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Pôle 90 18
Cette table est intitulée complimentaire , parce qu^u lieu de mentionner un bénéfice de 50 degrés li obtenir de la culture inteV grale composée, selon le petit tableau (91), elle déduit pour raffinage eimple local déjk effectué en Europe^ en Chine et en. Indostan , 19 degrés , et ne porte en compte que les 18 qui resfenf a obtenir des trois autres yoies.
Le bénéfice ne sera pas stricteiQ|înt de l^*". sur chaqii/9 latitu4e; mais nous le supposons tel en écbelle générale, sauf les exceptions pour entraves locales, telles que chaînes élevées, plateaux, sables, marécages et autres causes de modifications accidentelles qui n'entrent pas en compte général. J'en parlerai (lOl) k Farticle Péterêbour^ et le Caire.
La principale de ces modificalioms est relative ^ lliëmisphère austral, où le radoucissement ne sera pas aussi fort; la masse des terres y étant réduite il peu de chose, n'influera (|ue l^rement sur les frimas du pôle antarctique. Mais la restauration complète des températures boréales agira sur les australes assez puissamment, pour prévenir les ouragans et intempéries qui gênent la navigation aux trpis pointes des continents austraux.
Si le raffinage composé intégral n'était pas mi-parti de chaleur et de fraîcheur, il deviendrait un fléau.: Taccroissement de 18 degrés en chaleur joint aux iS déjà gagnés dans TOecident d'Europe ^ incommoderait plus de régions qu'il n'en enrichirait. Londres, qui est par 51*. 1/9 , acquerrait la température de Gibraltar et Âlep y ce qui serait peut-être aussi fâcheux qu'avantageux pour cette capitale.
Les la degrés obtenus jusqu'à présent en Occident par raffinasse simple local , n'ont donné qu'accroissement de chaleur et non de fraîcheur : mais du moment oh le raffinage deviendra composé y par efiet àes cultures sociétaires, il donnera le bénéfice climatérique en ordre compoei, en chaleur et fraîcheur à la fois; c^est pourquoi , dans la table qui précède , je Testime en compensations contrastées et graduées.
Je l'établis sur les modifications de froid et de chaud , et nen pas sur le seul accroissement de chaleur, qui deviendrait très-onéreux si on ne gagnait pas proportionnément en fraîcheur.
On suppose dans cette table qiie le globe entier jouisse déjà des 12 degrés d'adoucissement dont jouissent l'Europe, l'Indostan et la Chine méridionale.
Elle représente les doses que gagnera chaque latitude : la fusion de ces doses donnera partout, quoique inégalement, Texemption des deux excès de chaleur et de firoidure, et l'aptitude à comporter une foule d'animaux et végétaux qui périclitent par les deitt excès à corriger*
Ces mots, escis de chaleur à corriger, ne signifient pas toujours chaleur à diminuer en degré : ce n'est que la durée , .t)u les tramitions subites (1894), et non pas le degré qu'il faut réduire* Les chaleurs de Fiance ne sont point trop fortes en été pour nos végëianx; elles ne les incommodent que par excès de durée.
par des sécheresses comme celle de 1818. Quant au deg;rë, nul travail humain ne pourra le diminuer.
La culture générale extirpera seulement les yents suffocants et meurtriers d*Ârabie et Lybie ; ce sont des monstruosités : mais la chaleur forte et franche n*a rien de pernicieux et ne peut pas être empêchée.
Si parfois notre climat éprouve un ou deux jours les chaleurs du Sénégal, les végétaux y gagnent en qualité; ils ne souffrent que du manque de la diversion qu^opéreraient les zéphyrs et les pluies périodiques , dans Tétat de culture intégrale composée.
Ainsi le correctif -doit porter, quant aux froids, sur Vintennid et Vintempestivité , et quant aux chaleurs, sur la durée et la diversion.
Pour exercer le lecteur sur Temploi de la table donnée (9S) faisons-en. quelques applications, en. commençant par le centre.
