Sernsme composé convergent
Lorsqu'on aura lu les taUeaux d& la richesse et de rharmonie que produit TAssociatioa dân3 ces <lhrerses périodes, dont lai ^®., Eden y ne peut plus renaître; les tableaux du tttsUie dont jouirout la vertu» la justice, lavé* rite , dans les trois périodes 7, 8, 9, où nous allons entrer en franchissaiit la 6®.; on pourra juger de la solUcitude de Dieu pour le bonheur des humains , et de l'immense étourderîe de nos siècles savants, qui n'ont pas songé à chercher d'autres sociétés que les quatre lymbes mensongères 2, 5» 4, 5, où nous végétpns encore. L'avènement en 7«. période pouvait déjà s'effectuer dés le siècle des Solon et des Périclés , et même dans l'antique Egypte ; combien de sang et de misères co retard d'études aura coûté au genre humain , notammeat dans te cours de la génération présente.
▲prés tant de nouveautés désastreuses qui ont depuis 30 ans leurré et ensanglanté le monde social, on voit Battre enfin celle-qui va le pacifier et l'enrichir. Il est naturel qu'une génération si cruellement déçue par les jongleurs politiques , soit excessivement défiante ; aussi: ai-je insisté et insisterai-je sur là différence d'un facile essai de l'Association borné à quatre cents villageois , ou d'une épreuve de jongleries savantes qui veulent dés le début révolutionner un empire entier.
Si nos publicistes avaient quelque foi à leurs théories
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de fratërnilé et de UbéraNsme , ils en admettraient Tépreuve conditionnelle et liofiitée à line seule ville : on y verrait bientôt la licence populaire engendrer les discordes et les crimes ; on serait forcé à conclure de cette épreuve, que les doctrines philosophiques sont des tissus d'erreurs , et qu'il faut chercher pour nous conduire au bien , une nouvelle science compatible avec l'eipérience , avec Tépreuve sur un petit territoire.
Si les modernes ont cruellement souffert de l'esprit révolutionnaire , c'est pour n'avoir pas astreint la science à une épreuve locale. Ils ont tant vanté, depuis Descartes, le témoignage de l'expérience , ils ont tant prescrit de la consulter en toute innovation , pourquoi s'obstinent-ils à méconnaître cette règle en politique? Une épreuve de la licence populaire sur une petite province , aurait donné , dés la première année , des résultats qui auraient dessillé les yeux, et garanti du piège les grands empires.
On n'aura pas cette duperie à redouter au sujet de l'Association, dont l'essai peut être limité à un petit noyau de soixante-dix à quatre-vingts femîHes agricoles. On ne prendra cpnfiance à la théorie qu'après la sanction de la pratique ; et après avoir vérifié sur ce faible germe , si l'Association formée en séries unitaires , a réellement la propriété de rendre les travaux attrayants; de tripler le produit réel de l'industrie; de concilier les prétentions y en répartissant à chacun prqportionnément aux trois facultés industrielles , capital , travail et talent ; et surtout en pourvoyant au premier besoin de l'homme social , au besoin d'un travail assuré et d'un mimm/^m d'entretien.
On a cru depuis un siëele«améliorer le sort des peuples avec des théories d'économisme , .qui promettent la -ri-
chesse nalionale; mais quand elles tiendraient parole» qaand elles donneraient réellement une richesse nationale» serait-ce un gage d'avënement au bonheur social? Non, car le bonheur individuel dépend ayant tout de Y attraction industrielle qu il faut introduire dans nos trayaux» et sans laquelle on ne peut garantir au peuple » ni charme dans les fonctions, ni minimum d'entretien. Il abandonnerait (16) l'industrie, dès qu'il serait assuré d'un honnête nécessaire en subsistance et yétement ; la richesse nationale serait dans ce cas un ressort nul pour le bonheur social et individuel ; il resterait encore deux leviers à mettre en jeu, deux problèmes é résoudre :
D'abord celui de créer l'attraction industrielle : sans ce véhicule, un ouvrier est malheureux, il jalouse le riche qui a la faculté de bien vivre sans rien faire.
En second lieu, resterait le problème de la justice distributive ou répartition proportionnelle aux trois facultés, capital, travail et talent. Cette condition ne peut être remplie que dans les périodes 7 , 8 , 9 , qui opèrent par séries unitaires.
En considérant que ces trois leviers tiennent l'un à l'autre, et que leur emploi dépend exclusivement de celui de la série unitaire non inventée par la politique moderne , on conçoit combien eHe était loin de satisfaire à ses promesses de bonheur; car elle ne s'exerce que sur le premier des trois problèmes, sur la richesse nationale ; encore y échoue*t-elle très-honteusement : témoins les légions de mendiants dont elle couvre les pays les plus opulents , entre autres l'Angleterre..
Chacun confesse volontiers les mécomptes et l'insuffisance de nos sciences dites philosophiques, et chacun en conclut & demander un prompt exposé du mécanisme so-* n 5
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cièiaire. Il serait impradent de céder trop tôt & ce tqmi ; il faut préparer les esprits à rinitiation, les coiiTaincre pleinement de l'ignorance de leiu*s guides actuels; eatrer dans le détail de leurs fautes et de leurs négligences. Le mécanisme sociétaire est un ordre si différent de nos procédés de «ukure , qu'il fout , atant de le décrire 9 dis* poser le siècle à rabattre de son orgueil scientifique ; lui foire entrevoir qu'il a manqué ime découverte invoquée et pressentie par ses plus grands génies, les Montesquieu» les Rousseau, les Voltaire, etc. Ces grands hommes étaient plus modestes que l'Age actuel , dirigé par quelques beaux esprits désorientés, qui sèmejpît le découragement et persuadent que toutes les carrières sont épuisées, quand il en reste plusieurs encore vie^es. On voit abonder aiqourd'hui ces foux savants, qui pe veulent ni admettre la possibilité des inventions, ni prorcéder à la recherche de celles qui restent en arrière. II fout démontrer aux modernes qu'ils sout dupes de cet orgueil de la sicience , et que la duperie pèse sur toutes les classes , depuis les bergers jusqu'au]^ monarques de plus en plus compromis par les dogmes anarchiques et la pénurie fiscale.
Ce mal-ètre des souverains et des peuples retombe, sur les sophistes mêmes, qui avec leurs jactances de perfectibilité n'ont réussi qu'à se rendre suspects à tout le monde. Chacun se plaint des promesses trompeuses de leur science , dont les trophées politiques et moraux sont rassemblés dans la table suivante :
INTRODtCTION. 3i
VaMeaa des neaf ilëaulyiiiManeft.
i. Indigence; 5. iNTEVPiaiEs outbées;