‹ Œuvres complètes de Ch. FourierChapitre 104 sur 115 · PREMIÈRE PARTIR. PITOT DIRECT · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIR. PITOT DIRECT

dafi8<€éi oi^dee» l'enflât abandonné à lui^^mème dés l'Âge de deux em et denii, fféquentant et parcourant les ^^o«pes de se» semblables dans les ateliers et jardins, s*y conduit aVec autant de sagesse que s'il était dirigé par la main de Dieu<, et- pourtant sans suivre d'autres conseils que ceux de l'Attraction. L'on verra que ce même égide le soutient dans l'adolescence, où, tout en se livrant aveuglément à ses passions, il ne peut eomniettre aucune faute notable contre sa santé ni ses intérêts. (L'exception de i/8^. eonfirme la régie : on ea verra à peine un sur huit commettre de légères fautes contre l'économie sanitaire et pécuniaire. Aujourd'hui l'exception est en sens contraire ; à peine un sur huit qui tienne une conduite constamment prudente.)

Dés lors une ftme qui renaîtra dans un corps harmonien, y revivra avec l'adjonction de la sagesse désirée aujourd'hui par les vieillards : elle aura subi la métempsycose en composé, et non en simple; d'où il suit que ce souhait de nos doyens sociaux est rigoureusement conforme à la destinée; que cette impulsion est, comme toutes les autre», distribuée judicieusement par le suprême économe, qui ne donne à chaque être qu'une dose d'Attraction proportionnelle aux destinées essentielles.

Précisons, par une comparaison, la différence du destin essentiel à l'accessoire.

Si l'on transporte des abeilles à cent lieues en mer, dans .une île déserte , meublée de rochers nus ou de sables arides, elles n'y trouveront pas une fleur; elles n'auront pas moins Attraction pour les fleurs, parce que leur destinée essentielle est de vivre du pollen des fleurs. Ainsi l'honune a des attractions adaptées à l'état sociétaire qui est sa destinée essentielle , et non à l'état de

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lymbe sociale , qui n*est que transîUon et voie d'acbeminement dans le cadre de la destinée homaine.

Obj. Si nous sommes réseryés , dans cette Harmonie sociétaire» à obtenir tout ce que nous désirons aujoùrd'bui, chacun de nous devra donc y posséder d'immenses ricbesses qu'il convoite dans l'état actuel 1 '

j'ai déjà préludé A la réplique (253) et je la donnerai complète à la septième section , où il sera prouvé que le plus opulent des monarques civilisés ne peut pas , à égale santé , parvenir un seul jour au degré de bonbeur et à la variété de plaisirs dont jouit un harmonien. Nous ne désirons donc rien de trop, en souhaitant les trésors de Grésus , c'est-^à-dire la dose de bonheur qu'on se procurerait avec ces trésors , car nous obtiendrons , dés rétablissement de Tordre sociétaire , un bonheur bien supérieur à celui des Grésus anciens et modernes, qui, malgré leurs trésors , doivent être encore tourmentés de désirs, parce qu'ils sont loin des biens que nous garantira l'état de destinée essentielle.

Lorsque nous jouirons de tant de bien-être dés ce monde, à quelles conditions la perspective d'une autre vie pourra-t-elle nous présenter des charmes dés celleci? Elle ne pourra nous amorcer que par l'assurance d'y développer nos douze passions en essor supérieur à celui qu'elles trouveront en ce monde élevé à l'Harmonie.

']Loin de se rallier à ce principe , les doctrines civilisées privent les ultra-mondains de l'usage des deux sens recteurs et actifs, goût et tact. Elles ne leur accordent que l'emploi des trois sens passifs en jouissance :

Vue pour admirer la Divinité, les murs et escaliers de diamant des demeures célestes ;

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