La latitude Àti"". est celle de Lyon et Bordeaux , villes nn peu. fatiguées par des brouillards que dissipera la culture intégrale composée. Lyon est le vrai type d'un climat fait (87) en latitude 45*. ; ce climat est faussé en Lombardie , pays garanti par la chaîne des Aipes et échauffé par les. vents de Lybie, dont l'Adriatique n*intercepte pas le cours.
Lyon jouissant déj^ du radoucissement de 12 degrés que procure le raffinage eimple lecal^ obtiendra donc sans plus, le bénéfice de 18 degrés selon la table; et comme il est situé en latitude moyenne , environ 45*., il acquerra par égale portion en chaleur et en fraîcheur; c'est -^ -dire :
£n réduction des froids outrés et intempestifs ,
En diversion aux chaleurs suffocantes et prolongées.
Une froidure du 45*., tempérée par 9^. de chaleur, lui donnera Jx's végétaux du 56*., sans Tassojettir aux violentes chaleurs d*Andalousie.
Une chaleur du 45®., tempérée par 9^. de fraîcheur, lui donnera les végétaux du 54*., sans l'affliger des frimas de Dantzig.
Lyon pourra donc naturaliser k la fois sur son territoire les animaux et végétaux de l'Andalousie et du Holstein. Ceux du W. de latitude , Toranger, le cotonnier, qui craignent un froid de 12^. Réaumur, assez fréquent k Lyon, s'y plairont quand cette
ville n'aura que les petites gelëes de Cadix et d*Alep ; et ceux du 54*. s'y acclimateront de même, quand ils nVprouveront que des chaleurs tempérées par de fréquentes diversions.
L'échelle donnée sur les bénéGces de climature , suppose fusion des deux principes d'amélioration ; o'est-^-dire que Pétersbourg placé ^ 60 degrés , gagnera en système général , 12/90 sur le principe de chaleur, dont les excès seront prévenus par 6^0 du principe de fraîcheur. Le Caire, placé k 50 degrés , gagnera en proportion contrastée sur le principe de fraîcheur. Lyon gagnera en intervention moyenne des deux principes.
Telserait le compte , en système général; mais Pétersbourg et le Caire y dérogent et doivent bénéficier davantage , Tun en chaleur, Tautre en -fraîcheur. Le raffinage simple local n'y est point encore établi ; Pétersbourg est vicié par le voisinage des terres incultes et des marais; le Caire est vicié' par le voisinage des sables et des venis brûlants. Ces deux villes doivent donc gagner beaucoup plus que le tarif de Téchelle , qin n'est fart que pour les régions parvenues , comme TOccident d'Europe , au raffinage simple iocal. Celles qui ne sont parvenues qu'à moitié ou quart doivent ajouter 6 ou 9 degrés a leur lot de bénéfice climatérique fatui^
Ainsi sur l'inspection de la'table , chaque latitude peut déterminer la température dont elle sera pourvue , et les cultures dont elle sera susceptible , par suite du raffinage atmosphérique , et de la culture intégrale composée.
Je ne m'arrête pas à traiter des différences accidentelles causées par les marécages, les hautes chaînes, etc. ; le sujet nous entraînerait trop loin. La plupart de ces vices que je nomme accidentels , comme les brouillards de Londres et de Lyon , disparaîtront entièrementv le bénéfice de iO 1/4 en chaleur, suffira à dissiper pleinement' ceux de Londres , et en grande partie ceux d'Amsterdam, plus tenaces, vu la submersion relative des terres d'Hollande qui sont'au-dessous des mers .
Abrégeons sur le raffinage climatérique.
Les détails contenus dans cette note peuvent être considérés comme un canevas sur lequel il faudra disserter plus amplement > . mais dans les volumes suivants, celui-ci devant traiter prcalsb--
iQ2 mTROftUCTion.
blement de rAssocîation : le peu qui a été dit sur la restauration des climauires doit suffire ii dissiper de grandes erreurs commises relativement aux raffinages d^atmosphère, qu*on ne sait pas distinguer en simple et en composé , parce que la civilisation est réduite à opérer en simple (95). £Ue perfectionne d'abord la température par ses progrès agricoles, et travaille bientôt après )i la détériorer par les abattis de forêts , déchaussements de pente et tarissements de sources. On voit déj^ la température en France décliner a vue d'œil et revenir progressivement au di^ré de frimas dont elle s'était affrancbie.
