PREMIÈRE PARTIE. PIVOT DIRECT
les facultés spirituelles ultra-huraaioes commeDcent au 3®. degré dit Pentatitre, et sont en pleine participation ultra-mondaine au degré X pivotai.
On n'a su tirer ^ sur notre globe, aucun parti de. ces précieux individus, parce qu'on a ridiculisé d'avance les divers sujets sur lesquels ils auraient pu s'exercer, entre autres la théorie d'Association et d'Attraction; il ne leur est resté que la carrière de la physique et des arts , ou celle du sophisme qui a absorbé plusieurs de ces génies participants de l' ultra-mondain : tels étaient Leibnitz et Pythagore, qui ont perdu à cultiver le sophisme au moins la moitié de leur carrière.
En général, ces personnages s'accordent à répéter les plaintes de Maintenon (294) sur le vide aflreux : ils trouvent le monde trop resserré pour eux; leur âme y est réellement entravée; tandis que les monotitres qui forment le très-grand nombre , ne se plaignent pas que le théâtre soit insuffisant pour leur ètwii génie. Un 3®. degré ou pentatitre, comme I.-J. Rousseau, Fox, etc., se trouve déjà déplacé en Civilisation : un 6®. degré, ou heùcadtre, comme Bonaparte ou Frédéric , a besoin de bouleverser le monde : un heptatitre, 7^., fiomn^e Jules-César ou Alcibiade , a la même ambition , mais plus raffinée , plus flexible : enfin le degré X omnititre, le plus rare de l'octave (i), est tout à fait incompatible avec l'état de lymbe, et très-apte à en découvrir d'instinct les issue3.
(i) On trouve un coiiple omnititre sur une masse d^environ 35 mille personnes : mais ce caractère e'choit souvent à te) paysan, tel esclave, chez qui il ne peut pas se développer. Vient ensuite la ^amrne des biamnilitres 9'., triomnititres iO*.^ iétromnititres 11*., jusqu^au 17*. Aegré qui est le plus élevé' que puisse produire notre globe. Le 15*., V hyper omnititre, ne se trouve qu*en proportion d*un couple sur trois cents millions d'individus.
L'ignoranoe où sont restées nos sciences modernes sur cette échelle des caractères , est une des causes qui ont empêché toute découverte sur 'la nalure et Fimmcirtalité de l'âme, ainsi que sur la nature de Dieu. Pour esquiver ie problème, on en fait deux êtres impénétrables; on recommande même à l'esprit humain de ne pas chercher à comprendre Dieu. Quant à Kàme , ce qu'on en explique n'aboutit , comme le dit Voltaire , qu'à épaissir les iè-* nèbres. Faut^il s'étonner, d'après cetle tloubie cataracte sur ce qui iouche à Dieu et à l'âme, qu'on n'ait rien découvert sur l'immortalité?
Final. — >Rien de feit p^ir le bonheur, tant ^que nous n'avons pas , sur l'immortalité de l'âme , des garanties convaincantes et mathématiquement établies; des certitudes si fortes, qu'elles ne laissent aucun accès au doute.
Cette grande question exigera une étude rôgulière de Dieu, de l'Homme et de l'Univers considérés > dans leurs rapports d'unité. On n'a vu éclore sur ces trois «sujets , que des sophismes; il est h propos d'en rappeler deux des plus saillants, pour expliquer l'insuceès de nos études relativement à l'isHnoptaifté , et prouver que la métaphysique s'engageait de plus en plus dans le labj^rinthe.
Sur Dieu. Les uns nous disent que notre âme est créée à l'image de Dieu (317) , et qUe Dieu est incompréhensible; d'où il suit, 1^. qu'il ne faut pas essayer d'analyser notre âme, si nous ne pouvoin^ pa£( compir^ndre Dieu doot die est l'image. *2<*. ftue^i nous prétendons réussir -dans Tanalyse de l'âme humaine , rieu n'empêche de s'élever à Tanalyse de celle de Dieu, dont la n(Hre^ dit-on, est