PREMIÈRE PARTIE. PIVOT DIRECT. SSt
mode d'exercice , il suffit de consulter lés attractions , et j'ai suffisamment démontré qu*il n'en est pas de plus générale que celle de la métempsycose » dont le désir , aujourd'hui étouffé par la ctainte de renattre malheureux, ya devenir passion violente par la perspective de revivre dans un immense bonheur.
Ulter. — DeB aperçus d'immortalité composée, essayons de nous élever à la bi-composée, aux rapports de nos âmes avec la grande âme planétaire dont nous partagerons le sort pendant l'éternité ; nés âmes étant des émanations de la sienne, comme nos corps sont des parcelles du grand corps nommé la Planète, qui est un
être ANDROCTYNE.
Notre siècle, qui admeX en principe (158) que tdut est lié dans le système de la nature , qu'il y a unité entre ses parties, prétendra-t-il qu'il n'existe pas de relations entre les âmes humaines et la grande âme planétaire? Autant vaudrait avancer qu'il n'existe pas de rapports administratifs entre César et cent millions d'hommes soumis à son sceptre , ou bien qu'il n'y a point de rapports entre les feuilles d'un arbre et le corps ou tige qui leur distribue ses sucs et en reçoit d'elles.
Si pendant quelques années consécutives on laisse dévorer les feuilles par les chenilles, l'arbre languira et périra : même relation s'établit de corps et d'âme entre une planète et ses habitants ; leur retard en échelle sociale cause le déclin matériel de la planète : aussi voyons-nous la nôtre en dégénëration climatérique très-rapide, par effet du retard d'avènement à l'Harmonie. Ce vice devient plus sensible chaque année.'
Entre la grande âme et les petites ou humaines , il
326 • i»RQiiGoiriWE$»
e&iste une ëebeUe d'Ames de divers degrés auxqueb od s'^ve sQ6Gessi?emeBt après la inorl , comme oo s'est élevé' en ceUe vie. Saos celte aoalogie entre le sort des défunts et des moadains « Tuaité de système n'esisterait pas. Laissant à part TaDalyse de ces degrés , traitons ici du plus élevé, qui est l'Âme de la planète , la gjunpe ame» ou âme pivotale.
C'est un sujet peu intéressant pour la multitude , que le sort de cette grande Ame planétaire dans l'éternité future et passée. Les lecteurs peu exercés A porter si loin leurs vues , préféreraient qu'on les entretînt du sort de nos menues Ames dans l'autre vie où nous tendons. Je cède A leurs intentions : mais qu'ils me permettent, pour la régularité , un article très-court sur le sort de la grande Ame. DelA je rentrerai dans les détails plus intéressants de la métempsycose composée et du sort futur des* petites Ames.
YY -*- A l'époque du décès de la planète , sa grande Ame, et par suite les nôtres inhérentes A la grande, passeront sur un autre globe neuf, sur une comète qui sera implanée, concentrée et trempée. Les petites Ames achevant par le décès leur carrière individuelle estimée plus haut A 400 alternats ou stations en l'une et l'autre vie, perdront la mémoire parcellaire des métempsycoses, puis se confondront et s'identifieront avec la grande Ame . Pfous-ne conserverons alors, qu'un souvenir du sort général de la planète pendant ses quatre phases (271 )..Le souvenir des métempsycoses cumulées deviendrait , A la longue, insipide et confus ; ce ne serait bientôt qu'un» abîme de menues réminiscences; il conviendra que la mémoire en soit bornée A des sommaires et des époques.
Lorsqu'une Ame planétaire se sépare de son globe
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dëfoiit, elle s'adjoint â une jeune eonaiète non encore knplanée. C'est pour elle une décadence comparativement amx fonctions bien supérieures d'une planèie. La durée de carrière cpmétaire n'est frères que de 1/8®. en rapport de la carrière planétaire. Lorsque la comète est mûre et suffisamment raffinée , on rim[riane , et son ftme recommence une carrière d'Harmonie sidérale.
La grande ftme , après avoir fourni une échelle d'existences dans piusiears planètes pareourues de la sorte , ei dont elle a occupé successivement l'es corps, doit s'élever en degré ; c' esi-à-dire que si elle a été pendant un temps suffisant ftme de satellite, eUe dévient ftme de cardinale, puis ftme de nébuleuse, puis ftme de prosolajre, puis ftme de soleil, et ainsi de suite :. elle parcourt encore des degrés bien autrement élevés, car elle devient ftme d'u-nivers , de binivers, de trmivers, etc. : mais n'engageons pas le lecteur dans une région si éloignée de sa portée.
Lorsqu'un univers est en vibration descendapte , les ftmes de ses astres vont en déclinant sur l'échelle des grades ; mais notre univers est en vibration ascendante , état de jeunesse, et nos ftmes croîtront en développements pendant plusieurs milliards d'années.
Je me borne à cet article pour en déduire la conclusion d'immortalité bi-composée et fondée sur ce que les métempsycoses auront lieu pnur la grande âme passant de planète en planète , comme pour les petites ftmes qui en définitive s'amalgameront -avec elle ; fusion qui aura lieu au décès corporel de la planète, à l'époque nommée vulgairement fin du. monde.
kk — Même échelle progressive sut Tétat antérieur des ftmes planétaires et cométaires; l'éternité étant sans borpes au passé comme au futur^
528 l^ftOLÊGOilÊftES.
J'ai été bref sar les relations ^esgrandes ftmes; c'était un article obligé pour la forme. Ramenons le lecteur sur le sort des petites âmes , dans leurs trois existences : La cis-mondaine ou vie passée; La mondaine ou yie présente ; La trans-mondaine ou vie future.
Il est inutile de s'occuper de la vie passée, puisque ses déyeloppemekits ont été, en sens inverse, les mêmes que ceux de ia vie future, que je ne désigne pas, selon l'usage, par le nom de vie céleste ; car les Âmes , dans l'autre vie , sont bien plu$ que dans celle-ci adhérente» au globe terrestre, dont elles parcourent l'intérieur, pour y fonc^ tionner en divers sens et en divers degrés.
La vie trans-mondaine est à la présente , ce qu'est la veille au sommeil. La veille est un état composé, où nous combinons l'exercice des deux facultés corporelle et animique. Le sommeil est un état simple , où le corps n'obéit pas à l'àme : c'est une scission entre le corps et l'âme. Celle-ci, dans l'état de sommeil, tombe en déraison, et n'a communément que des pensers vagues dont elle reconnaît au réveil le ridicule.
Par analogie , nos âmes en cette vie sont sujettes aux erreurs les plus grossières , et dans l'autre vie elles sont douées de sagesse et de haute intelligence.
La durée des stations ou alternats de l'une â l'autre vie est en Hième rapport que celle de la veille au sommeil : or, la veille comprend au moins les â/3 de notre existence ; et par analogie, Je séjour périodique de nos âmes dans l'aùtte monde est double des stations qu'elles font en celui'^ci, où le moyen terme dé la vitalité est estimé SO à 33 ans. De là vient que j'ai compté plus haut sur un alternat de métempsycose dans le cours d'un siècle, en