Ainsi le raffinage simple, après quelques lueurs de perfectionnement, en vienty comme le guêpier, à se détruire par lui-même; tout ce qui est ordre simple étant opposé k la nature et k la destinée de rhomme.
Dissertons donc sur le raffinage composé et ses effets.
Les modernes, absorbés dans leurs visions de perfectibilité, n'ont jamais eu la moindre idée de perfection composée : aucun de leurs physiciens ne s'est aperçu qu'il faudrait, pour améliorer les climatures , gagner en fraîcheur comme en chaleur; que nos étés sont des supplices aussi bien que nos hivers, et que l'un et l'autre excès est contrMre aux végétaux comme aux hommes.
Ce serait peu de cet inconvénient , s'il n'en résultait un plus grand dommage , qui est la restriction des produits animaux et végétaux.
Le renne qui ne vit pas au-dessous de Tornea (66^. ), devrait^ selon la table précédente, vivre commodément \ 60^.> à Pétersbourg ; et le cheval qui n'habite pas au-delà de ^^., devrait vivre aisément a 76^., selon 1» tabledes degrés de chaleur à obtenir par la restauration intégrale composée.
Même lésion au sigctdes végétaux. Nous avons, dans les hivers de France , plus de froid qu'il n'en faut pour comporter le sapin dans nos jardins ; et cet arbre ne peut pas y réussir pendant Fêté, à moins d'arrosages et abritements coûteux. D'autre part , l'oranger qui devrait crcHtre en pleine terre à Londres et Francfort , ne peut déjà plus se maintenir à Toulon et Gênes.
En vain répliquerait- on que le commerce compense tout, et qu'il envoie dans un pays ce qui afflue dans un autre : c'est esquiver
INTROMCTION. 10$
le dëbac : il s'agit ici da biefi-étre de TbinBiiie, de âes animaux et T^S^taux , et non pas du bien-être des marcbands ; et il est évident ^uesi les dimats étaient moins exposés aux exc^ de èbalenr et de froidure, leur industrie acquerrait d'immenses développements; et la condition de Thomme serait doublement améliorée , par le surerok de produit et par l'adoucissement des ciimatures, non moins rudes en été qu'en hiver ; témoin l'été de 1818 : 75 jours de ckaleur continue sans une goutte de ploie ! VoiDi les étés de Téqoatear transportés au 45' degré; un autre biver nous amènera les Êrjimas de Sibérie. Entre*temps» les sophistes chantent là perfeeti • bilitéy quand il est clair que la détérioration des ciimatures va de niveau avec la dépravation des sociétés , et qu'il devient souvent diffioîie d'obtenir une bonne récolte , an Keu de trois que donneraient annuellement la culture intégrale du globe , et le raffinement surcomposé qui en serait la suite.
Tous les bons esprits ont déploré la fâcheuse propriété qu'a la civilisation, de se perdre par Pexcès de ses cultures, par le ravage des forêts , par le défiut d'entente et d^unité ilans les dispositions agricoles. Nos régions les plus vantées tombent complètement dans ce vice ; témoin l'Angleterre, qui figure au premier rang ; et pourtant, sur les lieux mêmes ou elle brille par des travaux d'Hercule, tels que le canal Calédonien, on voit régner le vice destructeur des ciimatures, la dévastation des forêts ; il n'y a pas un arbre sur les montagnes d'Ecosse , qui devraient être couvertes de sapins et bouleaux.
On n'a jamais spéculé régulièrement sur le moyen de restaura^ tion climatériqne intégrale. Si pourtant Dieu nous destine à l'industrie, comme on n'en saurait douter, il a dû nous fournir les moyens d'opérer en plein ce raffinement de l'atmosphère , dont l'entreprise suppose deux conditions , savoir : Xa culture générale Et la culture méthodique.
