‹ Œuvres complètes de Ch. FourierChapitre 105 sur 115 · PREMIÈRE PARTIE. PITOT DIRECT · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. PITOT DIRECT

. Ouïe pour entendre les chœurs des hiérarchies célestes ; Odorat pour humer les parfums des cassolettes célestes.

Le goût et le tact ne sont pas de la partie , et peutêtre a-t-on bien fait de les en exclure, d'après les considérations alléguées (310) sur la misère de la populace.

Mais lorsque le genre humain sera parvenu au plein essor des douze passions , Fautre vie ne pourra le tenter que sous la garantie de leur essor plus étendu. Par exemple, quant au sens de la vue : s*il est prouvé que, dans l'autre vie, nous verrons très-distinctement ce qui se passe dans les diverses planètes, dans le soleil intérieur et sur toute h surface de notre globe, mieux que nous ne voyons aujourd'hui, du haut d'un clocher, ce qui se passe aux tquatre points cardinaux , ce sera assurément une extension d'exercice de la vue; ce sera vision élevée en degré supérieur, et attrait visuel pour nous amorcer au 6ort de l'autre vie.

L'appât devra être le même sur chacune des douze passions radicales, dont sept animiques (164) et cinq sehsilives.La théorie des destinées trans-mondaines devra nous fournir pleine garantie d'extension de ces douze jouissances.

Est-il d'inconséquence plus choquante que de vouloir^ dans l'autre vie, qu'on dépeint supérieure en plaisirs à eelle-ci , réduire les chances de plaisir qui nous sont déjà connues , et diminuer le nombre de nos passions ! Comment les auteurs de ce dogme se conciliëront-ils avec leurs propres doctrines? On nous dit que nous sommes créés à l'image de Dieu : rien n'est plus vrai quant à

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notre dme (i); elle est, •comme eeUejde Dîea, fonnée des douze passions radicales ou octaviennes , q^i sont aussi celles des planètes^ des «univers, biniioers, lrâi»vers, et des créatures d'^ëchelle harmonique , dont 4'HoBime est la plus basse et Dieu le pivot général. Si noms fuerdions quel* qu'une de ces passions en passant à uïie autre ^^ nws serions donc moins rapprochés der^essenoèdefalDiviDhié; nous ne serions plus en accord intégral , en pleine .unité avec elle, et nous rentrerions dans la elasaedes animaux. Ils sont hors de la ehetoe dH^ruMmie, à litre de imoules încoH>plets , inhabiles à comporter le davier intégral des douze passions en essor harmonique dont l'exerpîêe esige des octaves complëtea, en majeur et mineur, en.direei et inverse.

On peut sans doute se passer de quelqunne des 4ouze, et même de deui : un aveugle existe sajis le sens de la vue : mais s*il est avéré que Tabsence d'une seule -des douze peut nous rendre malheureux en cette vie, il en serait de même dans Tautre, où l'exercice d€s passions étant plus étendu, plus raffiné, les privations seraient d'autant plus grandes.

Or si nous devons, selon. la loi des Attractions proporiionneUes aux destinées, conserver dans Tautre vie Tusage intégral de nos passions. Ton ne {>eiit pas admettre en principe Texclusion de métempsycose ou retour en cette vie : cette exclusion supposei^it l'anéantissement

( i) L^âmç est en identité positive avec Dieu, par exacte ressemblance dc$ passions : le corps est eo identité' relative, c'e$t-^-dire analogie dans le cadré et le but des fonctions, quoiqu'il y ait difference dans le mode d^exercice, notamment en ce qui touche aux passions sensuelles. .

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