des libéraux devrait en convertir quelques-uns , }es convaincre de la nécessité de sortir de l'abtme dvllisé , de fonder une des phases du tableau 55a.

Quant au parti opposé , il est comme ses rivaux assis inr nn volcan. J'ai prouvé que son système d'obscurantisme et de rétrogradation ne le conduirait pas oii il pense; diverses causes et surtout la complication financière, tendent à replongerl'Ëuropedans les révolutions , si on ne se hâte pas d'avancer en écheUe. La TÎle politique anglaise attiserait tous ces fermens de trouble, pour

favoriser la vente de ses caiicos, en replongeant te continent dans U demi-barbarie de la péninrale'. Elle aarait pu , par cmplù da monopole composé, 5>4 1 O" système iea libertés féàé~ raies et de la réduction d'impât, faire la conquj^ie duglobe presque sans combat. Les modernes ont manqué celte iaTcnlion , en choîsissaatpourguides l'athéisme et le trafic, an lieadechoîsirDieuet l'honneor, de spéculer sur la recberclie dn code dirin et la répression de la fourberie mercantile. Combien l'nn et l'autre parti', libéranx et absolulisies , avaient besoin qu'une découverte lenr offrftle moyen d'échapperàenx-m^mes, 1 leur propre impéritie; qu'ils sont bien dignes tons deus du titre que leur donne l'Evangile , aoeagles qui conduisent des apengles !

RamenoDS-les en pen de mois dans la droite v(ne : qne cberchent-ils Ton et l'autre P des richesses, dn pouvoir, des dignités. J'ai démontré qu'ils seront pleinement satisfaits dans le r^ïme d'attraction industrielle.

Mab on redoute tes illusions , parce que le siècle a été mystifié depuis 30 ans par Rob Ow^en , sur l'association : c'est la bute dn siècle. Il a mérité sa duperie en n'imposant aucune condition , en se déclarant ponr l'homme , et non poar la chose , comme l'a fait la société coopératire de Londres : la voiU plaitammenl désappointée maintenant que son patron est convaincu d'ignorance en associaiion , et que ses vingt établissemens n'ont pu séduire aucune horde sanvage , aucune province de civilisés!

En ienninant, «appelons aux savans, artistes, H itéra leurs , inslitalenrs , que c'est ici un coup de haute fortune pour chacun d'entre eux. Le ressort nommé Séries Passionnées créera dcphe- MIEB JtT, ES 3 MOIS d'exercice , le mécanisme sociétaire que lesOwënîslcs n'ont pas su créer en vingt an^ ^esde tâtonnemens: ils noos ont payés en fausse monnaie philaniroplque.

Cette duperie n'est pas un motif de se rebuter, mais de mienx s'orienter : tonte science n'a-l-elle pas été dans ses deliots en proie à la cbarlatanerie ? Enfin l'on tient en assodatîon la théorie r^ulière, diamétralement opposée aux utopies, et jongleries philantropiques des Owénistes. Il s'agit de réparer au plus vîte le tort d'une folle confiance ; et puisqu'on a facilité aux charlatans «odétaires la fondation de VINGT établissemens en méthode fausse et répugnante , qu'on en essaie an moins UN en méthode attrayante ou Séries passionnées; l'on en obtiendra aussitôt tous les bienfaits annoncés an frontispice et dans le cours de cet ouvrage.

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