Nos méthodes sociales sont impuissantes poiir atteindre ces deux buts; la société civilisée ne peut ,
Ni opérer la culture générale du globe , car elle n'a aucune influence sur les barbares et sauvages qui occupent les neuf dixième» des terres ;
104 INTBODUCTIOR.
Ni cultiver méthodiquement et sagement; car il est avéré que; dans k» cootrées les plus vantées , la température se dégrade par le ravage des forets; témoin le midi de la France et même la France entière , dont le climat, depuis un demi-siècle , n'est plus reconnaissable.
Or, si Dieu admet dans son plan ce raffinement général de Tatmospkère, sans lequel nos cultures sont infructueuses et contrariées en tout sens , il a du aviser à l'invention d'un mécanisme social autre que la civilisation , qui ne peut conduire au raffinement atmosphérique , puisqu'elle ne remplit pas les deux conditions d'où il dépend.
Et comme ce raffinement ne peut s'effectuer que par une culture universelle , Dieu a du composer un mécanisme social , apte a établir la culture universelle réservée k la société harmonique.
Atyourd'hui que la découverte est faite et publiée, l'Angleterre qui est la puissance la plus intéressée k en prendre l'initiative, pourra £iire le raisonnement suivant :
L'épreuve de l'A^ociation domestique sur un hameau de 70 k 80 £imilles, loin d'exposer à aucun risque , promet arithmétique ment un grand bénéfice pécuniaire.
Dans le cas ou la possibilité •d'Association serait une erreur, il résulterait àéjk de cette épreuve uue foule d'économies incontestables et très-applicables aux fonctions domestiques , rurales et manufacturières; notamment k Temploi du combustible, dont l'ordre sociétaire consomme à peine le quart de ce qu'en exige Tordre civilisé.
D'autre part , si la théorie est juste, l'Angleterre se trouve dégagée de ses 24 milliards de dettes, dont 30 en budget fiscal, S en communal , et 2 en consciencieux ; dettes dont l'intérêt serait transporté an compte du congrès sphérique, k dater du jour même 011 l'Angleterre aurait résolu l'entreprise, et dont le capital serait remboursé en Tan 1850 ; ce qui sera démontré.
Si TAngleterre veut peser ces considérations , peut-elle hésiter, et ne doit-elle pas au contraire se mettre en mesure d'agir, tandis > que les continentaux perdront le temps a parler P
J'ai démontré que la passe de Baffin deviendrait'inutile comme celle du cap Gevero-Yostochnoi , sans le radoucissement des cli-'
matares polaires ; et qti^au moyen du raffinage composé intégral, la croûte glaciale fondue en plein chaque été, sera réduite en hiver au quart de sa surface actuelle et au huitième de son influence ; elle ' perdra au moins 6 degrés, soit de 79^. à 85^., et n*aura plus qu'un 'diamètre d'environ 250 lieues à partir du centre 90^. au centre Stt^. ; le volume sera le quart du volume actuel 90^. ^ 79^., et son influence réfrigérantediminuera non pas des 5/4 j mais des 7/8. Cette barre sera d'autant moins gênante , que divers îlots, aujourd^ui encroûtés, se démasqueront et contiendront les glaçons.
Ces aperçus méritent l'attention des ^deux puissances, Angleterre et Russie, qui se partagent les côtes glaciales arctiques; elles doivent être convaincues que ce dégagement inappréciable pour «lies , ne peut naître- que de la culture générale ; et que cette exploitation intégrale du globe dépendait de l'invention d'une société autre que la civilisation , puisqu'il est constaté par une expérience de trente siècles , que le Sauvage ne saurait adhérer \ la culture tant qu'on la lui présentera en mode civilisé ou mode incohérent et morcelé:
Ajoutons qu'en thèse de rafiînage climatérique , il est ridicuîe de spéculer sur l'industrie civilisée et barbare ; elle n'est qu'un leurre de quelques siècles ; elle brille nn instant et semble améliorer les ciimatures; mais bientôt elle ramène son atmosphère k une inclémence pire que la rudesse primitive. Il est bien aisé de façonner UB pays brut , parles défrichements partiels et abattis de forets V .mai» il est bien difficile de restaurer un pays ravagé par la civilisation, et démeublé de forêts et de sources, comme est aujourd'hui la Perse, autrefois si féconde; comme sont déjà la Pravence> le Languedoc-, la GastiHe, et comme seraient, sous deux siècles, toutes les régions aujourd'hui si fières d'une lueur de bien-être climatérique, dont on voit arriver 'k grands pas la décadence, même en Russie , pays neuf, oii on se plaint déjk du tarissement.
G^est un sujet sur lequel il faudra insister plus d^une fois et qui le liait naturellement ii la «foestien des passes du Nord. On serait frustré de ces deux passes nautiques , sans la fusion artificielle des glaces. Rassemblons les trois indices qui nous font augurer et bienfait,
106 IMTEOOUGTlOir.
i**. L^ancienne température du Pôle-Nord , donc la chaleur dans les âges primitifis ( Eden) est attestée par Tabondance d^ivoire fossile, qui constate* que les éléphants ont été indigènes \ la nouvelle Z&nble et en Sibérie.
S*. Les effets de culture universelle , dont on a refusé ou omis de calculer Tinfluence atmosphérique , facile k évaluer par induction tirée des régions de pleine culture.
5®. La sagesse distributive du Créateur^ qui n^auraitpas entouré ce pôle d*un cercle de belles côtes et de bouehes de grands fleuves, s'il n*eût destiné ce local k être un foyer de rdations industrielles.
C'est donc soupçonner d'absurdité les dispositions de la sagesse divine , que de douter qu'elle nous ait réservé des moyens de fusion des glaces polaires. On verra plus loin , qu'il est pour cette fusion un autre moyen bien plus expéditif ; mais je ne veux disserter que sur un levier connu , qui est Tinfluence avérée de Tagriculture sur le raffinage de Tatmosphcre; témoins les parallèles donnés (89).
Ne suffit-il pas de cet indice péremptoire pour confondre les champions d'impossibilité , prouver que nous sommes en arrière de découvertes , et que sur tous les problèmes d'amélioration matérielle ou sociale , ce n'est pas la sagesse divine qu'on doit soupçonner d'être en dé£iut ; c'est la raison humaine qu'on doit suspecter d'impéritie k découvrir les voies que Dieu nous a préparées pour atteindre k l'unité sociale, k tant de biens qui en seront le fruits et dont aucun ne peut se réaliser hors de l'état sociétaire.
Le tort des modernes est de vouloir c^tenir pièce k pièce tous ces Uens , qu'on doit introduire collectivement et simultanément par l'Association» Dans le nombre de ses bien&its futurs, se trouve k dégagement des glaces polaires et la garantie des passes du Nord.
J'ai du en donner séparément ce petit traité , qui a le défaut de k concision. Un sujet si important exigeait de plus amples dévekppements.
U est d'ailleurs un moyen plus expéditif d'obtenir ces deux passes , de les d^ager en plein sous six ans , par fusion absolue et dégagement permanent des glaces , et de rendre k zone glaciale aussi praticable pendant les douze mois, que la Méditerranée.
INTRODUCtlOl^. 107
Mais je me suis restreint dans cette note k ne parler que d^un seul levier, de la culture intégrale. Quand il en sera temps, je ferai connaître une voie plus prompte, et qui d'une année k l'autre dégagera complètement les deux pôles. Mais Topération ne pourra avoir lien que la cinquième année , à dater de IVpreuye de TAssociation. On pourra donc , si Ton veut , voir les pôles complètement dégagés en 1828.
Laissante part ce moyen , j^ai du ne traiter ici que de celui qui est intelligible ; c'est la culture intégrale : si on eût raisonné sur cette hypothèse qui implique la condition de civilisation universelle , on en serait venu d'emblée à suspecter cette société qui ne peut pas s'étendre aux Barbares et Sauvages ; on aurait posé en principe , qu'il fiiut inventer un nouvel ordre social pour opérer la culture intégrale simple; ce problème une fois mis au concours, aurait amené la découverte du régime sociétaire, qui en élevant la culture au degré intégral composé, opérerait le dégagement du Pôle Boréal ; effet qu'on ne peut pas obtenir sans sortir de la Civilisation.
nN DE LA NOTE A ET DE LlNTRODUCTION.